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Save me from the dark |Ft. IKEDA Hiro
 :: Tokyo – Zone sécurisé :: Ueno – 上野 :: Hôpital

Devil’s slave
Nishimura Koichi
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Date d'inscription : 25/05/2018
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Mar 5 Juin - 10:26

Save me from the darkIKEDA Hiro & NISHIMURA Koichi

Recroqueviller dans un coin sombre de la salle, le jeune garçon restait immobile, sans doute pensif à sa situation. Les genoux contre son torse, ces derniers entourés de ses bras, Koichi fixait un point invisible dans la salle attendant simplement que la porte de sa prison s’ouvre sur quelqu’un qui vienne l’arracher de sa condition. Il avait trop pleuré pour continuer, trop hurler pendant la nuit, il était à bout de forces pour poursuivre ses efforts. Cela ne servait à rien de toute manière, il resterait simplement là, à regarder le vide et les ténèbres qui l’entourent. Un flash dans son esprit lui montra l’image d’une forêt, plusieurs autres visions de son imagination lui firent face montrant cette chose qui courait à travers les arbres. Une chose qui le possédait, son propriétaire n’était pas tendre avec lui surtout lorsqu’il s’agissait de lui rappeler qu’il n’était qu’un esclave … Mais les flashs se firent plus nombreux, plus intenses, lui collant un mal de crâne atroce. Il amena ses mains contre sa tête pour la serrer de toutes ses forces en espérant que cela cesse … Cela n’avait plus été aussi insistant depuis la fois où il l’avait vu … Un son strident lui fit fermer les yeux et Koichi se replia encore plus sur lui-même sentant tous les membres de son corps se tendre jusqu’à se crisper … Il fut épris de sanglot de panique tandis qu’il frappait le côté de sa tête implorant qu’on le laisse tranquille. Aussi vite que c’était venu, tout disparut la seconde suivante lorsqu’il entendit le cliquetis du verrou de sa porte. Relevant précipitamment la tête il croisa le regard d’un des gardiens. Une autre visite médicale ? Le psychologue peut-être ? Ou pire les électrochocs …

L’homme à la porte lui fit signe de sortir et à en voir son impatience il valait mieux que Koichi s’exécute sous peine de se prendre un coup de matraque derrière la tête … Le blond se remit donc sur ses jambes et avança jusqu’au couloir présentant des dizaines et des dizaines de portes métalliques comme la sienne. Chacune était ouverte et les autres patients étaient en file indienne pour rejoindre l’escalier remontant à la surface. Le patient eut du mal à se réhabituer à la lumière du jour et mit sa main devint lui pour se protéger des rayons du soleil qui traversait les fenêtres. Où les emmenaient-ils comme ça ? Le blond regarda alors autour de lui pour voir que les infirmières courraient en tous sens et que les médecins verrouillaient les portes des chambres. C’est là que le garçon comprit qu’il y avait quelque chose de bizarre qui se passait … Au détour du couloir, Koichi s’aperçut alors qu’une foule de patient tentait de se frayer un chemin vers une seule et unique chambre. En s’approchant Koichi vit que des hommes en habits militaires retournaient littéralement cette chambre qui semblait appartenir à une des infirmières. Cette dernière se tenait debout près de son lit, regardant le massacre, impuissante. Les objets jonchaient le sol et le blond n’arrivait pas à remettre les morceaux du puzzle dans l’ordre … Qu’était-il en train de se passer ?

Mais Koichi n’eut pas le temps de regarder plus longtemps ce qui se passait qu’il fut bousculé comme tous les autres patients par un des policiers présent. Maintenant qu’il le remarquait, les couloirs étaient parsemés d’agent de l’état et de gardiens de la paix. Cela avait forcément à voir avec les sorcières pour mobiliser autant de personnes sur les lieux … "Retournez dans vos chambres immédiatement !" Leur ordonna un des policiers accompagné des gardiens de l’asile. Le blond parvint à s’enfuir dans la direction opposée tandis que d’autres patients se faisaient ramener dans leur chambre sans la moindre douceur. Le blond courus dans les couloirs de l’asile, témoin de tout le remue-ménage qui se déroulait autour de lui. Il finit par s’arrêter lorsqu’il trouva une des infirmières qui s’occupait de lui, être interrogée par un homme vêtu d’un long manteau, semblable à celui des inspecteurs. L’incompréhension face à la situation était lisible sur son visage, ses yeux cherchèrent une personne seule, peut-être un patient ou un médecin qui pourrait lui dire ce qui était en train de se produire ? C’est comme si le ciel l’avait entendu car en scrutant les couloirs maintenant remplis de monde et de mouvement, ses yeux se posèrent sur un homme en tenue militaire, dos à lui. L’homme avait l’air de garder l’accès du couloir et de surveiller ce qui était en train de se passer pour éviter les incidents … Incertain, Koichi s’approcha de lui et tapota doucement son épaule pour ne pas qu’il n’ait de réactions excessive.

« Que se passe-t-il monsieur l’agent ? » Demanda alors Koichi qui croisa le regard du militaire pour la première fois et put détailler son visage et lire ainsi dans ses traits tout ce qu’il avait dû endurer pour en arriver là. « Une attaque terroriste ? » Le blond disait cela avec calme mais au fond de lui il était effrayé par tout ce qu’il voyait aux informations relatant les attaques en occidents. Voyant que l’autre homme ne consentait pas à lui répondre immédiatement, Koichi attrapa son bras entre ses mains puis le regarda dans les yeux. « Pardon d’insister mais je voudrai savoir ce qui va nous arriver ? » Ce n’était pas dans l’habitude du blond d’insister de la sorte, mais cela paraissait bien trop important pour qu’il reste dans l’ignorance …

Police detective
Ikeda Hiro
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Sam 21 Juil - 21:11
Save me from the dark
Ft. Nishimura Koichi


Aujourd'hui une urgence a été déclaré à Tokyo. Une attaque de sorcière a été signalée à l’hôpital dans le quartier de Ueno. Hiro n'avait pas été dans les premiers militaires dépêchés sur les lieux. En réalité les premier sur les lieux furent les policiers affectés à ce quartier qui ont eux même appelé des renforts militaires déclarant une attaque de sorcière. Ils avaient bouclé l’hôpital empêchant tout entrée ou sortie et pour faire bonne mesure les membres scientifiques enquêtant sur le cas des sorcières avaient posé autour du bâtiment ce qu'ils appellent des brouilleurs de magie. Des foutaises selon Hiro, ces créatures sont trop évolués pour se laisser ainsi avoir. Si ces choses veulent sortir elles le feront par tous les moyens. Elle doit déjà être loin... Mais s'ils veulent s'entêter soit. Le maintient des positions avait été tenu par les militaires qui avaient pour ordre d'intervenir en cas de nouvelle activité dangereuse et de ne laisser passer personne. Hiro avait été envoyé à l’hôpital pour relever ses confrères et consœurs qui n'avaient pas l'expérience nécessaire pour ce genre de mission de la plus haute importance mais qui avaient été mobilisé pour être présent le plus rapidement possible. Hiro avait été affecté à cette mission car depuis la découverte des sorcières il avait été jugé comme un homme avec de l'expérience sur les affaires liées de près ou de loin avec les sorcières... À son plus grand désespoir d'ailleurs.

Mais les ordres sont les ordres et il voyait l'occasion de se venger de ces ensorceleuses. Hiro avait donc fait le voyage sans ses amis de sa brigade qui eux n'avaient aucune expérience pour ce genre de cas, il se retrouvait donc entouré d'autres hommes qui comme lui avaient eut la chance ou le grand malheur de croiser la route de ces êtres malfaisants. Le militaire suivit la brigade spéciale rassemblant les hommes avec le plus d'expérience sur ce domaine. Ils arrivèrent rapidement sur les lieux et le jeune homme fut surprit de voir la panique qui restait sur les lieux. En effet même quelques heures après l'attaque tout le monde était toujours aussi paniqué. Les militaires furent dépêchés sur les lieux et dès que l'ordre fut donner tous coururent en direction de leur poste armes à la main. Hiro se dit que ça ne ferait qu'effrayer plus les civils qui couraient en tous sens. Le militaire se prit d'ailleurs de plein fouet une jeune femme qui voulait s'enfuir à vive allure. Hiro l’attrapa fermement par les épaules et la regarda d'un air rassurant. Sa poigne et son air doux rassura l'infirmière qui bégayait tout de même encore. « Calmez vous madame on est là tout ira bien que se passe-t-il ? » La jeune femme bégaya quelques mots qui firent comprendre au militaire la situation. Agacé de ne rien trouver et comme le temps pressé certains membres des forces de l'ordre étaient passé aux menaces pour faire avouer l'inadmissible.

Hiro poussa un soupire exaspérer et indiqua à la femme une zone « safe » pour interroger plus calmement les potentiels suspects. Bien sûr il restait des traces de l'attaque puisque des corps étaient sortis des décombres et envoyé à l'extérieur pour analyse. Le moindre indice peut être décisif. Les lieux parlaient d'eux même. Mais ce n'était pas son rôle d'enquêter mais de sécuriser la zone. Il surpris deux enquêteurs discutant ensemble. L'un d'eux soutenait qu'il était inutile de fouiller aussi brutalement les lieux que tous le personnel et les patients continuaient de vivre un enfer avec ce remue ménage. L'autre soutint qu'ils n'avaient pas le temps de faire dans le sentimentalisme une sorcière était dans ce bâtiment et hors de question de perdre cette chance. Autant dire qu'il les prenait tous pour des sorcières sans voir les innocents. Hiro ne pu s'empêcher d'intervenir. « Elle est sûrement déjà loin. » Les deux inspecteurs eurent des mines incertaines et des points d’interrogations dans les yeux. « Votre sorcière, elle a dû déjà filer. C'est comme de la fumée noire ces choses là. » L'inspecteur foncedansletas demanda alors avec de la moquerie dans la voix ce qu'en savait le militaire.

« J'en sait que j'ai déjà eut à faire à ces saloperies et je ferais tout pour oublier ça et effacer ce passage de ma vie. Elles ont tout pouvoir sur nous et pas l'inverse, contrairement à ce que prétendent les hauts placés pour rassurer tout le monde. » L'inspecteur le regarda désormais avec méprit et lui demanda alors ce qu'il proposait comme solution puisqu'il était si connaisseur. « Mais vous n'avez qu'à faire comme d'habitude inspecteur. Accuser n'importe qui pour donner l'illusion que vous avez bien fait votre travail et priez pour que ça passe. » Dit Hiro en reculant avant de se retourner pour partir à son poste. Comme s'il allait aider cette incapable. Ce n'était pas son travail et si aucune sorcière n'était trouvée c'est sans doute lui le premier à perdre son poste. Quel idiot, que faire si une sorcière est dans la nature ? Admettre qu'ils sont pour l'instant impuissant face à ces ensorceleuse et redoubler d'effort pour combler l'écart et enfin obtenir les armes nécessaire pour les combattre réellement. L'humanité doit franchir ce nouvel obstacle, comme il l'a fait pour les autres. À part rassembler le maximum d'indice et tenter de retrouver sa trace ils ne peuvent rien faire. Mais qu'il ne se berce pas d'illusion. Si une sorcière était bien présente elle devait déjà être loin.

Hiro se mit à son poste et observa les autres force de l'ordre tenter d'évacué un maximum de gens vers des salles d'analyses pour se faire interroger. Ceux déjà interrogés refusaient de retourner dans leur chambre. En même temps qui se sentirait en sécurité après tout cela ? Hiro observait se massacre et tentait de rassurer un maximum les personnes trop agitées qui passaient près de lui. À chaque mission qu'il avait faite s'il ne passait pas pour le héros, Hiro était tout de même très doué pour rassurer les gens et ainsi permettre que les opérations se passent parfois sans trop de casse. Le militaire voyait très mal ce carnage mais ne pouvait rien n'y faire. Il avait pour ordre de sécuriser cet accès. Il demanda doucement à une personne recroquevillée dans le couloir qu'il surveillait de partir dans sa chambre. La personne tétanisée ne bougea pas. Le militaire réfléchit regardant ailleurs avant de remettre les yeux sur la personne et de lui donnait des paroles rassurantes. Le militaire alla à la machine d'eau la plus proche et ramena un verre d'eau. La personne bu avec agitation et Hiro en profita pour l'inciter à se calmer.

Il réussi à la faire acquiescer à ses propos et l'accompagna en la tenant par les épaules. Il laissa la personne s'éloignait doucement vers la salle des interrogatoires en espérant qu'elle sera vu comme un témoin et non comme un coupable... Il ne pouvait pas faire mieux. Hiro fixa le bout du couloir quand il sentit une main timide lui tapoter l'épaule. Le militaire se tourna d'un mouvement vif. Il n'avait pas entendu arriver ce jeune homme à la chevelure blonde et à la coiffure extravagante. Il avait un visage de porcelaine et de petites joues ronde lui donnant un air adorable d'enfant. Ses grandes lèvres rouge laissa pensait au militaire qu'il s'agissait d'un jeune homme bavard mais plutôt touchant. Le genre de ces moulins à paroles attachants. Ses grands yeux maquillés de noir accentuaient son air enfantin, mais ce maquillage noir et la lueur de souffrance et de peur brillant dans son regard laisser présager qu'il avait vécu pas mal de choses douloureuses. Peut-être l'attaque l'a t-il choqué et il en garde les séquelles. On dit que « l'habit ne fait pas le moine. » ou encore que « les apparences sont trompeuses. » Mais Hiro a apprit à s'y fier car « la première impression est souvent la bonne » et la plus importante de toute. Elle dépeint un personnage qu'on apprend à connaître si on le souhaite, qu'elle nous convient et après on sait ce qu'il en est vraiment.

Mais c'est pourquoi en service le militaire détaille les gens qu'il rencontre pour  les cernés le plus rapidement possible et anticiper toutes situations. Le jeune homme demanda ce qu'il se passait en appelant le militaire « monsieur l'agent ». Cela prit de cours Hiro qui mit un temps à répondre mais c'était mignon. Comment dépeindre l'horreur à un innocent pareil. Ce serait semblable à candide découvrant l'horreur du monde. Un roman dans la réalité et Hiro ne voulait pas être à la place des personnages qui dépeignent la réalité affreuse crevant ainsi la bulle de paix de candide. Le jeune homme n'était peut-être pas si candide que ça mais il donnait envie qu'on le protège. De plus s'il n'avait pas encore était interrogé il devait y aller et s'il l'avait déjà été il devait regagné... D'ailleurs où devait-il aller ? Un coup d’œil à son poignet laissa deviné au militaire qu'il s'agissait d'un patient atteint de maladie mental. À cet instant le militaire se sentit idiot et pour coup c'est lui qui se retrouvait à la place de Candide.

Mais en tous cas c'est une honte que les enquêteurs n'aient pas fait des groupes pour mieux organiser les déplacement du personnel et des patients... Le blond poursuivit en lui demandant s'il s'agissait d'une attaque terroriste. Le militaire eut un soupire de tristesse et répondit avec calme.  « Non ce n'est pas cela. Si tu n'as pas été interrogé continu tout droit s'il te plaît, il doit y avoir le moins de gens sans surveillance possible. » Lui confia le militaire qui tentait d'être le moins inquiétant possible. Mais contre toute attente le jeune homme s'accrocha à son bras le surprenant un peu. Il l'observa de ses grand yeux insistant lui demandant ce qui aller leur arriver. Son rôle est aussi de rassurer les civils et il ne pouvait pas passer à côté de son devoir. Sa main se posa sur l'épaule du patient et il le regarda dans les yeux. « Il ne va rien vous arriver désormais. J'y veillerai personnellement et tous les hommes que tu vois là aussi y veillent. Tu n'as qu'à te diriger doucement vers la salle au fond du couloir à droite. Là tu trouveras plusieurs personnes qui attendent que des policiers ne leur demande ce qu'ils ont vu et où ils étaient il y a quelques heures en arrièrent puis tu pourras retourner dans ton lit pour dormir un peu. » Tenta de le rassurer le militaire qui détestait de plus en plus les sorcières.

En y réfléchissant les policiers ne remontait pas non plus dans son estime. Interrogé des patients avec des troubles mentaux, les laisser déambuler dans les couloirs sans accompagnateur frôle la folie... Quelle ironie... Hiro ferait tout de même de son mieux. « ça va aller d'accord il faut que tu reste avec des gens un maximum. Tout ira bien d'accord ? » Tenta le militaire de sa voix la plus douce pour rassurer le jeune homme. En tout cas il espérait y arriver au mieux...
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Nishimura Koichi
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Avatar : Aki [Arlequin]
Ven 3 Aoû - 17:15

Save me from the darkIKEDA Hiro & NISHIMURA Koichi

Comment décrire l’horreur qui se déroulait autour de lui, comme un de ces spectacles macabres sans doute. Un théâtre des horreurs dans lequel le blond se trouvait être un des acteurs. Les victimes étaient encore méconnus dans ces attaques mais s’il s’agissait de terroristes la menace pourrait plus facilement être neutralisée … Malheureusement avec tout ce qu’avait vécus le patient il savait que cela n’avait rien d’ordinaire et qu’on parlait bien là de menace magique … C’était devenus les nouvelles cibles du gouvernement il y a peu, les journaux et la télé ne parlaient que de ça depuis quelque temps, elles pourraient être bien plus dangereuse que tout le monde le crois pour la plupart, mais comme les humains elles ne sont pas toutes à mettre dans le même panier … Pour Koichi ce n’était qu’un détail dans la réel menace qui plane actuellement sur la population. Mais si les sorcières c’est plutôt nouveau aux yeux de la civilisation, alors les démons ? De plus qui voudrait écouter un malade dans un asile ? Pourtant il jurait qu’il était hanté voir posséder par une de ces entités, il en était persuadé depuis que toutes ces voix se manifestent dans sa tête, depuis qu’il voit des ombres la nuit lorsqu’il se réveille d’un cauchemar. Pour les autres il est tout simplement plus sécurisant de croire à la folie et au délire de l’esprit plutôt que considérer cette menace en face …  

Par chance en parcourant les couloirs animés de l’hôpital, Koichi avait réussi à croiser la route d’un des agents des forces de l’ordre. Ce dernier avait une arme à feu imposante entre les mains et montait la garde avec une grande attention. Le blond c’était manifester de manière douce pour ne pas se retrouver une balle entre les deux yeux par un réflexe du militaire. Fort heureusement ce dernier prit le temps pour poser les yeux sur lui. Quand leur regard se croisèrent le blond à pics déglutit difficilement et le regarda en silence. Comme si sa langue ne voulait pas se délier et comme si sortir le moindre son de sa bouche était impossible. Il sentit sa gorge s’assécher légèrement lorsque le militaire posa son attention sur lui. C’était comme si sa seule présence l’intimidait, cela devait être sans nul doute la formation des forces de l’ordre. Ils se devaient d’être glacial et inspirer le respect pour ne pas être dépassé par les évènements. Lui qui était là en plein milieu et qui n’avait rien à faire au milieu des couloirs, il arrivait presque à se sentir coupable même s’il n’avait rien fait. Koichi détailla un instant le visage lisse de l’homme, les légers traits noirs qui entouraient ces yeux ainsi que ses mèches brunes et blondes entrecroisées en une coiffure mesuré sous une casquette militaire.

A la première interpellation du blond à pics, l’homme resta silencieux roulant presque les yeux à ses interrogation. Mais peu à peu son regard changea du tout au tout reconsidérant le patient de l’asile. Ce dernier en vint alors à demander s’il s’agissait d’un attentat ce que Koichi aurait sans doute préféré au fond … Car le problème avec les sorcières et les démons ce serait comme essayer d’attraper de la fumée avec les mains, c’est totalement impossible … "Non ce n'est pas cela. Si tu n'as pas été interrogé continu tout droit s'il te plaît, il doit y avoir le moins de gens sans surveillance possible." Le soupire poussé par le militaire laissa comprendre à Koichi qu’il l’agaçait plus qu’autre chose avec ses questions inutiles … Mais lorsque le militaire lui donna la direction à prendre pour être interroger, le petit blond se mit à pâlir. Comment ça interroger ? Il n’avait rien à faire dans cette histoire, il n’était au courant de rien alors pourquoi lui faire passer un interrogatoire ? Par réflexe de panique, le patient s’accrocha au bras du plus grand avant de regarder les alentours à chaque fois qu’un son se faisait entendre non loin d’ici. Il essayait de lui faire comprendre ainsi qu’il n’avait aucune envie de se retrouver seul encore une fois … Pourtant ce pauvre homme faisait son travail et il n’avait pas besoin d’un boulet à sa cheville …

Le blond posa la question sur ce qu’il allait subir, lui autant que toutes les autres personnes de cet hôpital, Koichi avait pu lire un instant dans son regard de la compassion envers le malade. Posant une main rassurante sur l’épaule de Koichi, ce dernier se figea en plongeant ses iris dans les siennes. Au départ son corps avait sur-réagit en tremblant légèrement et en essayant de s’éloigner en pensant que la poigne de l’agent était ferme, comme s’il allait le forcer à aller là-bas comme on lui a fait de nombreuses fois depuis qu’il est là. Mais en sentant la douceur qui suivit ce geste, Koichi sembla s’apaiser et se contenta de l’écouter en silence. "Il ne va rien vous arriver désormais. J'y veillerai personnellement et tous les hommes que tu vois là aussi y veillent. Tu n'as qu'à te diriger doucement vers la salle au fond du couloir à droite. Là tu trouveras plusieurs personnes qui attendent que des policiers ne leur demande ce qu'ils ont vu et où ils étaient il y a quelques heures en arrièrent puis tu pourras retourner dans ton lit pour dormir un peu." Avant même que le plus grand n’ait terminé sa phrase, des hochements de tête négatifs de la part du patient lui firent bien comprendre qu’il n’avait aucune envie de rejoindre cette salle … Il ne voulait pas y aller seul et de toute façon il n’était au courant de rien de toute cette folle histoire … "ça va aller d'accord il faut que tu restes avec des gens un maximum. Tout ira bien d'accord ?"

« Je ne peux pas simplement resté avec vous ? » Demanda innocemment le blond qui avait une lueur d’espoir dans la voix. Comme si un agent militaire en mission allait accepter d’avoir un fou à lier à surveiller … « Je ne sais rien, je vous jure que je ne suis qu’une victime dans l’histoire, je n’ai pas voulus tout ce qui m’arrive … » Les larmes commençait à embué ses yeux et sa voix tremblante traduisait la panique qui s’emparait de lui. Comme s’il avait des aveux à faire mais qu’il n’en avait pas le droit … « Permettez-moi de rester ici le temps que les choses se calment … Je ne veux pas y aller … » Koichi pinça ses lèvres pour faire cesser les tremblements de ces dernières préférant laisser les larmes dévaler ses joues. « Je n’ai rien fait je vous jure que je n’y suis pour rien, croyez-moi ! Je ne veux pas faire face à la police, qui sait ce qui pourrait m’arriver … Ne leur dites rien … » Le jeune patient l’implora du regard en reprenant son bras entre ses mains et en pliant un peu les genoux comme pour supplier à cet homme de garder le silence …

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Ikeda Hiro
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Avatar : Yoka [Diaura]
Mer 29 Aoû - 13:06
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Ft. Nishimura Koichi


Hiro était à son poste mais il se sentait si inutile. Ils auraient mit n'importe quel guignol à sa place et ce serait très bien allé. Mais non il fallait à tout prix qu'il ait des connaissances spéciales en matière de sorcière. Encore une excuse pour faire semblant de maîtriser la situation. Un homme confronté à l'enfer, même un nombre incalculable de fois, réagira toujours de la même façon. Parce que dans ces moments là, la réflexion est impossible. Dans ces moment là c'est juste l'homme et la mort. Alors qu'importe qui aurait été à sa place ça aurait été la même chose. Finalement un jeune homme blond l'interpella. Le militaire lui indiqua la direction pour être interrogé et le jeune patient s'accrocha au bras d'Hiro qui l'observa surprit. Qu'avait-il à  paniquer ainsi ? Avait-il été trop brusque ? Mais il était de son devoir de rassurer la population. Le patient lui demanda ce qui allait leur arriver et le militaire tenta un geste pour le mettre en confiance.

Cette main sur son épaule fit peur au malade mais il fini par s’apaiser et Hiro tenta des paroles rassurantes. Qui ne l'étaient pas tant que ça finalement, puisque le jeune homme se mit à faire frénétiquement des signes négatifs de tête. Il avait l'air si paniqué... Cela faisait peine à voir. Hiro voyant cela tenta de le rassurer une fois de plus en lui disant qu'il devait rester avec des gens au maximum et que tout irait bien. Le patient ne sembla pas de cet avis. Il demanda s'il ne pouvait pas simplement rester avec Hiro. Le militaire eut une expression désolée. « Je suis en service et... » Koichi émit qu'il était victime de tout cela. Il n'a rien demandé. Des larmes embuèrent ses yeux touchant Hiro par la même occasion. Il lui demanda de rester avec lui le temps que les choses se calment.... Le militaire pesa le pour et le contre mais voyant le plus jeune dans cet état cela lui brisé le cœur de le laisser ainsi. Il n'avait pas réussi à le rassurer bien au contraire...


Peut-être que s'il le gardait avec lui il le rassurerait assez pour qu'il lui parle. Car il était évident que ce jeune homme avait quelque chose à cacher. Après il s'agissait d'un patient d'hôpital psychiatrique, il est possible que ce qu'il cache derrière ces petits yeux larmoyants soient une folie certaine et rien de plus. Mais ça vaut le coup d'essayer de plus techniquement il faisait ce qu'on lui avait demandé il gardait le couloir tout en évitant que des civils soient sans surveillance. Le blond se mit à pleurer et jura n'avoir rien fait. Il implora Hiro de ne pas le livrer à la police. Vu les brutes qu'étaient certains le plus âgé comprenait. Le patient se mit à implorer la clémence du militaire qui affichait une expression de surprise. Il arbora peu de temps après un sourire tendre. Il sortit un mouchoir de tissu de son bras libre essuyant les larmes de ce petit blond. Il lui faisait tant de peine. Le militaire rangea son mouchoir et acquiesça d'un signe de tête. « C'est d'accord. Tu n'as qu'as rester avec moi. Après tout au moins tu es sous surveillance. »

Lui assura le militaire d'un clin d’œil. Il espérait ainsi le rassurer au moins un peu. Le militaire se baissa un peu pour prendre les épaules du jeune homme et le regarder comme on le ferait pour parler à un enfant et le rassurer. « Bien tu n'as qu'à rester près de moi et si tu vois quelqu'un qui a l'air perdu, tu me fais signe. D'accord ? » Lui demanda le blond brun d'un voix douce. Il se redressa avec un sourire rassurant et se remit un peu dans son travail observant les alentours. Hiro ferait tout pour aider et c'est pour cela qu'il a choisi ce métier d'ailleurs. Il espérait réussir à l'exercer aussi longtemps qu'il le pouvait. Le militaire surveilla tout en gardant un œil sur le jeune patient histoire qu'il ne fasse pas de nouvelle crise d'angoisse et que tout se passe pour le mieux pour lui aussi.
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Nishimura Koichi
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Avatar : Aki [Arlequin]
Sam 15 Sep - 21:59

Save me from the darkIKEDA Hiro & NISHIMURA Koichi

Il était hors de question qu’il soit seul, livré à la police qui avait certainement des questions à lui poser auxquelles il ne voulait pas répondre. Pas qu’il était coupable, bien au contraire, il était victime. Victime de sa maladie pour certains, victimes d’un démon pour d’autre, mais quoi qu’il arrive il n’était pas l’agresseur dans l’histoire, il n’avait rien à faire du côté des criminel. Sachant comment sont certains dans ce genre de situation, il persuadé qu’il serait traité comme tel et que son avis ne serait pas écouter, quoi qu’il ait à raconter, si quelque chose paraissait illogique ou ne tournait pas rond il serait pris pour fautif immédiatement. Alors non il ne voulait pas aller voir ces gens, non il ne voulait pas non plus retourner entre les mains des médecins ou des infirmiers de l’hôpital. Mais il ne voulait pas non plus rester seul, qui sait ce qui pourrait arriver s’il y avait réellement une attaque ? Le blond tenta de persuadé son interlocuteur de rester avec lui, il préférait ne pas trop s’en éloigner, il était le seul qui n’avait pas montré d’agressivité pour le moment ou qui ne l’avait pas regardé comme un attardé mental pour le moment. "Je suis en service et…"

Il était évident que le militaire n’accepte pas sa compagnie. Après tout il n’était pas là pour faire baby-sitter. D’autant plus que si la zone était vraiment à risque, sa place serait plutôt de sécurisé le terrain plutôt que de garder un fou qui s’accroche à lui comme une moule à un rocher … Le patient finit par craquer, il allait même jusqu’à implorer sa présence et les larmes avaient coulées d’elles-mêmes le long de ses joues. Koichi n’avait que peu d’espoir qu’il accepte et c’est pour cette raison qu’il était dans cet état pitoyable, et non l’inverse. Il n’avait attente avec un comportement pareil, il était juste trop sensible pour se contenir … A sa grande surprise, le militaire sourit. Mais pas de la manière de ces infirmiers sadiques ou ces gardiens qui se moquent de lui à longueur de temps. Non, c’était plutôt un sourire bienveillant, remplis de douceur, tel qu’il en avait rarement vu. La dernière personne qui lui avait sourie comme ça c’était sa mère … Et cela faisait bien des années maintenant qu’il ne l’avait plus revus … Son sourire l’apaisa, ses larmes arrêtèrent de naître dans ses yeux, ses sanglots se tassèrent pour laisser place à la simple curiosité. De l’admiration peut-être pour une personne qui avait la force de lui sourire de cette manière. Celui qui ne voyait pas seulement le malade mental fragile mais bien l’être humain avec des sentiments.

Le militaire récupéra un mouchoir du fond de sa poche pour effacer toutes traces de ses larmes, dans un geste délicat et … Humain ? "C'est d'accord. Tu n'as qu'as resté avec moi. Après tout au moins tu es sous surveillance." Koichi se sentit tout de suite rassuré par la phrase du plus âgé. Le sourire remplaça ce masque de tristesse tandis qu’il essuyait les dernières gouttes de ses joues d’un revers de manche. C’était bien la première fois qu’on lui accordait de la patience, ou du moins une patience olympique et qu’on acceptait une de ses demandes. Ça lui faisait presque étrange … Le blond retrouva rapidement le sourire alors que l’homme en face posa ses mains sur ses épaules et le regarda avec bienveillance. "Bien tu n'as qu'à rester près de moi et si tu vois quelqu'un qui a l'air perdu, tu me fais signe. D'accord ?" Le patient opina positivement de la tête à sa demande et à peine il eut le temps de se redresser, que le plus jeune lui sauta dans les bras, entourant sa taille de ses bras et en pressant son corps contre lui dans une étreinte rassurante.

« Merci … » Comment pouvait-il exprimé mieux que cela ce qu’il ressentait en ce moment ? De l’infinie reconnaissance pour cet homme au grand cœur qui lui avait tendu la main. C’était tellement rare qu’il voulait profiter de chaque secondes, parce que tous bons moments ont une fin. Le plus jeune releva la tête vers son sauveur pour lui adresser un sourire remplis de gratitude. « Je vais être attentif. »

Pour lui qui était facilement distrait ou apeuré, on ne peut pas dire qu’Hiro avait gagné un allié de taille … Mais au moins il avait rendu une personne juste par sa décision et ça, ça vaut sans doute bien plus que n’importe quelle compétences ou atouts. Koichi relâcha alors le plus grand pour regarder autour de lui alors que son interlocuteur se remettait sur le qui-vive. Un bruit retentit à l’autre bout du couloir, sans doute rien qui soit bien alarmant, mais vu la situation, le blond n’était pas vraiment des plus rassurés … Ses yeux scrutait l’endroit où le bruit avait était émis tandis que ses bras s’entourèrent autour de celui du militaire sans vraiment se rendre compte de ce qu’il faisait … Disons qu’il le savait mais il ne réfléchissait pas vraiment, c’était instinctif pour lui. Des éclats de voix s’ajoutèrent à cette cohue et ses bras resserrèrent leur prise, témoignant de son angoisse qui grimpait.

« C’était quoi ? » Comment le soldat pouvait-il le savoir ? Il n’était pas vraiment là pour rassurer le patient qui allait être un véritable calvaire à surveiller … « Peut-être que c’était le vent, non ? » L’attention du plus jeune se reporta sur le militaire en espérant qu’il lui réponde au positif. Tant qu’il était avec lui il ne risquait rien de toute façon … « Et si jamais il y a quelque chose de bizarre qui nous attaque ? » Il ne préférait pas mentionner le mot sorcière, elles n’étaient pas toutes mauvaises contrairement à ce que disent les médias. Mais par contre si elles étaient bien réelles, les monstres aussi. Et s’il y en avait un qui se pointait, Koichi serait le premier à s’enfuir en prenant soin d’amener le militaire dans sa course, il ne voulait pas rester tout seul …

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Ikeda Hiro
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Sam 29 Sep - 20:29
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Hiro ne savait pas vraiment comment il avait fait pour se retrouver dans une situation pareille. Puis il se rappela de son facteur chance naturelle... Il comprit très vite. Ce n'est pas la première fois qu'il se retrouve dans une situation étrange, loin de là d'ailleurs. Si au départ la situation l'avait surprit peu après elle l'avait touché. Le pauvre patient pleurait à chaudes larmes et faisait tant de peine. Ces grands yeux embués puis ses sanglots douloureux fendait le cœur du soldat qui n'avait pas prévu d'armure pour ce genre d'attaques... Hiro le fixa puis se dit que de la pitié ne ferait qu'empirer les choses alors en pensant pouvoir le rassurer d'un sourire chaleureux et vrai releva le coin de ses lèvres avec sincérité. Le sourire doux et plutôt charmant qui s'étirait sur le visage du militaire était dû à une pensée. Il sa disait que son idée aller sans doute empêcher le jeune patient de souffrir plus. Il lui proposa alors de rester à ses côtés. Mais il est vrai que le jeune militaire savait que d'autres auraient été effrayés ou mal à l'aise. Lui c'était plutôt l'envie de remplir son devoir et sa promesse qui le motivait, il passé au dessus du reste.

Après lui avoir essuyé ses larmes, il lui dit une phrase qui se voulait rassurante. À la surprise d'Hiro le blondinet passa des larmes à la joie en moins d'une minute. Cela l'inquiéta très légèrement mais sa satisfaction était plus forte. Après tout il était patient dans un hôpital psychiatrique pas étonnant que ses sentiments devaient être tout aussi étrange. Mais malgré le léger soucis de folie du blond, il était tout à fait adorable. C'est même cela qui le rendait adorable, et sa folie n'était pas si grave que cela apparemment. Mais le militaire se dit qu'il ne pouvait pas juger parce qu'après tout il n'était pas médecin et n'avait pas sous les yeux le dossier médicale du jeune et par conséquent ne connaissait pas du tout sa pathologie. Hiro lui demanda alors de ne pas s'éloigner et lui dire s'il y avait quelqu'un de solitaire ou perdu. Ce à quoi le jeune malade hocha la tête. Le blond/brun eut un sourire avant de se redresser un peu. C'est là que le jeune Koichi le surprit. Il l’attrapa par les hanches auxquels il s'accrocha voulant passer toute sa reconnaissance dans cette étreinte apparemment. C'est le petit remerciement prononcé par les douces lèvres de Koichi qui sortit un peu le militaire de sa torpeur.

Il eut un sourire et un regard attendrit en se détendant doucement. Il posa ses mains sur les épaules du plus jeune puis alla dans son dos et le resserra avec douceur. « Pas de quoi me remercier je fais mon devoir. » Lui assura Hiro. En un sens il n'avait pas tort il était payé pour protéger et rassurer les civils d'à peu près toutes les menaces qui pouvaient exister. Finalement le blond leva la tête et assura qu'il serait attentif. Le militaire eut un sourire et posa le doigt sur le bout de son nez avant de l'enlever rapidement dans une caresse furtive. « Je l'espère bien, je compte sur toi. » Lui confia-t-il en le relâchant. Le patient le lâcha à son tour et se mit su le qui vive, faisant doucement Hiro qui l'observait du coin de l’œil amusé. Il ressemblait un peu à un grand enfant et le militaire avait envie de le prendre sous son aile. Soudain un bruit perturba le moment des deux hommes et fit sursauter le plus jeune qui s'accrocha vivement à son nouveau protecteur. Ce dernier mit sa main libre près de son arme de service accrocher à sa ceinture. Il avança doucement mettant le bras, où la jeune moule se retenait comme à son rocher, vers l'arrière. Le militaire ne pensait pas vraiment à le dégager ou même réagir à cela mais plus à le protéger au cas où.

Le militaire balaya rapidement les lieux et n'y vit aucun danger visible. Koichi brisa le silence pendant son analyse en demandant ce que c'était. Le militaire bien concentré dans sa tâche fit un signe négatif de la tête pour lui répondre rapidement qu'il n'en savait strictement rien. Le patient suggéra l'hypothèse du vent et Hiro tourna la tête vers sa petite pieuvre personnelle pour le regarder d'un air blasé. Sérieusement le vent ? Ils étaient en intérieur qui était plus que scellé et surtout loin d'être vide. De plus la cohue avait bien augmenté et cela ne rassurait pas vraiment le militaire. « Sans doute. » Répondit le militaire en regardant bien là d'où semblait venir le bruit. Il disait plus cela pour ne pas faire paniquer le jeune patient, car il n'y croyait pas une seconde. Mais comme aucun coup de feu ne retentit faisant baisser la probabilité d'un danger important. Le blond demanda alors ce qui se passerait si quelque chose d'étrange les attaquait. « Tu veux dire... Une sorcière ? » Demanda t-il avec un peu de rage au fond de la voix. Puis il se remit dans son rôle de protecteur. « Rassure toi si tel était le cas il y aurait déjà eut des coups de feu. » Lui assura t-il avant de se préparer à aller jeter un œil. Son regard se dirigea alors vers son bras toujours prisonnier. « Par contre est-ce que... » Il s’interrompit pour se racler la gorge et montrer d'un doigt son bras.

« Est-ce que tu pourrais lâcher mon bras s'il te plaît ? » Lui demanda t-il doucement. Une fois que le blond s'exécuta Hiro le remercia en souriant et en lui mettant la main sur la tête avant d'aller voir rapidement ce qu'il se passer. Un autre bruit plus violent retentit et il vit un des chefs militaire renversé plusieurs objets dans l'hôpital. Il se tenait menaçant face à une femme, sans aucun doute une infirmière, qui pleurait de peur en jurant qu'elle n'était pas une sorcière. Le militaire se dirigea d'un pas énervé vers la scène et se mit entre son supérieur et la jeune femme qui se fit réconforter par des collègues à elle. Le chef s'adressa au militaire comme s'il n'était qu'une sous-merde. Mais depuis il a l'habitude. Le chef lui ordonna de s'écarter et d'arrêter d'être aussi bête. « Non mon colonel. » Répondit-il choquant son interlocuteur qui répéta sa phrase comme pour lui faire comprendre que c'était une erreur. « Avec tout le respect que je vous dois, je me permets de vous rappeler que nous n'avons à ma connaissance aucune preuve de qui peut-être le ou la coupable. On ne sait même pas si le fautif est toujours là. Et vous nous répétez assez qu'on n'accuse pas sans preuve et surtout que l'on doit avoir l'arme intelligente, on ne doit pas se servir de notre force pour faire autre chose que notre devoir. » Le jeune chef n'appréciait pas le zèle de son sous fifre et lui répondit de façon cinglante qu'il ne savait pas tout et qu'il avait effectivement la preuve que cette femme cachait des choses étranges dans ses affaires personnelles...

Hiro se tourna surprit vers la jeune femme avant de regarder de nouveau l'homme qui lui conseilla de ne plus faire ça à l'avenir s'il ne voulait pas obtenir dans le meilleur des cas une mise à pied. Hiro serra les dents tenant tête à son supérieur. Ce dernier ne laissa même pas le militaire répliquer car il vit Koichi derrière. Il demanda immédiatement qui il était et Hiro se sentit tout de suite plus mal à l'aise. Comment expliquer cela ? Le militaire se racla la gorge avant de reprendre. « Il s'agit d'un civil mon colonel. Il était en état de choc alors je l'ai gardé avec moi le temps qu'il se sente mieux. » Le supérieur fronça les sourcil et lui ordonna de le faire aller voir la police ou le ramené dans sa chambre puisque selon toute vraisemblance il s'agissait d'un patient et donc d'un malade... Hiro fronça les sourcils au terme employé par son supérieur. « Il ne sait rien mon colonel et ne me gêne en rien dans mon travail je ne vois pas pourquoi... » Son supérieur l'interrompit en haussant le ton comme un colonel autoritaire. Il lui indiqua alors de le ramener à sa chambre et puisqu'il avait l'air si attacher à ce fou qu'il aille le bécoter dans la cellule du blond comme le militaire pédale et instable qu'il était et de lui laisser faire son travail.

Hiro inspira tentant de se calmer mais cela s'avérait difficile. Son poing faillit partir mais il se retint. « A vos ordres mon colonel... »  Répondit-il avec les dent serrer. Il s'éloigna prit la main du jeune patient et l'emmena avec lui. Il descendit vers les cellules. « Désolé pour ce que tu as entendu. Nos supérieurs sont rudes pour nous pousser à nous dépasser mais il ne comprennent pas que ce n'est pas une méthode très efficace. Et ça les amuse. »Confia Hiro qui observa son nouveau protégé. Que faire dans ces moments ? Hiro n'avait d'autre choix que de fermer sa grande gueule pour une fois et obéir. C'est la seule issue pour l'instant.
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Nishimura Koichi
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Lun 1 Oct - 15:00

Save me from the darkIKEDA Hiro & NISHIMURA Koichi

S’il y avait bien une rencontre dont il allait se souvenir encore longtemps c’était celle avec ce soldat … Il n’avait encore croisé personne en dehors de sa mère qui avait fait preuve de douceur et de compréhension à son égard. Un simple merci ne serait sans doute pas suffisant pour lui exprimer sa gratitude d’avoir accepté sa compagnie … Le jeune patient n’avait pas vraiment réfléchi si son geste était correct ou non, mais il serra le plus grand en encerclant sa taille dans une étreinte pleine de reconnaissance. De plus le blond à pics avait réellement besoin de ce genre de contact … La chaleur humaine était ce qui pouvait le plus le rassurer sans doute, mais à laquelle il n’avait pas le droit. Sa maladie et le fait d’être un patient de l’asile ne lui donnaient sans doute pas de tels privilèges … Il y eut un temps d’immobilité qui n’angoissa pas plus le jeune homme ou ne l’incommoda pas forcément malgré la situation plutôt inattendu et son geste peut être déplacé vis-à-vis d’un inconnu qu’il venait à peine de rencontrer. Mais cette main réconfortante qui vint se poser dans son dos lui donna un sourire plus large tandis qu’il resserrait son étreinte autour du militaire. "Pas de quoi me remercier je fais mon devoir." Beaucoup pensent que les militaires et la police sème la mort autour de leur passage pour protéger la population, mais Koichi avait bien du mal à le croire maintenant qu’il était contre lui. Cela avait quelque chose de rassurant bien sûr, mais le blond à pics se sentait si bien, qu’il pourrait rester ainsi des heures.

C’est pour répondre que Koichi finit par lever la tête en direction du militaire qui apposa une petite caresse sur le bout de son nez. "Je l'espère bien, je compte sur toi." Le patient ne put contenir un petit rire parfaitement adorable, retrouvant peu à peu la joie qui le caractérisait si bien. Pour ce qui était d’être attentif ça allait être une toute autre paire de manches … Lui qui était d’un naturel distrait, très peu attentif … On pouvait dire qu’Hiro n’avait pas gagné le meilleur coéquipier qui soit … A regret le plus jeune se sépara de l’enquêteur pour jeter un œil aux alentours quand ils furent alarmés par un bruit inquiétant venant du couloir d’en face … La peur prit le dessus sur Koichi qui recula d’un pas en scrutant le bout du couloir au cas où quelque chose ne leur saute au visage la seconde suivante … Il ne manqua pas ce geste du militaire de mettre une de ses mains sur son arme et c’est ce qui paniqua un petit peu plus Koichi qui s’accrocha désespérément au bras d’Hiro. Généralement quand un homme aussi courageux faisant partie des forces de l’ordre ou de l’armée du Japon engageait un mouvement vers son arme de service c’est que quelque chose de dangereux rôdait ou qu’un drame allait se produire … Pour se rassurer plus que pour émettre une hypothèse, il déclara que c’était sans doute le vent qui était à l’origine de ce vacarme inquiétant. "Sans doute."

Au moins il confirmait, ou du moins il allait dans son sens. Et il n’y avait rien de plus rassurant qu’un homme aussi courageux pour donner une réponse logique à ce qui se passe … Mais quelque chose taraudait l’esprit du plus jeune … La menace ne pouvait pas être humaine … Le patient préféra poser la question de savoir ce qui les attendait si jamais quelque chose les attaquait … "Tu veux dire... Une sorcière ?" Les sorcières, les démons étaient des choses qui dépassaient clairement de simples humains comme eux … "Rassure toi si tel était le cas il y aurait déjà eu des coups de feu." Hiro avait beau être l’un des meilleurs soldats de l’armée impérial, si une créature avait décidé de les désintégrer, ce n’est pas des balles qui les arrêteraient … Pour avoir côtoyé les démons et leur puissance, le blond à pics savait qu’il en fallait beaucoup plus pour en venir à bout … Ses bras se resserrèrent autour de celui d’Hiro, appréhendant ce qui allait se produire par la suite. Mais la phrase du militaire le fit un peu sortir de ce moment angoissant. "Par contre est-ce que..." C’est le raclement de sa gorge qui réveilla un peu le jeune patient et attira son attention vers son visage suivit d’un petit "hm ?" interrogatif. "Est-ce que tu pourrais lâcher mon bras s'il te plaît ?" Tout de suite après le garçon posa ses iris sur leurs bras entremêlés avant de réaliser.

« Oh, j’avais oublié … » Dit-il en se détachant du militaire, faisant un pas sur le côté. « Désolé … » Déclara la réplique d’Arlequin alors que le plus âgé le remerciait. C’est qu’il aurait pu rester accrocher un moment s’il ne lui avait pas fait la réflexion. « C’est plus fort que moi, quand j’ai un peu peur … » Un autre bruit plus inquiétant retentit alors que le plus jeune alla tout de suite se cacher derrière la silhouette imposante d’Hiro. « Bon, peut-être qu’en fait je suis mort de trouille … »

Le militaire s’élança directement vers la source du bruit alors que le patient allait le retenir. Mais il ne fit aucun mouvement se disant qu’il s’agissait de son travail et donc de son devoir. Ainsi le garçon resta planter en plein milieu du couloir … Seul … Alors qu’une menace arpentait peut-être les couloirs de l’hôpital … Ni une, ni deux, Koichi se pressa sur ses pas pour rejoindre le militaire ne souhaitant pas forcément rester seul plus longtemps ici … Lorsqu’il parvint au détour du couloir, il tomba sur une scène de violence d’un des agents de l’armée contre une femme terrorisée … "Non mon colonel." L’arrêta Hiro qui s’interposa face à ce carnage. Posant une main sur le mur, le blond à pics observa la scène de façon captivé par ce qui était en train de se dérouler sous ses yeux. "Avec tout le respect que je vous dois, je me permets de vous rappeler que nous n'avons à ma connaissance aucune preuve de qui peut-être le ou la coupable. On ne sait même pas si le fautif est toujours là. Et vous nous répétez assez qu'on n'accuse pas sans preuve et surtout que l'on doit avoir l'arme intelligente, on ne doit pas se servir de notre force pour faire autre chose que notre devoir."

Koichi buvait littéralement ses paroles, le fait qu’il fasse un acte aussi héroïque envers cette pauvre infirmière qui n’était certainement rien qu’une humaine tout à fait normale, allait bien au-delà de sa fonction … Il en fallait du courage pour se dresser contre son supérieur et ce geste toucha réellement le patient qui se surprit à le trouver vraiment charmant … Cependant la menace d’une mise à pieds pour Hiro fit paniquer un peu Koichi qui sortit de sa cachette pour se mettre aux côtés du militaire. Comme s’il allait répliquer quoi que ce soit et avoir le moindre impact pour prendre la défense de l’enquêteur … Pourquoi il voulait à ce point-là le défendre d’ailleurs ? Lui qui était si peureux face à la colère ou au danger en général. Son grand cœur le poussait à faire des choses qu’il ne soupçonnait même pas pouvoir réaliser des fois, mais cela dépassait tout ce qu’il avait imaginé possible jusqu’à maintenant. Mais comme d’habitude son entrain se dégonfla comme un soufflet qu’on sort du four et il se tut simplement … Le supérieur d’Hiro posa sur lui un regard interrogatif en lui demandant qui il était. Un sourire apparut sur les lèvres du blond alors qu’il s’avançait de quelques pas.

« Je m’appelle Koichi ! Enchanté colonel ! » Déclara le blond en faisant un signe de main au haut gradé qui ne tarderait pas à l’envoyer derrière les barreaux s’il continuait sa bêtise …

Pour le patient cela n’avait rien de déplacé, il ne connaissait pas vraiment les limites imposées par la société ou la hiérarchie, pensant que chacun est égale puisqu’il n’y a pas vécus … Mais Hiro réagit immédiatement en attirant l’attention de nouveau sur sa personne. "Il s'agit d'un civil mon colonel. Il était en état de choc alors je l'ai gardé avec moi le temps qu'il se sente mieux." Le visage de Koichi se tourna en direction de celui du militaire qui fixait son colonel. Il détailla ses traits forts et son regard dur. Le blond à pics suivit la conversation comme devant un véritable match de tennis. Il recula d’un pas quand on parla de le ramener dans une cellule, ne souhaitant pas être enfermé seul avec un danger qui déambule pas loin … "Il ne sait rien mon colonel et ne me gêne en rien dans mon travail je ne vois pas pourquoi..." Mais la voix plus forte de son supérieur l’interrompit et fit sursauté Koichi qui eut un regard quelque peu surprit à la phrase de l’homme … Le patient chercha le regard d’Hiro un moment, cherchant à comprendre pourquoi il avait dit une telle chose et quel était le rapport avec la situation … "A vos ordres mon colonel…"

« Ah oui vraiment ? » Demanda le blond en posant sur lui un regard entre la surprise, le choc, l’attente et l’émerveillement … « Comment ça à vos ordres ? Parce que c’est un ordre de faire de telles choses dans l’armée ? » Mais le petit blond ne put poursuivre sa série de question que le militaire le prit par la main pour l’emmener en direction des cellules. Koichi resserra sa main dans celle du plus grand et déglutit difficilement avant de se mettre devant lui pour lui barrer la route. « Je suis désolé, je ne voulais pas intervenir, mais s’il te plaît ne m’emmène pas dans ces cellules … » Le plus jeune joint les mains comme pour demander sa pitié et être épargner d’un tel sort.

Mais apparemment cela n’était pas vraiment dans l’intention d’Hiro puisqu’une fois en bas il ne se passa rien de plus. "Désolé pour ce que tu as entendu. Nos supérieurs sont rudes pour nous pousser à nous dépasser, mais ils ne comprennent pas que ce n'est pas une méthode très efficace. Et ça les amuse." Koichi se détendit avant d’opiner de la tête signifiant que cela n’avait pas beaucoup d’importance ce à quoi il avait assisté … Il avait déjà entendu et vu pire que ça ici, alors il n’était plus vraiment à ça près … Ses yeux se posèrent alors sur les portes en fer capitonnées lui donnant un frisson d’effroi alors qu’il s’éloignait le plus possible de ces dernières. Cet endroit lui donnait la chair de poule … Les souvenirs qu’il a de cet endroit sont tous mauvais, sans exception … D’ailleurs il continuerait d’en avoir tant qu’il restait dans cet hôpital … Finalement son attention se reposa sur le militaire qui semblait inspecter les lieux et s’avança dans son dos pour le regarder faire.

« Du coup … Tu vas exécuter les ordres de ton supérieur … ? » Demanda curieusement le blond à pic en mettant ses bras derrière son dos et en entourant son poignet incroyablement fin de sa main. Hiro semblait un peu avoir perdu le fil puisqu’il le regarda de manière interrogative … « Il t’a donné l’ordre de me ramener ici pour … » Le jeune homme sembla réfléchir un moment en levant les yeux vers le plafond comme s’il cherchait ses mots. Il finit par abandonner avant de replonger ses iris dans celles du plus âgé. « Enfin, tu vas m’embrasser ? » Demanda le jeune patient comme si de rien n’était mais tout de même curieux que ce genre d’ordre leur soit donné à l’armée … ça lui paraissait étrange mais les ordres, sont les ordres pas vrai ?

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Dim 28 Oct - 19:34
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Hiro ne s'attendait pas à la réaction du jeune Koichi qui s'était accroché à sa taille. Il avait quelque chose d'attachant et son petit rire renforçait cette impression. Ce seul son ferait presque oublier la raison de la présence des militaires sur les lieux. Presque, seulement... Mais cela fit avoir un sourire discret au coin des lèvres du plus grand. Le jeune patient fini par lâcher le militaire qui se remit aussitôt dans son travail. Cependant un bruit vint perturber leur moment de calme. Hiro réagit immédiatement. Finalement le blond émit l'hypothèse qu'il s'agisse du vent. Le militaire préféra acquiescer pour ne pas le faire paniquer. Il poursuivit en tentant de le rassurer au mieux. Il expliqua alors au jeune patient que si une sorcière était à l'origine de tout ça, il y aurait déjà eu des coups de feu. Hiro s'avança courageux mais le plus jeune se suspendit plus à son bras le faisant un peu réagir. Il lui demanda alors de le lâcher avec douceur. Ce que le blond fit avec une surprise adorable. Il n'avait, apparemment, pas remarqué, dans la panique, son geste. Le blond eu un petit sourire amusé en retournant la tête vers le couloir en faisant en sorte de ne pas se faire repérer par qui que ce soit. Il remercia le patient avant de se dire qu'il devait s'élancer vers la source du bruit. Koichi fit un pas sur le côté en s'excusant faisant tourner les yeux du militaire vers lui. « Ce n'est rien. » Lui assura-t-il.

Le plus jeune se sentit obligé de se justifier une nouvelle fois en expliquant que lorsqu'il avait peur s'était naturel. Le militaire tourna la tête vers lui et quand un autre bruit retentit Le blond se cacha derrière Hiro qui réorienta son attention vers le couloir. Il devait faire son devoir. Le plus jeune avoua avoir la trouille. Le plus grand se tourna et lui mit la main sur la tête. « Rassure toi, il n'arrivera rien je suis là. Reste à l'abri. » Lui demanda t-il pour être sûr qu'il soit en sécurité. Hiro s'élança rapidement vers le bruit. Il avait perdu assez de temps comme ça. Heureusement qu'il s'était dépêché car un de ses supérieur s'en prenait à une infirmière. Le militaire s'interposa en rappelant à son supérieur la présomption d'innocence et le fait qu'accuser à tort n'amène que de mauvaise choses. Il déteste plus que n'importe qui ces choses mais cela ne justifiera jamais d'accuser un innocent. Ça s'appelle céder à la peur et ça n'est pas du tout leur rôle. Il savait qu'il allait s'en prendre une pour ce genre d'action, mais il ne peut rester à rien faire en voyant ça. Effectivement la riposte ne tarda pas et le colonel le menaça d'une mise à pied en bonne et due forme. À force de jouer les justicier pour les plus faibles, cela le rendait faible aux yeux de ses collègues. Mais son sens de l'honneur parlait pour lui. Cela dit ce même sens le rendait souvent dur envers les autres et bien plus envers lui même. Cette menace fit sortir le jeune patient de sa cachette et se placer aux côtés du militaire qui l'observa en ouvrant en grand les yeux. Que faisait-il ?

Hiro s'apprêtait à dire quelque chose, mais le colonel demanda qui il était, avant qu'il ne puisse dire ou faire quoi que ce soit. Le blond brun serra la mâchoire manquant de se mordre la lèvre. Comment expliquer ça maintenant ? Cela dit la réaction toucha le militaire. C'était inutile mais mignon. Koichi est si imprévisible et attachant. Sa pathologie ne se voit pas. Ou presque pas et le plus dur c'est que plus personne ne prendra Hiro au sérieux après cette histoire. Tant pis il avait l'habitude que sa réputation fasse le jeu du yoyo. Koichi répondit à la précédente question du plus grand en s'avançant de lui même un grand sourire aux lèvres. La respiration du militaire se bloqua et il amorça un mouvement pour retenir le plus jeune de faire ça. Mais ce fut trop tard... Il avait mit trop de temps à le présenter, pourtant tout s'est passé si vite... Le patient se présenta lui même avec son grand sourire... Il ponctua même d'un « Enchanté colonel ! » Qui aurait sans doute fait faire un face palm au blond brun dans d'autres circonstances... Il se contenta de se mordre la langue en respirant calmement. Lorsque le regard du colonel devint trop insistant sur Koichi, Hiro prit une inspiration et réagit rapidement pour le préserver de la colère du colonel. Il le présenta alors à son tour.

L'explication ne sembla pas convenir à son supérieur et un match s'entama entre eux. Chacun avait un regard fort et une présence imposante. Hiro sentit que le plus jeune avait peur, à cause de son mouvement de recule. Le blond brun tenta une nouvelle défense mais là son supérieur hurla plus fort. Il n'avait pas tort, dans l'idée il aurait dû le faire regagner sa cellule mais il ne l'avait pas fait. Après tout tout le monde mérite d'être sauvé ou aidé n'est-ce pas ? Seulement le colonel se fit cinglant dans sa réplique indiquant de le ramener dans sa cellule et d'aller le bécoter et de le laisser travailler... Comme si lui n'était pas là pour ça et que le patient et lui avait une liaison. Le blond brun serra la mâchoire et tourna la tête les yeux vers un autre point pour éviter d'exploser et perdre son travail. Il sentit les regards sur lui et savait qu'il aurait forcément les remarques en rentrant à la base. Hiro tourna de nouveau un regard noir vers son supérieur et lui répondit un « à vos ordres mon colonel. » qui lui écorcha la gorge. Il continua un peu le défi de regard avant de se détourner avec colère. Il se rapprocha du jeune patient qui demanda si c'était vrai et si c'était des ordres dans l'armée ce genre de choses. Quelques rires et gloussements discrets retentirent aux alentours. Le militaire se retint de soupirer à cause de la honte et de l'énervement et prit la main du blond pour l’entraîner à sa suite. Il eut quelques sifflements du côté des militaires, et il ne suffit que d'un regard noir pour faire comprendre aux hommes que si les revolvers du soldat se trouvaient dans ses yeux ils seraient sans doute morts... Mais cela ne les dissuada pas pour autant. Par contre, le ton autoritaire du colonel leur demandant de retourner à leur poste en les traitant de fainéant, si...

Hiro fut surprit en sentant le petit blond lui barrer la route, s'excuser et le supplier littéralement de ne pas l’amener aux cellules. Le blond brun sentit sa colère descendre un peu face aux regard désespéré du plus jeune. Il avait pas dû vivre des choses facile. Ce n'est pas une raison pour avoir fait ce qu'il a fait mais dans une moindre mesure, il peut comprendre que le plus jeune ne veuille pas descendre. « Je t'avais dis de ne pas t'en mêler. » Souligna le militaire en l'observant avec un peu de reproche. Il n'était pas dur qu'envers lui même, mais voyant la douleur du plus jeune il ne put s'empêcher de se dire que son supérieur y était aussi allé fort... Il s'excusa donc aussi pour lui. De plus s'il lui en voulait c'était surtout parce qu'il était venu se mettre en danger seul. Il ne lui en voulait pas pour le reste. Il n'avait pas fait exprès après tout il ne voulait que l'aider. Ça passe mais que pour cette fois. Le blond se mit alors à paniquer devant les portes blindés et la colère du militaire s'effaça pour laisser place à des questionnement. Finalement le plus grand se disait que quelque chose ne tournait pas rond ici... Que faisaient-ils subir aux patients pour qu'il soit dans un tel état ? Les sourcils du plus grand se froncèrent.

Mais le militaire ne put poursuivre sa réflexion car Koichi demanda s'il allait suivre les ordres de son supérieur. Que voulait-il dire ? À quel sujet ? Il s’inquiétait de savoir s'il allait le forcer à retourner dans sa cellule ? Non au vu de son comportement plus guilleret tout d'un coup, ça ne pouvait pas être ça. Hiro ne savait plus vraiment ce que voulait dire le plus jeune. Son regard interrogateur suffit au plus jeune pour lui donner des précision. Du moins tenter de donner des précisions... Car en effet il commença une phrase qu'il suspendit faisant se poser encore plus de question au militaire. Qui changea un peu de posture, ne cessant de fixer le plus jeune pour qu'il développe, haussant un sourcil. Koichi finit par lui demander brutalement s'il allait l'embrasser. Quoi il y avait cru ? Le plus grand eut l'air surprit dans un premier temps. « Quoi ? Mais non ! » Il émit  alors un léger rire mauvais. Hiro posa alors son poing sur sa hanche en fixant le blond. « Le colonel n'était pas sérieux en disant ça tu sais ? Il ne faisait que me provoquer. Non, on ne se « bécotera » pas aujourd'hui mon petit Koichi si ça peut te rassurer. » Lui assura t-il avec le signe des guillemet sur le mot bécoter.

« Tu as vraiment cru qu'il m'avait donné cet ordre ? Ça ne t'as pas parut étrange dans l'armée ? » Hiro fit une petit pause en fixant le patient. « T'es mignon. » Lui fit-il en lui donnant une petite caresse sur la joue. « En revanche il était sérieux quand il parlait de cellule... » Amorça un peu le militaire qui appréhendait un peu la suite. Ça allait être délicat... Il prit donc un regard plus doux. « Dis moi... Qu'est-ce qui te fais si peur en bas pour ne pas vouloir y aller ? » Dit-il en désignant les portes capitonnées. Il se doutait que ce que vivait le jeune patient ne devait pas être plaisant mais il avait besoin de savoir ce qu'il se passait ici. Et surtout, il devait se rendre aux cellules pour en savoir plus, et ne pas subir le courroux de son supérieur, s'il savait qu'il n'avait pas suivit ses ordres comme un gentil chien docile... De plus il voulait en savoir plus sur Koichi. Mine de rien le pauvre petit blond devait en subir des choses et Hiro avait envie de le protéger, sans vraiment savoir pourquoi. C'était comme ça tout simplement.
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Nishimura Koichi
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Mar 20 Nov - 15:20

Save me from the darkIKEDA Hiro & NISHIMURA Koichi

Koichi ne pouvait s’empêcher de suivre cette conversation plutôt tendu entre le soldat et son supérieur … Aurait-il mit un peu d’huile sur le feu ? Ce ne serait pas la première fois qu’il fait la connerie d’agir et de se manifester quand on ne lui a rien demandé … Mais son caractère un peu en dehors des réalités et très sociable le poussait à agir ainsi. Pourtant une chose le fit se calmer directement, la réaction d’Hiro … Il venait de mettre le militaire dans de beaux draps par sa simple intervention et ce dernier tentait tout de même de réparer les pots cassés, allant peut-être même jusqu’à risquer sa carrière … C’était de sa faute ? Koichi ressentit comme un pincement au cœur à cette pensée et vint se coller dans le dos du militaire en accrochant son bras. C’était de sa faute en partie, il n’avait fait qu’envenimer les choses un peu plus. Les pouffements des autres autour et la colère du soldat n’était pas là pour rassurer le plus jeune dans son raisonnement. Il avait même peur d’ouvrir la bouche maintenant, il avait fait assez de dégât comme ça, il en était conscient. C’est alors que cela se termina sur une phrase cinglante de son supérieur et une acceptation forcée de la part d’Hiro qui prit la main du plus jeune en l’embarquant à sa suite.

Koichi ne put ignorer les moqueries et les sifflements des autres soldats sur place jusqu’à ce qu’ils se soient assez éloigner pour ne plus les entendre. Le silence domina entre les deux hommes, Koichi n’osait plus ouvrir la bouche et en voyant la colère du militaire il ne se risqua pas à lui faire des excuses immédiatement. Pourtant le patient ne se retenu pas plus longtemps en voyant qu’ils s’approchaient désormais des cellules en sous-terrain et d’un air paniquer s’excusa pour son comportement. "Je t'avais dis de ne pas t'en mêler." La réponse du blond-brun lui fit un pincement au cœur qui se mit à tambouriner plus fort dans sa poitrine.

« Pardon … Je suis désolé … Tu es fâché contre moi ? »  Demanda le patient qui n’avait quasiment pas le moindre doute sur la réponse qu’il allait lui donner. Si seulement il lui répondait …

Peut-être que le militaire lui en voulait et qu’il ne voudrait plus le voir après l’avoir enfermé … C’était une chose qui lui déchirait le cœur d’avance, même s’ils venaient de se rencontrer, le jeune homme était déjà beaucoup attaché à cet homme qui avait quelque chose d’attractif pour lui. Il avait cette envie de rester avec lui et de lui parler pendant des heures sans que le temps ou les devoirs ne les séparent. Une sensation étrange pour le patient qu’il ne s’était jamais autant entiché de quelqu’un en si peu de temps … Le militaire finit son action en rejoignant les prisons capitonnés qui donnait la chair de poule à Koichi rien que de les voir. Le patient se fit plus curieux sous les investigations du militaire et lui vint alors une idée pour détendre l’atmosphère et faire descendre la colère du soldat. Il lui posa des questions sur les propos de son supérieur qui lui avait donné des ordres un peu spéciaux. Ce n’est que quand le blond à pic annonça la couleur que sa réaction ne se fit pas attendre. "Quoi ? Mais non !" Koichi sentit un nouveau pincement alors qu’il se redressait un peu, observant Hiro d’un air peiné. "Le colonel n'était pas sérieux en disant ça tu sais ? Il ne faisait que me provoquer. Non, on ne se « bécotera » pas aujourd'hui mon petit Koichi si ça peut te rassurer." Le rassurer ? Il ne savait pas si c’était le mot exact mais la définition de ce qu’il ressentait en ce moment était bien l’inverse. Mettre un mot là-dessus était impossible dans le cas immédiat, mais cela ne le rassurait pas plus que cela …

"Tu as vraiment cru qu'il m'avait donné cet ordre ? Ça ne t'as pas paru étrange dans l'armée ?" Lui qui n’était jamais sortie de sa chambre d’hôpital pour voir le monde extérieur et qui n’avait pas de quoi se documenter sur le sujet ne faisait qu’imaginer ou monter lui-même dans son esprit une théorie qui se rapprocherait de la réalité, il ne pouvait se fier qu’à ce qu’il était témoin. Alors, avec sincérité, le patient lui répondit par un signe négatif de la tête comme si ça avait pu être possible que des choses de ce genre se passent dans l’armée. "T'es mignon." Affirma Hiro en suivant ses paroles d’une petite caresse sur le plat de sa joue, le laissant un certain moment dans un état de surprise. Son esprit était embrumé, il ne comprenait pas ce qui se passait en ce moment dans tout son être suite à cet évènement éphémère mais qui toucha pourtant profondément Koichi. Sur le moment c’est l’envie de l’étreindre qui le prit, mais il lui fut impossible d’amorcer le moindre mouvement. Il se passait bel et bien quelque chose, c’est pour cette raison qu’il profita de cette sensation en silence. "En revanche il était sérieux quand il parlait de cellule..." Cet indication le fit revenir à lui, écarquillant un peu les yeux avant de secouée la tête en tous sens comme pour convaincre le militaire avec son regard de ne pas commettre une telle chose … "Dis moi... Qu'est-ce qui te fais si peur en bas pour ne pas vouloir y aller ?"

Bien trop de chose l’effrayait en bas … C’était le lieu propice à tous les crimes et les sévices de ces créatures infâmes. Le noir, les ténèbres de la folie, la solitude, l’isolement … Tant de choses qui ne pouvait rassurer personne même pas quelqu’un parfaitement saint d’esprit ou courageux … Le patient resta d’abord silencieux, le regard tourné vers les barreaux des portes capitonnées sans vraiment les voir. Il était pensif, les yeux perdus dans le vide infini de ses pensées le forçaient à se rappeler tout ce qu’il y avait vécus depuis son internement dans cet hôpital qui remonte à des années. "Tu n’es pas comme les autres", "la folie t’habite, tu es dangereux pour les autres et pour toi-même", "il faut t’enfermer quelque part pour que le monstre que tu es ne puisse pas faire de mal à qui que ce soit". Des paroles qui encore aujourd’hui ne peuvent être oublié, il en était venus à se dire que c’était peut-être vrai, il n’était pas normal c’est certain, mais que ce qu’il voyait ou entendait était le fruit de son imagination dérangé. Qu’il avait mérité son sort et que c’était la seule manière de l’éloigner des autres pour les protéger de sa folie … Mais une part de lui se disait que les autres ne croyait pas à sa détresse et aux agressions paranormale qu’il subissait …

« Je suis terrorisé rien qu’à l’idée de traversé ce couloir … » Dit-il en brisant enfin le silence. « Je vis des choses ici que personne ne voudrait connaître, je suis prisonnier de mon propre mal … » Son regard se pose alors sur le visage du soldat, lumière dans sa vie qui réussissait à l’apaiser dans l’ombre. Le remède à toutes ses phobies. Mais il ne pouvait pas lui dire … Il ne pouvait pas risquer de passer encore plus pour un déranger qu’il ne l’était déjà. C’est en disant la vérité qu’il avait été enfermé, en avouant être habité par des forces démoniaque que les médecins l’ont diagnostiqué schizophrène. Proie des démons et des médecins il ne pouvait que garder le silence, c’était son seul droit … Alors il allait une fois de plus dire ce qu’on lui a répété et qui au yeux de la société semble le plus plausible … « Je … Je suis atteint de paranoïa avancé, ce que je vois n’est pas réel, mes cauchemar, les agressions que je subis sont simplement dû à mon esprit tordu par la folie que je m’inflige tout seul … »  Il répète bêtement les propos avec lesquelles les psychologues lui ont bourrés le crâne pendant tant d’année. « C’est ici, quand personne ne peut entendre mes appels à l’aide, que je suis isolé face au danger que mes troubles se manifeste le plus. » Il voulait ajouter qu’il s’agissait de l’explication des professionnels mais préféra garder cela pour lui. Relevant le regard en direction d’Hiro il se tut de nouveau, attendant simplement de voir la réaction du soldat et priant dans son for intérieur pour ne pas s’attirer son dégoût. Il ne manquerait plus que ça, de le perdre lui aussi …

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Ikeda Hiro
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Jeu 22 Nov - 17:05
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Hiro venait sans doute de se prendre la honte de sa vie et accessoirement presque perdre son boulot. Le militaire se doutait qu'il ne fallait pas qu'il reste dans les parages, c'est pourquoi il s'enfuit suivit du jeune patient vers les cellules. Lorsqu'ils y arrivèrent le blond brun batailla avec la serrure et les clefs qu'on lui avait confié. Il faut dire que ses nerfs ne l'aidaient pas vraiment à se concentrer sur son geste. Le militaire tourna alors son regard vers le plus jeune et lui demanda ce qui lui avait prit. Il lui avait bien dit de ne rien faire. Devrait-il être plus claire à l'avenir ? Le blond sembla vraiment touché par ces paroles et le blond brun tenta de garder son air un peu accusateur mais c'était difficile. En effet le regard blessé du pauvre Koichi touchait Hiro. Il avait l'air abattu, lui qui était si plein de vie. Sa petite voix s'éleva en s'excusant avec sincérité. Il demanda s'il était fâché contre lui comme un enfant prit en faute. C'était absolument adorable. La dureté des traits du militaire s’apaisa presque instantanément dans une expression désolée. Mais il redevint vite neutre. « Non... Non je ne suis pas fâché. » Répondit-il avec un petit sourire amusé. « Mais fais attention, écoute moi à l'avenir. » Le prévint le plus grand avec une certaine autorité qui revenait peu à peu. Il se concentra de nouveau sur sa tâche et parvint enfin à ouvrir cette foutue porte.

Mais le blond avait l'air totalement paniqué à l'idée de descendre faisant se poser des questions au militaire. Qu'est-ce qu'il ne savait pas sur cet endroit ? Finalement Koichi changea du tout au tout en posant une question le sourire aux lèvres. Cela faisait penser au blond brun que si le jeune homme était ici c'était sans doute pour bipolarité aggravée. Mais Hiro n'était pas psychologue et ne pouvait être sûr de rien. La question posée par le patient avait bien plus accaparé l'attention du plus âgé. Il lui demanda s'il allait s'embrasser comme l'a suggéré le supérieur du militaire. Ce dernier ne tarda pas à réagir. Il était d'ailleurs tellement absorbé par la réponse à fournir qu'il ne vit pas l'air déçu du patient. L'absence de réaction de plus jeune fit réaliser au blond brun qu'il y avait quelque chose d'étrange. L'air abattu du blond lorsqu'il répondit par la négative d'un signe de tête lui fit comprendre la bourde qu'il venait de faire... Le patient voulait... Plus ? Sans doute, Koichi n'avait pas eu l'occasion de flirter avec beaucoup de monde à travers les quatre murs blanc de sa prison. Pour peu qu'il soit de ce bord et que le militaire soit à son goût, ses hormones devaient le titiller légèrement. Il ferait plus attention à l'avenir. Le plus grand fini par lui dire qu'il était mignon. Parce que c'est ce qu'il pensait et que le patient avait l'air d'être relativement équilibré. Bon il avait quelques petits moments de folies mais rien de graves. Ce qui fait qu'Hiro ne s'inquiétait pas du fait de le trouver mignon ou même du fait que le patient ait envie de flirter un peu avec lui.

Au contraire sa rendait le moment plus agréable mais pour l'instant quelque chose de plus important l'inquiétait. Pourquoi ces cellules inquiète tant le plus jeune. Lorsque le militaire les mentionna Koichi sembla bien plus mal. Il fini alors par lui poser la question qui fâche... Qu'est-ce qui lui faisait si peur là, en bas ? Après sa question le blond se mura dans un silence, inquiétant le plus âgé qui espérait ne pas avoir fait peur ou rappeler de souvenirs douloureux au plus jeune. Un regard attentif aux pupilles du patient lui donnèrent sa réponse. Souvenirs douloureux. Bien joué quel con. Hiro s'apprêtait à parler et intervenir auprès du blond quand ce dernier sortit finalement seul de sa légère transe. Le militaire ne pouvait s'empêcher de se dire que s'il avait pu deviner ce que pensait Koichi à ce moment là et qu'il arrive aussi bien à l'anticiper et à lire en lui c'est peut-être qu'il n'a plus rien à faire ici... Pourquoi ne pourrait-il pas être saint, qu'importe la pathologie qu'on lui a attribué, ne guérit-on pas de ce genre de choses un jour ?

Le blond brun commençait à y croire en tout cas et il espérait qu'il était suivit aussi à ce sujet et peut-être les docteurs avaient préparé sa sortie prochaine. Il l'espéré en tout cas, il faudra qu'il se renseigne après tout ça. Mais pourquoi s'intéressait-il autant de l'état mental du jeune patient ou tout du moins pourquoi voulait-il absolument prouver qu'il n'avait rien d'un malade mental. D'autant que ce qui suivit tendait à lui donner tort. Le plus jeune dit qu'il était effrayé à l'idée de traverser ce couloir faisant un peu baissé la tête au plus grand. Il s'en voulait de lui faire revivre cela mais c'était nécessaire. Il avoua alors qu'il était prisonnier de son propre mal et qu'il était atteint de paranoïa avancée... Le visage du militaire fut marqué par la surprise, sa flamme de confiance vacillant dangereusement dans son regard vert, durant un instant avant de fixer à nouveau le patient dans les yeux. Le blond poursuivit pourtant en confiant ses angoisses et cauchemars dans ses nuits de solitudes. Ses mots suinté la neutralité mais l'horreur des propos aurait fait frissonner n'importe qui. Quelle horreur lorsque votre esprit vous torture et que les autres ne sont pas plus compréhensif à votre égard. Mais ce n'est pas dans un asile qu'il va aller mieux loin de là. Pourtant le regard sévère du militaire se planta dans les prunelles du plus jeune.

Il s'éloigna un peu sans un mot. La colère était lisible sur son visage. Le blond brun s'appuya d'un bras contre une porte de cellule observant les alentours, un air contrarié sur le visage. « Je ne te crois pas. » Dit-il simplement. Il fit un signe négatif de la tête avant de se retourner pour regarder le plus jeune dans les yeux. « Je ne veux pas croire que tu sois fou. » Lui dit le plus âgé. Il en était sûr maintenant. Pour la simple et bonne raison que le premier à nier, le premier à clamer haut et fort que ce n'est pas de la folie mais bien réel est le fou lui même. Les autres sont des victimes d'hallucinations et de rêves éveillés, ça ne fait pas d'eux des malades mentaux à enfermer dans un asile par sécurité mais des personnes avec des problèmes mentaux qu'il faut soigner avec de simples thérapies et quelques médicaments. Tout du moins s'il ne lui a pas mentit, le blond n'a pas à être ici. Mais comment savoir s'il n'a pas un autre problème caché. Il faudra vraiment qu'il se renseigne à son sujet... Le militaire fixa le blond avec sérieux. « Tu sais, je crois que c'est le monde qui devient fou... Ce que je pense c'est qu'avec l'apparition des sorcières on ne peut plus être sûr de rien, n'est-ce pas ? Il y a peut-être une chance que la folie que l'on t'a attribué ne soit pas complètement dû à ton propre esprit. Du moins peut-être ? » Le militaire sembla perdu et marcha un peu avant de se tourner vivement vers Koichi.

« Mais bon sang, cette attaque n'est pas une coïncidence, je ne veux pas y croire. » Le militaire s'avança alors vers le jeune homme et lui prit les épaules avec douceur.« Tu n'es pas seul, tes démons intérieurs ne peuvent te hanter pour l'instant donc détends toi et profites-en pour souffler. » Il ne savait pas à quel point il avait bien choisit ses termes mais il était sûr qu'avec cette affaire ce n'est pas dans la logique qu'ils trouveraient des réponses. Ce n'est pas son rôle d'enquêter mais si on l'a mit là parce que soit disant il s'y connaissait en sorcières autant faire ce que les autres ne pourront pas. Et s'il y a bien une chose qu'il a apprit sur elles, c'est qu'il ne faut pas chercher dans la logique mais bien là où pense le moins à chercher. Peut-être que son approche peu conventionnelle allait porter ses fruits, en tout cas ça valait le coup de vérifier. Peut-être le militaire serait encore plus ouvert d'esprit après cette affaire si ses suppositions et sa méthodes s'avèrent efficaces. Le militaire observa les prunelles du plus jeune et ce qui lui avait confier lui avait fait mal et l'angoissait pour lui. Il se laissa aller alors à le prendre dans ses bras. Il le serra contre lui avec douceur pour le rassurer. Ce qu'il s’apprêtait à lui demander pourrait le bousculer un peu trop... « Est-ce que ce serait trop te demander de... » Commença Hiro en éloignant un peu le blond de lui pour l'observer.

« De me raconter ce que tu vois et où est-ce que ça se manifeste le plus... » Demanda Hiro qui se disait qu'il avait peut-être plus de chance que les inspecteurs qui jouent les gros bras là haut. Et là au moins il était sûr que le patient ne serait pas traumatisé ou blessé. Avec un peu de chance il ferait la lumière sur cette histoire et pourrait peut-être mettre en lumière le fait que Koichi n'est pas fou. Ou alors il s'est complètement trompé, s'est encore fait avoir à cause de ces maudites sorcières et mériterait une bonne nuit de sommeil.
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Ven 23 Nov - 21:42

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"Non... Non je ne suis pas fâché." Cela pouvait sans doute paraître stupide mais malgré le peu de temps depuis lequel ils se sont rencontrés, son avis était important pour lui. Koichi se sentait toujours coupable lorsque quelqu’un avait des ennuis par sa faute. "Mais fais attention, écoute moi à l'avenir." Tel un enfant que l’on était en train de gronder, le blond opina positivement de la tête en baissant les yeux trouvant tout à coup un certain intérêt au sol qu’il avait l’habitude de contempler tous les jours depuis maintenant des années. Il ne voulait plus qu’une telle erreur se reproduise, mettre en colère Hiro ou le contrarié lui faisait bien plus de mal qu’avec une autre personne … Pourtant dieu sait qu’il était particulièrement sensible à l’état émotionnel d’autrui, mais avec le militaire il y avait quelque chose de différent qui lui piquait le cœur à chaque fois que le blond-brun lui reprochait quelque chose. Sans doute le beau soldat lui avait tapé en plein dans l’œil et étant donné la discrétion du bonhomme, c’était obligé que ses expressions ne passent pas inaperçus. Comme ses questions, sa maladresse le ramenait toujours au même point de départ, il mettait les pieds dans le plat, et pas qu’à moitié !

Alors que la conversation égayait le cœur du patient, il fut contraint de perdre son expression de joie et son sourire qui se remplaça peu à peu par une certaine angoisse. Koichi jeta un regard mal assuré vers les cellules quand le soldat y fit référence, se demandant ce qui pouvait bien lui faire peur ici … Il le prendrait pour un taré s’il lui disait la vérité … Pas qu’il lui mentait en lui expliquant le symptôme de sa maladie, après tout il ne faisait qu’expliquer ce que les psychologues lui ont dit et répété en boucle. Assez de fois pour qu’il connaisse même leur discours par cœur. "Je ne te crois pas." Un ton qui fit redresser son attention vers le blond-brun qui faisait les cents pas dans le couloir capitonné … C’est fou comme il avait le chic de le mettre en colère même sans s’en rendre compte … Immédiatement le cœur du blond se mit à tambouriner en fixant Hiro qui s’arrêta pour planter ses prunelles déroutantes dans les siennes. "Je ne veux pas croire que tu sois fou." Koichi entrouvrit alors la bouche comme un poisson hors de l’eau et la referma immédiatement en plissant les yeux. Il fouillait dans sa mémoire, cherchant ce qu’il avait pu dire qui aurait pu le mettre hors de lui comme ça … Mais bien entendu rien ne lui vint tout de suite à l’esprit … Il avait beau se creuser les méninges, rien ne lui venait …

Fou il l’était, ce n’était pas vraiment un secret, mais au stade que les médecins voulaient bien le croire, même le patient avait des doutes. Il était persuadé que tout ce qu’il voyait était réel, et au fond de lui il le savait. Mais quelque part il avait peur qu’à en être si certain, il se plonger seul dans une illusion qui était les fruits de la folie. L’hôpital psychiatrique ne l’aidait pas vraiment à se faire une idée sur la question, mais plutôt que d’en parler à un militaire au risque qu’il révèle tout à son supérieur sur la démence de ce garçon et demander qu’on le condamne, il préférait ressortir le discours censé des experts. "Tu sais, je crois que c'est le monde qui devient fou... Ce que je pense c'est qu'avec l'apparition des sorcières on ne peut plus être sûr de rien, n'est-ce pas ? Il y a peut-être une chance que la folie que l'on t'a attribuée ne soit pas complètement dû à ton propre esprit. Du moins peut-être ?" Le jeune patient essayait vraiment de faire un effort pour suivre son raisonnement mais il était vite largué … Il avait compris le sens général de son hypothèse, mais de là creuser plus profond dans cette réflexion était mission impossible …

« Ah tu attendais que je réponde ? » Demanda Koichi qui se réveillait un peu en sursautant comme s’il émergeait d’un long rêve. Toujours dans la lune habituellement mais si en plus on lui compliquait la tâche en le forçant à réfléchir, on le perdait …

"Mais bon sang, cette attaque n'est pas une coïncidence, je ne veux pas y croire." Le patient eut une expression de surprise à entendre le soldat pester. Sans doute avait-il depuis bien longtemps laissé tomber l’idée de se faire aider par Koichi dans ses démarches, et il avait bien raison, ce serait un gain de temps considérable. Alors que le policier semblait en plein débat avec lui-même, le blond à pic le regarda faire en silence, après tout il n’y a que comme ça qu’il pouvait l’aider … C’est alors que le plus jeune revint à la réalité en sentant la douceur du geste du militaire qui s’était en un clin d’œil avancé dans sa direction pour poser les mains sur ses épaules. Koichi était comme absorbé par sa voix, son regard et sa bouche s’entrouvrit comme s’il était en train de contempler la chose la plus belle qu’il ait jamais vue. On aurait presque dit qu’il venait de voir un ange et dans un sens Hiro faisait un peu office d’ange gardien, à en réfléchir par tout ce qu’il s’est passé. "Tu n'es pas seul, tes démons intérieurs ne peuvent te hanter pour l'instant donc détends toi et profites-en pour souffler." Soudain ses yeux s’agrandirent et ses pupilles se rétractèrent à la prononciation de ce simple mot … Hiro ne se doutait pas à quel point il avait choisi ses paroles avec une précision effrayante …

Ou alors se doutait-il peut être déjà de quelque chose, mais Koichi n’avait pas la logique d’y penser … Le plus jeune se tendit un peu essayant de parler, de défendre cette cause mais aucun mot ne sortit. Hiro avait parlé à sa place, c’est comme s’il n’avait pas la force de le contredire parce qu’il s’agissait simplement de la triste vérité. Contre toute attente, le militaire le serra contre lui, dans une étreinte qui surprit un peu le patient avant de laisser porter par la sensation de chaleur rassurante et d’à son tour rabattre ses bras dans son dos. Il ne savait pas depuis combien de temps il n’avait pas eu ce genre d’attention. Les fois où ça a dût arriver depuis son enfermement était tellement rares qu’il n’était pas sûr de se souvenir de ce que ça faisait que de prendre quelqu’un dans ses bras … Mais maintenant il se souvenait, bien que cela semble nouveau pour lui, le patient se sentait bien ainsi. "Est-ce que ce serait trop te demander de..." La coupure soudaine dans sa phrase fit rouvrir les paupières de Koichi pour observer le visage de son interlocuteur alors que ce dernier s’éloignait un peu comme s’il allait lui demander quelque chose d’important. Et ça l’était, Koichi le ressentait avant même qu’il ne commence à parler. "De me raconter ce que tu vois et où est-ce que ça se manifeste le plus..." Une fois encore c’est l’angoisse qui glissa son voile sur son visage alors qu’il se reculait un peu, regrettant presque déjà de devoir passer pour une personne irrationnelle face à ce qu’il voyait.

« Je ne veux pas que tu me vois différemment … Enfin … Je ne veux pas que tu me fuis après ça … » Koichi avait toujours été honnête et ce qu’il vivait était loin d’être un conte de fée que n’importe qui pouvait entendre. Même si Hiro était un homme de l’armée et qu’il avait déjà dû en voir des vertes et des pas mûres, cette réalité-là faisait froid dans le dos … « Imagine-toi ne serait-ce qu’un instant devoir être enfermé pendant plus de 24h, dans le noir, sans fenêtre pour voir la lumière du jour, seul et sans rien faire … Comment ton esprit réagirait selon toi ? » Cela n’avait rien d’un test et encore moins d’un reproche, mais il voulait juste avoir un avis extérieur sur la question, pour savoir si même un homme préparer à toutes éventualité pouvait faire face à une situation comme celle-là … Mais puisque les sensations sont plus prenantes, le jeune patient prit délicatement la main du soldat et amorça un mouvement pour lui faire signe de le suivre. « Viens avec moi, je vais te montrer … » Lui proposa le jeune homme qui ne bougeait pourtant pas.

Il avait beau être peu stable d’esprit, il savait tout de même qu’un patient d’un asile psychiatrique pouvait être craint à prononcer ce genre de phrase … Alors il attendit un instant que le militaire fasse le premier geste pour l’entraîner à sa suite dans une douceur mesuré jusqu’à l’une des cellules d’isolements ouverte. Il se posta au centre de la pièce sentant son cœur recommencer à tambouriner douloureusement dans sa poitrine … C’est fou ce que cet endroit pouvait lui faire peur … Même s’il n’était pas seul et que la porte était toujours ouverte, il ne pouvait pas s’empêcher d’avoir peur … Mais il prit son courage en main, plantant son regard dans celui d’Hiro qui lui donna la force nécessaire pour poursuivre sa démarche. Il se plaça finalement au centre de la cellule et s’assit en tailleur. Il fit un petit geste, invitant le soldat à en faire de même. Le pauvre ne devait pas savoir où voulait en venir Koichi ni même ce qu’il cherchait à faire … Mais parfois les choses semblent plus compréhensibles quand elles sont vus par ses propres yeux … Une fois installé et le silence revenus le blond plongea ses iris dans celles du soldat.

« Qu’est-ce que tu vois autour de toi ? » Pour Koichi c’était la pénombre qui l’engloutissait tout entier, des ombres invisibles qui se tapissaient dans les ténèbres et des regards qui les fixaient. « Comment tu te sens ? » Il voulait être persuadé que cette crainte était partagé, être sûr qu’il n’était pas le seul à ne pas sentir cet endroit et que le militaire pouvait être capable de l’aider avec sa propre expérience … « C’est ça que je vois et que je ressens tous les jours … Et plus le temps passe, plus j’étouffe. Il y a quelque chose qui profite de mes faiblesses et qui joue avec moi … Je ne suis pas fou, je sais que quelque chose me veut du mal … Elles sont accrochées à moi, elles ne me lâchent pas … Je ne sais pas si tu peux les sentir toi aussi, mais ils sont là et ce ne sont pas des sorcières … Ils se sont déjà présenter à moi dans mes cauchemars et je suis leur esclave. Cette prison est leur terrain de jeu favoris, parce qu’ils savent que j’aurais beau crier, personne n’entendras mes appels à l’aide … » Un discours à glacer le sang, mais la voix qu’il avait traduisait clairement sa douleur et la profonde angoisse qui le faisait trembler encore en ce moment … Le militaire a voulus la vérité, il l’a eus … Mais la véritable souffrance maintenant était l’attente avant que sa réaction n’éclate, est-ce qu’il allait essayer de le comprendre ou simplement s’en aller en courant ? Koichi espérait du fond du cœur ne pas avoir fait une nouvelle bêtise, il s’en mordrait les doigts tout le restant de ses jours …

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