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Our Nightmare dominates... | Ft. Silas
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Sam 22 Sep - 12:09

Our Nightmare dominatesYOKOYAMA Silas & NISHIMURA Koichi

Cela faisait plus d’une heure déjà que la petite figurine d’arlequin tournoyait sur elle-même en jouant la mélodie de la "Lettre à Elise" apaisant le propriétaire de la boîte à musique. Ses yeux étaient comme fixés sur le personnage qui dansait en face de lui. La mélancolie et la tristesse venait remplir son cœur ce soir et le fait qu’il n’ait eus aucune visite aujourd’hui était certainement la cause de son affliction … Pourtant ce n’était pas la première fois qu’il ne reçoit aucune visite de proches, le temps où sa mère avait cessé de venir le voir, il n’avait personne qui se souciait de son existence ou plutôt les gens ne la connaissait même pas … Mais ces dernières semaines il a fait plusieurs rencontre qui ont changé sa vie, emplissant son cœur d’une joie nouvelle. Rencontrer son idole en vrai, lui prouvant que les rêves peuvent devenir réalité, faire la connaissance d’une personne similaire à lui en de nombreux points et partager des moments de joie en dehors de cet hôpital lugubre. Et puis il y avait aussi cet homme au grand cœur … Un militaire froid d’apparence, une force de la nature qui se bat pour ses principes et la justice. Il lui avait sauvé la vie, il changeait peu à peu son cauchemar en un rêve qui grandissait de jour en jour … Hiro … Il lui avait promis de revenir le voir bientôt, quand il ne serait pas en service et que la base lui donnerait une journée de repos …

Un léger sourire se dessina sur ses lèvres à cette pensé alors que la douce mélodie de la boîte apaisait son cœur. Fermant les yeux en se remémorant tous ces souvenirs qui ont changé son existence, ceux qui lui redonne espoir et le pousse à aller de l’avant pour combattre sa maladie une bonne fois pour toute … Il avait des gens à rendre fier maintenant et il voulait aussi leur prouver que c’est pour eux qu’il se battait. La porte de sa chambre s’ouvrit sur Chisa, son infirmière qui venait sans doute lui dire qu’il était l’heure de dormir. Et en effet la demoiselle soupira légèrement en faisant une moue de reproche au blond à pic. "Koichi, il est l’heure …" Les yeux de la jeune femme se posèrent sur la table de chevet, s’assurant comme toujours qu’il avait pris ses médicaments pour la nuit. Le patient la laissa ranger son espace et jeter le verre en plastique vide dans une corbeille.

« Chisa … Est-ce que quelqu’un est venus pour moi à l’accueil aujourd’hui ? » Lui demanda Koichi en regardant son reflet dans la petite glace de la boîte à musique. La jeune femme lui fit un regard désolé suivit d’un signe négatif de la tête. Un air de tristesse passa sur le visage du blond avant qu’il n’esquisse un petit sourire d’espoir. « Alors il viendra demain … »

Il lui avait fait la promesse de revenir, il ne le laisserait pas tomber et lui avait même promis de l’emmener en balade, découvrir de nouveaux endroit. Apprendre comment il voyait le monde à sa façon … Des visions de lacs et de paysages de campagne apparut alors dans son esprit faisant pulser son cœur avec passion. L’infirmière lui adressa un sourire tendre puis récupéra sa boîte à musique pour la lui poser près de lui et déposer un baiser sur son front. Cela faisait des années maintenant que cette femme s’occupait de lui. Koichi la connaissait bien et elle était une des seules qui l’aidait à tenir le choc des lourds traitements qu’il subissait. "Bonne nuit Koichi." La jeune femme quitta la pièce et alors qu’elle commençait à refermer la porte délicatement, elle arrêta son geste pour passer la tête une dernière fois. "Et pas de boîte à musique ..." Le patient arrêta son geste qui se dirigeait lentement vers son précieux objet finissant par se résigner pour se recoucher. Elle le connaissait bien depuis le temps, malgré tout ce comportement lui fit esquisser un sourire et elle quitta définitivement sa chambre laissant une nouvelle fois le silence planer autour de lui. Il ignorait à ce moment-là que c’est la dernière fois qu’il verrait son visage … Un frisson d’effroi parcourut le blond alors qu’il rabattait les couvertures sur lui en fermant les yeux.

Chaque nuit était une nouvelle épreuve pour lui, affronter le noir qui dissimulait ses pires peurs, devoir combattre sa solitude et se défendre seul en cas de crise … Mais il savait que ce monstre devait être là, quelque part avec lui, attendant le moment propice pour sortir de la pénombre et essayer de le tuer une nouvelle fois … Enfouissant le bas de son visage dans les couettes, il laissa son esprit vagabondé avant que ses yeux ne se rouvrent d’un seul coup, percevant un bruit inquiétant venant du couloir de l’hôpital. Son cœur s’affola tandis qu’un nouveau frisson le transperça. Cela pouvait être n’importe quoi … Une infirmière ou un patient qui passe, le vent, ou cette chose … Le patient déglutit difficilement se retournant dans son lit pour essayer de ne pas se laisser envahir une nouvelle fois par l’angoisse. Cette fois ce fut une plainte étouffé qui attira l’attention de Koichi, le faisant se redresser dans son lit. L’effroi l’empêchait de bouger, il ne voulait pas aller voir ce qui se passe là dehors … Il voulait voir Chisa … Il fallait qu’il lui demande de rester à ses côtés le temps qu’il s’endorme …

Se redressant hâtivement pour sortir du lit, le patient bondit presque vers la porte, ouvrant le battant dans la précipitation, guider par les pulsations de son sang dans ses veines et son instinct de survie qui lui criait de fuir … Sa main tremblante se crispa sur la poignet alors que son regard tentait de s’habituer à l’obscurité, tentant de percevoir quelque chose dans les ténèbres … C’était l’une des nombreuses raison pour laquelle il avait peur du noir … N’importe quoi pouvait s’y dissimuler attendant qu’une proie se rapproche doucement … Koichi se mit à paniquer à cette simple pensé alors qu’il parcourait le couloir en longeant le mur, regardant autour de lui, attentif au moindre bruit suspect … Ses yeux se plantèrent sur le fond du couloir en pensant entendre une voix familière …

« Chisa … » Marmonna le blond en s’approchant du bout du couloir. « Chisa, c’est toi ? » Demanda-t-il une nouvelle fois, étrangler par la peur. Le blond à pic parvint finalement au bout du couloir où il aperçut deux silhouettes … L’une était couché par terre tandis que l’autre était penché sur cette dernière. Le jeune homme avait du mal à voir distinctement la scène d’horreur qui se jouait devant lui, il ne savait pas qui était ces deux ombres qui se redessinait face à lui.

C’est alors que l’une des deux silhouettes éclaira les lieux d’une boule de feu qui apparut dans sa main, éclairant ainsi son visage pour apercevoir les traits d’un homme au regard sombre, animé par une lueur de folie que Koichi connaissait que trop bien … Une expression malveillante et engendré par la soif de sang … Les membres du blond se mirent à tremblés alors qu’il s’apercevait avec horreur que la deuxième personne se trouvant au sol, c’était elle … Chisa … A peine Koichi eut compris ce qui était en train de se passer, que la boule de feu fut jeter sur son corps inerte, faisant disparaître la jeune infirmière dans les flammes … Le patient plaqua violement une main contre sa bouche alors qu’il fut pris de nausées violente sous cette vision d’horreur. Les larmes montèrent jusqu’à ses yeux, se déversant le long de ses joues alors qu’il se retint au mur pour ne pas manquer d’équilibre. Tout cela ne devait être qu’un cauchemar … C’est encore son imagination qui lui jouait des tours, ce n’était pas réel … Le bruit qu’il avait fait en se rattrapant au mur avait fait lever la tête du meurtrier à l’endroit même où il était dissimuler … Prit de panique, le patient colla son dos contre le mur, gardant les mains fermement contre sa bouche pour ne pas émettre le moindre bruit. Ses yeux se fermèrent en attendant que l’individu s’en aille loin d’ici, ou que ce cauchemar prenne fin et qu’il se réveil en sueur au beau milieu de sa chambre d’hôpital …

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Dim 23 Sep - 0:55
Our Nightmare dominates...

Elle fera une proie facile. C'est tout de suite ce que s'est dit Silas lorsqu'il a rencontré cette Chisa. C'était un pur hasard, comme c'est souvent le cas, ou alors un petit coup de pouce du destin pour lui. Il sortait d'un Starbucks, non loin de la gare de Shibuya, alors qu'il revenait d'un déplacement professionnel. Son gobelet de café à la main, il quittait la boutique, un peu absorbé par un texto qu'il venait de recevoir et évidemment, il a fallu qu'il la bouscule, renversant son breuvage bouillant sur le bitume. Il a un peu râlé en constatant que cela avait éclaboussé ses jolies chaussures de ville cirées. C'était de sa faute, pourtant la jeune femme s'était confondue en excuses et avait lourdement insisté pour lui repayer sa boisson. Silas est un homme riche, il aurait pu simplement refuser et aller s'en payer un autre, mais bon, il ne refusait jamais de se faire offrir un petit quelque chose et elle semblait vraiment y tenir. Elle en a profité pour se commander quelque chose elle aussi, un thé bien chaud et ils se sont installés à une petite table pour discuter. Silas avait rapidement compris qu'il lui avait tapé dans l’œil. Elle l'a facilement reconnu, ce beau et séduisant présentateur qui passait presque tous les soirs à la télévision pour présenter les actualités. Comme beaucoup d'autres femme, elle le trouvait plus que charmant et il se montrait tellement courtois et bien élevé ! Ils ont beaucoup discuté et elle lui a un peu expliqué d'où elle venait, le travail qu'elle faisait, ce genre de choses. Ils en sont restés là ce jour-là, mais Silas, écoutant son instinct, s'est mis dans la tête d'enquêter un peu sur cette fille. Et quelques jours plus tard... bingo.

Cela lui a pris quelques jours. Il a trouvé son adresse et s'est mis à la suivre dans l'obscurité, suivant le moindre de ses faits et gestes. Une nuit, il s'est installé sur le bord du toit de la maison d'en face, sous des trombes d'eau, protégé par son long manteau noir, encapuchonné, presque invisible dans la nuit. Une jambe se balançant négligemment dans le vide, il l'avait observé par ses fenêtres pendant de longues heures alors qu'elle passait de pièce en pièce, menant sa petite vie tranquille. Elle rentrait souvent très tard de son travail ou alors elle y passait carrément la nuit, mais de temps à autre, elle rentrait chez elle, notamment lors de ses jours de congé. Vraiment, ça n'a pas été facile de la surprendre. Pourtant, cette nuit-là, elle s'est trahie. Elle a utilisé ses pouvoirs, un bref instant. Les yeux de serpent de Silas ont brillé dans la nuit ce soir-là... il s'est alors préparé à agir.

Le sorcier n'a jamais été quelqu'un de très patient. En revanche, il est très doué pour s'infiltrer un peu partout, même dans des endroits bien gardés et surveillés comme cet hôpital. Il a plus d'un tour dans son sac et ses charmes de lamia ou son poison n'y sont pas pour rien dans sa réussite. Il fait déjà nuit, il est tard et la plupart des couloirs sont déjà plongés dans le noir, presque tout le monde dort. C'est le moment rêvé pour agir. Il a appris par cœur l'emploi du temps et le programme journalier de la sorcière, il pense savoir dans quelle partie du bâtiment le trouver à cette heure-là. Tout habillé de noir, il porte comme d'habitude son long manteau à capuche sombre, histoire de rester discret, ainsi qu'un masque, noir lui aussi. Si son visage n'était pas aussi connu, il s'en serait passé, mais là, il n'a pas vraiment le choix, il ne peut pas se permettre de prendre de risque quand il chasse la sorcière... Ce n'est pas un masque intégrale et lourd à porter, non, c'est un masque léger, qui se tient seulement sur les yeux. Un masque inspiré du style vénitien, fait en métal très fin et très léger, avec quelques discrets petits diamants incrustés. C'est que même dans ces moments-là, il soigne son style. Il y tient.

Après avoir évité quelques infirmières, sachant que les caméras sont coupées pendant encore une bonne heure, il finit par la trouver. Elle vient de sortir de l'une des chambres d'un patient. Un sourire aux lèvres, il se glisse comme une ombre derrière elle, la suivant sur quelques mètres. Et lorsque c'est le bon moment, s'étant assuré qu'il n'y avait personne dans les parages, il bondit. Elle a tout juste le temps d'ouvrir la bouche qu'il étouffe déjà son cri en plaquant fermement sa main sur sa bouche, la maintenant solidement entre ses bras. Il sait qu'il ne craint pas grand chose, ce n'est pas une sorcière assez puissante pour lui donner de la peine et de toute façon... c'est déjà fini. Il vient de mordre dans sa gorge, distillant le poison qui lui fait perdre toute possibilité de répliquer et a planté un poignard entre ses côtes. Elle lui tombe dans les bras et il retire la lame, la laissant s'étaler sur le sol. Une large flaque de sang comment à s'étendre sous le corps de la sorcière qui commence doucement à agoniser, un regard d'incompréhension peint dans ses jolis yeux. Silas ressent un frisson d'extase en la voyant dans cet état, réalisant que la mort est venue la prendre. Lentement, il vient chevaucher les hanches de l'infirmière, se penchant doucement sur son visage pour lui murmurer doucement :

- Merci encore pour le café.

C'est alors qu'elle a un geste de dernier espoir, tentant de le griffer au visage, mais elle n'arrive qu'à lui arracher son masque qui tombe dans un tintement sur le sol, dévoilant son visage. Tant pis. Il redresse un peu son dos, et un grand sourire sadique aux lèvres, il fait apparaître des boules de feu dans le creux de ses paumes. Il attend quelques secondes, le temps de voir la peur dans ses yeux, et puis dans un geste et un rictus de folie pure, il plonge ses mains et le feu contre la poitrine et le cœur de la Sorcière. Elle n'a même pas le temps de hurler qu'elle est déjà morte et que son corps est réduit en cendres. Parcourut d'un frisson de plaisir malsain, il entend subitement une sorte de petit couinement venir du couloir. Il redresse aussitôt les yeux, à genoux dans ce tas de poussière, tout ce qu'il reste de cette saloperie de sorcière. Il aperçoit alors la silhouette d'un jeune homme, prostré contre un mur, les mains plaquées sur sa bouche dans un mouvement d'horreur. Merde, il a tout vu, même son visage du coup. Hum... c'est assez regrettable ça. Soupirant, Silas se dit qu'il va devoir tuer une personne de plus ce soir. Un humain en plus. Ce n'était pas vraiment prévu...

Soupirant, il se relève et époussette tranquillement ses affaires, récurant son masque qu'il rattache autour de ses yeux avant de réajuster sa capuche et de se diriger droit sur le blond. Mais au dernier moment, il se dit que le tuer sans réfléchir serait un peu stupide. Dans ce genre de cas, les témoins peuvent être aussi de bonnes victimes à menacer et manipuler pour obtenir des choses intéressantes. Et ce petit là... peut-être qu'il pourrait ouvrir les yeux pour lui. Il est presque certains que d'autres sorcières doivent travailler dans cet établissement. Alors une fois qu'il est à sa portée, il l'agrippe par son haut et le traîne violemment avec lui dans le couloir.

- Amènes-moi jusqu'à ta chambre. On va discuter toi et moi. Ne t'avise pas de crier, sinon je serais obligé de te brûler toi aussi.

Il le pousse un peu, attendant qu'il le guide jusqu'à la pièce en question, prêt à le tuer au moindre mouvement suspect. Une fois dans la chambre, Silas le bouscule avec force, quitte à le faire tomber, puis verrouille comme il peut la porte. Enfin... normalement personne ne viendra jusqu'ici à une heure pareille. Son regard doré et brillant toujours se pose sur l'humain, l'observant quelques instants avant de croiser les bras.

- Tu n'aurais pas dû te trouver là, toi. Quel dommage... Alors voilà, tu as deux options. La première, tu m'offres quelque chose qui soit assez intéressant pour m'être utile. Si tu n'as rien à me proposer, alors la seconde option consistera à mourir de mes mains.

Voilà qui parait être plutôt clair, non ? Ca ne lui laisse pas réellement le choix, mais il s'en moque. Ce ne sera pas la première fois qu'il sera contraint de tuer un humain pour garder sa couverture.

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Dim 23 Sep - 20:34

Our Nightmare dominatesYOKOYAMA Silas & NISHIMURA Koichi

Koichi n’arrivait pas à croire ce qu’il venait de voir … D’autant plus qu’avec son trouble psychologique et ses nombreuses paranoïa, le blond n’arrivait pas vraiment à savoir si tout ce qu’il voyait se passait réellement dans la vrai vie ou si tout simplement il s’agissait du fruit de son imagination … Ce n’était pas la première fois qu’il était somnambule ou qu’il faisait un cauchemar plus vrai que nature … Avoir enchaîné les terreurs nocturnes le bloque à cette frontière entre paranormal et réalité, illusion et rationnel, son esprit lui joue bien souvent des tours … Il était certain qu’à son réveil, son infirmière serait là auprès de lui, que cette nuit ne sera qu’une invention de son cerveau perturbé et que rien de tout cela ne s’est réellement produit … De derrière le mur, Koichi couvrit sa tête entre ses bras et la serra. Tout cela ne pouvait pas être réel … Le patient tapa un peu le côté de sa tête espérant que cela pourrait le réveiller, il voulait crier de toutes ses forces, sortir de ce cauchemar à tout prix … Mais alors qu’une voix en lui hurle de s’enfuir, une main agrippe sans douceur son haut faisant battre son cœur à toute allure alors que son angoisse atteint une limite élevée. L’effroi s’empare de ses traits et il n’a pas le temps de comprendre ce qu’il se passe qu’il se fait traîner à la suite de l’homme.

"Amènes-moi jusqu'à ta chambre. On va discuter toi et moi. Ne t'avise pas de crier, sinon je serais obligé de te brûler toi aussi." Le blond à pic émet un petit son d’angoisse alors qu’il se fait pousser par le sorcier avant de se mettre à avancer. Son corps se mit à trembler ainsi que ses lèvres qui ne purent adresser le moindre mot, toujours sous le choc. Machinalement et sans vraiment prendre le temps de réfléchir tant la peur immobilisait son esprit. Il le conduisit alors immédiatement à sa chambre, bien trop terrorisé pour répliquer quoi que ce soit ou refuser de le faire … Sa gorge était noué et ses pas presque précipités ne voulait qu’une chose, s’enfuir loin d’ici. Mais tout cela n’était pas réel, il fallait qu’il trouve un moyen de se réveiller au plus vite, pourtant il avait pris ses cachets cette nuit … Cela ne lui suffisait plus ? Les deux parvinrent jusqu’à la chambre du patient où Koichi se jeta presque sur son lit pour s’éloigner le plus possible de l’assassin. Ce dernier laisse briller ses yeux jaunes de reptile d’un regard inquiétant qui fait ouvrir en grand les yeux de Koichi dont le cœur va exploser sous la peur … Ce dernier secoua la tête négativement alors qu’il replie son corps sous l’angoisse. "Tu n'aurais pas dû te trouver là, toi. Quel dommage... Alors voilà, tu as deux options. La première, tu m'offres quelque chose qui soit assez intéressant pour m'être utile. Si tu n'as rien à me proposer, alors la seconde option consistera à mourir de mes mains."

« Pitié ne me tuez pas … » L’implora le blond à pic alors que sa voix tremblante déformait ses paroles. « Je … Je ne voulais pas être là et … Je vous promets de ne rien dire mais je vous en supplie ne me faites pas brûler … » Ses traits étaient déformé par l’effroi alors qu’il déglutit lentement en se demandant ce qu’il pourrait proposer à cet homme pour qu’il le laisse … « Je vous donne ce que vous voulez ! Tout ce que vous voudrez mais en échange ne me faites pas de mal … » Lui proposa le blond prit de panique. Il n’avait pas grand-chose à offrir à vrai dire … Il était interné en asile depuis sa plus tendre enfance, ne connaissait pas grand monde et ne possédait pratiquement rien …

Pourtant il n’avait pas trente-six mille options … L’homme ne lui en laissait que deux et la première était sans doute la plus sage … Il n’avait pas envie de finir comme son infirmière, malgré sa misérable existence il ne voulait pas que sa vie s’arrête ici. Il avait encore tellement de belles choses à voir et à découvrir, de rencontre à faire et de personne à revoir … La mort lui faisait peur et il ne voulait pas que l’étranger aille jusque-là, il ne restait donc plus qu’une seule solution, lui donner ce qu’il veut. Il avait déjà eus à faire à plusieurs démons dans sa vie, c’est bien à cause d’eux s’il est enfermé ici d’ailleurs. Qui voudrait croire un malade que la seule raison de ses crises et dû à un ou plusieurs démons qui s’accrochent à lui ? Ce n’était pas un état que de maladie mentale, le blond était hanté, il en était persuadé … Mais tout cela ne pouvait pas être vrai … Voir le visage du sorcier le fit frémir et ses peurs surgissaient de nouveau agitant tout son être. Il était tétanisé. Son corps recommença à trembler alors qu’il enfouit son visage dans ses bras tapant un peu le côté de sa tête.

« Koichi réveil-toi … Tout ça n’est pas réel … » Se murmura-t-il alors qu’il empoignait une partie de sa chevelure en pic. « Il n’est pas réel, tu es en plein cauchemar … » Tenta-t-il de se convaincre avant de relever la tête en direction de sa boîte à musique posée sur sa table de chevet. C’était son dernier espoir, la seule chose qui le guérissait de tous ses maux … Il se rua presque sur sa précieuse boîte à musique et la resserra contre lui de peur qu’il lui arrive quelque chose … C’était peut-être la seule chose qu’il avait mais pour rien au monde il ne s’en séparerait. Le blond remonta un peu la clé de sa boîte et en l’ouvrant une mélodie s’en échappa, laissant le morceau de la "Lettre à Elise" résonner dans la chambre apaisant ainsi un peu Koichi qui espérait se réveiller après ça … Malheureusement la musique continuait de tourner couvrant le silence de la pièce, mais l’inconnu était toujours en face de lui … Levant un regard brillant de larme dans sa direction, le blond implora sa pitié pour ne pas qu’il lui fasse de mal, le temps que les choses s’apaisent … Si tout cela était bien réel, il ne voulait pas mourir de cette façon … « Qu’est-ce que vous voulez au juste ? » Demanda le patient pour espérer avoir une réponse qui pourrait lui sauver la vie et en espérant que l’homme accepte le marché …

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Lun 24 Sep - 19:31
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Vraiment, c'est pas de bol pour ce petit gars. Non, c'est vrai, s'il n'était pas sorti de sa chambre tout se serait parfaitement déroulé et il ne serait pas en train de trembler comme une feuille, bousculé par un sorcier un peu agacé d'avoir été surpris en plein assassinat. Comme quoi le destin, il est marrant des fois. Enfin, façon de parler. Silas n'éprouve aucun plaisir particulier à tuer les humains, bien au contraire en fait. Lorsqu'il en vient à ce genre d'extrême, c'est qu'il n'a tout simplement pas le choix. Bon, ce n'est pas entièrement vrai. Ce millionnaire qu'il était parvenu à séduire et qu'il a fait assassiner en faisant porter le chapeau à une quelconque sorcière ne méritait certainement pas sa mort, c'était purement un acte malveillant et intéressé de sa part. De toute façon, Silas s'est toujours considéré plus méritant que les autres. En somme... il est orgueilleux. Et quand on sait à qui son cœur a toujours appartenu et à qui il appartient encore aujourd'hui... on comprend mieux pourquoi. Après tout, s'il se bat et s'il tue aujourd'hui, c'est aussi pour lui. Pour venger sa mort. Il massacre des sorcières à la fois pour lui et à la fois au nom de l'Orgueil, peu importe que cela paraisse complètement stupide aux yeux des autres. De toute façon, personne ne peut comprendre. Ah, pourquoi a t-il fallu qu'il naisse à cette époque-ci et non durant celle ou démons et sorcières vivaient en harmonie ? Silas appelle cette période l'Apogée. Les sorcières ont vraiment été stupides de se rebeller contre ceux à qui elles devaient tout. Qu'est-ce qui leur était passé par la tête ?! Il n'avait trouvé que peu de détails précis à ce sujet d'ailleurs, mais au final peu importe. Ce fut une erreur idiote.

Mais revenons plutôt à ce pauvre patient qui, à peine la porte de sa chambre passée, court se réfugier et se recroqueviller sur son lit. Bon, ce n'est pas une réaction si exagérée que cela compte tenu de ce qu'il vient de voir, mais tout de même, le sorcier ne peut s'empêcher de soupirer. Ça ne va pas être simple de discuter s'il a peur à ce point. Il lui propose cependant un petit marché. Autant trouver une quelconque utilité à ce jeune homme plutôt que de devoir lui arracher la vie, non ? Comme quoi l'âme de Silas n'est pas si noire que ça. C'est un point de vue. En tout cas, le patient le regarde comme s'il était Satan en personne, ce qui est assez flatteur au passage, et se met à le supplier de lui laisser la vie sauve et de ne pas lui faire de mal. Le sorcier croise les bras et l'observe d'un regard appuyé, fronçant légèrement les sourcils. Il sait quoi faire s'il veut vivre, le lamia ne va pas se contenter d'une promesse de ne rien dire, balancée en l'air comme ça. Il lui faut une assurance.

« Je vous donne ce que vous voulez ! Tout ce que vous voudrez, mais en échange ne me faites pas de mal… »

Silas penche légèrement la tête sur le côté. Hum. Il s'est sans doute mal exprimé. La question n'est pas de savoir ce que le sorcier veut qu'on lui donne, mais ce que ce petit est capable de lui donner. Si, si, c'est subtil, mais ce n'est pas tout à fait la même chose. D'abord, parce que Silas n'a aucune idée de ce que possède le garçon d'assez intéressant alors il serait bien incapable de lui réclamer ce qu'il désire vraiment. Si on part par là, qu'est-ce qu'il veut ? La mort de la totalité des sorcières présentes sur cette planète et le retour de son Ichiro adoré. Voilà. Mais ce gamin est clairement incapable de lui obtenir ça, alors non, l'important n'est pas ce qu'il veut. Le présentateur masqué s'apprête donc à donner quelques précisions lorsque le patient se met subitement à frapper sa tête contre le mur en se murmurant à lui-même de se réveiller. Koichi. Au moins il a son nom. Manifestement, cette pauvre âme est persuadée que tout ce qui se passe, n'est pas réel et semble complètement paniquée. Les bras toujours croisés, Silas lève tout de même une main pour masser sa mâchoire avec une moue septique. Super, il a fallu qu'il tombe sur un des nombreux fous internés dans cet endroit glauque. C'est bien sa veine. C'est le genre d'humain instable sur qui on n'est jamais sûr de pouvoir compter... le tuer serait peut-être mieux et ça lui rendrait peut-être même service.

Tout à coup, le garçon se jette sur un objet. Silas desserre alors ses bras et se positionne, comme pour se préparer à réagir en cas d'une tentative d'attaque ou de défense de l'humain. Après tout, les risques sont réels, il n'a pas intérêt à se laisser surprendre. Mais le sorcier se rend rapidement compte qu'il n'a rien à craindre. Ce Koichi n'a aucune arme... si ce n'est une boite à musique qu'il met en route. La petite musique, très célèbre, s'élève alors dans la pièce, donnant un aspect encore plus mystique à la situation. Silas esquisse un large sourire et se calme, en venant même à écouter avec plaisir cette petite musique que lui-même se plaît à jouer parfois au piano et pour cause, il adore la musique classique. "La Lettre à Elise", une pièce musicale pour piano en la mineur composée par Ludwig van Beethoven en 1810. Qui se nommerait en réalité "la lettre à Thérèse", mais comme son auteur écrivait particulièrement mal, cela aurait été mal interprété. Oui, il a appris ce genre de truc par cœur. C'est très joli venant d'une boite à musique... Ah mince, mais la pauvre âme pleure, encore traumatisée par sa présence et ce qu'il vient de voir. Silas sort donc de sa rêverie et offre un sourire qui se veut rassurant au patient, mais qui apparaît plutôt sadique et inquiétant dans la luminosité morbide de la pièce.

« Qu’est-ce que vous voulez au juste ? »

- La mort de toutes les sorcières, mon bon ami. Mais ça, tu ne peux pas vraiment me l'offrir. En revanche... tu peux m'aider à faciliter ma tâche. Il y a du monde qui circule dans cet hôpital, les gens parlent beaucoup, toi-même tu dois connaître des personnes intéressantes. Des personnes qui pourraient m'aider à trouver des Sorcières qui se cachent parmi les humains.

Doucement, il se rapproche, toujours le sourire aux lèvres. Et sans même prévenir ou demander la permission, il s'assied sur le lit, non loin du pauvre Koichi qui se recroqueville comme une huître en serrant sa boite à musique contre lui.

- Pour faire simple, je veux que tu joues les enquêteurs et les espions pour moi, pour démasquer des Sorcières. Je viendrais te rendre visite... disons... une fois tous les quinze jours. Et à ce moment-là, je veux que tu me donnes le nom des personnes que tu soupçonnes être des sorcières si tu en as. Tu as compris ?

Pauvre petite chose, tout de même. Il lui ferait presque pitié avec ses petits yeux brillants et tout tremblants. Silas ne résiste cependant pas à l'idée de s'amuser un peu de cette peur et se penche et se rapproche lentement de lui, un sourire pourtant charmeur aux lèvres. Il lui murmure alors :

- Crois-tu que je suis réel ? Ou penses-tu que je ne suis qu'un cauchemar ? Un fantôme ? Un démon... Peut-être ? Cette boite à musique... d'où est-ce que tu la tiens ? J'aime beaucoup ce morceau, tu sais. Il y a une légende qui raconte que cette partition permet de démasquer et repousser les démons, parce qu'ils ont horreur de cette musique. Beethoven aurait été un chasseur de démons, tu sais ? Tout comme Jean Sébastien Bach, d'ailleurs. Alors... tu vois. C'est bien la preuve que je n'en suis pas un et que tu n'as rien à craindre de moi. Hein, Koichi ? Nous allons devenir bons amis toi et moi, et tu vas m'aider, n'est-ce pas ?

Oui, il se sert clairement du comportement a l'air un peu naïf et instable du jeune homme, mais Silas ne recule devant absolument rien quand il s'agit d'obtenir ce qu'il veut. Il est persuadé que ce petit peut lui être utile d'une manière ou d'une autre. Pour essayer de détendre encore un peu l'atmosphère, il cesse de s'approcher et tente de sourire d'un air plus chaleureux.

- Mais dis-moi, que fais-tu dans cet endroit horrible ? Tu es malade ? Tu n'as pas de famille ? Raconte-moi un peu qui tu es, d'où tu viens et quels sont tes rêves, Koichi. J'ai envie d'apprendre à te connaître.

Il veut surtout pourvoir en apprendre un maximum pour mieux le manipuler ensuite s'il faut à l'avenir, tout simplement. Est-ce que c'est malsain ? Sadique ? Démoniaque ? Oui ? Alors, tant mieux.

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Lun 1 Oct - 14:58

Our Nightmare dominatesYOKOYAMA Silas & NISHIMURA Koichi

Le mal existait bel et bien, et malgré que Koichi ait passé des années à se convaincre du contraire, il l’avait vu plusieurs fois. Un nombre infini de fois il avait assisté à ses sévices, un nombre incalculable il l’avait observé envahir le cœur des Hommes et répandre la souffrance … Mais jamais encore le blond ne l’avait regardé dans les yeux … Comment se dire que tout cela est réel ? Ou alors ça l’était mais encore une fois c’est l’esprit du patient qui érigeait un système de défense en lui faisant croire qu’il était au beau milieu d’un cauchemar … Elle ne pouvait pas être morte, cet homme ne pouvait pas être le mal incarné … Non, tout cela n’était que le fruit de son esprit désordonné qu’il subissait une fois de plus. La seule chose qui parvenait à le rassurer dans ces moments était sa petite boîte à musique qu’il fixa sur sa table de chevet. Il n’avait pas hésité une seule seconde pour fondre sur l’objet et le serrer contre lui. Réaction stupide sans doute, mais s’il y avait encore une dernière chose qui le maintenait les pieds sur terre et l’empêchait de sombrer dans la spirale infernale de la dépression c’était cette petite musique. Malgré les larmes qui obstruait sa vue, le blond à pics ne manqua pas le sourire sur le visage de Silas. Cela n’était pas malveillant, ça n’avait pas non plus pour but de le rassurer, mais depuis qu’il avait mis cette petite musique, c’est comme si cela avait apaisé bien des esprits … Le siens comme celui de son interlocuteur.

Mais ce ne fut qu’une question de seconde pour que son air redevienne inquiétant, faisant se crisper les fins doigts du patient autour de sa petite boîte tout en esquissant un mouvement sur le côté, comme s’il redoutait un geste violent de la part du sorcier. L’humain demanda les motivations de cet homme, il ne pouvait pas l’avoir laissé en vie s’il ne voulait rien en échange, il avait proposé le marché lui-même … Alors quoi ? Pourquoi son âme est si sombre ? Pourquoi voulait-il du mal aux gens et ôtait la vie sans aucun remord ? "La mort de toutes les sorcières, mon bon ami. Mais ça, tu ne peux pas vraiment me l'offrir. En revanche... tu peux m'aider à faciliter ma tâche. Il y a du monde qui circule dans cet hôpital, les gens parlent beaucoup, toi-même tu dois connaître des personnes intéressantes. Des personnes qui pourraient m'aider à trouver des Sorcières qui se cachent parmi les humains." Les yeux du patient s’ouvrent sous la panique de sa phrase tandis qu’un frisson d’effroi ne traverse son corps. Il ne pouvait être qu’un démon … L’un des nombreux qui tourmentent son esprit et lui font vivre un véritable enfer … Ce genre de créature ne connaît que le mal et le chaos, Koichi le savait pour les avoir vu à l’œuvre de nombreuses fois.

Le patient aurait aimé ne pas être là, ne pas se retrouver dans la même pièce enfermé, seul avec lui … Ce n’est sans doute pas la première manifestation paranormale qu’il vit, mais cela l’effrayait toujours autant. On ne s’habitue jamais à ce genre de choses … L’aider à faire encore plus de mal ? Le cœur de Koichi était sans doute beaucoup trop pur pour accepter une telle chose … Lui qui pensait au bien des autres avant le siens, il était mal placé pour accepter un tel contrat avec l’homme en noir … En réalité le peu de personne qu’il connaît, il ne leur parle pas souvent, la seule avec qui il passait le plus de temps venait de mourir sous ses yeux, tué par le sorcier … Son corps se met à trembler alors que l’homme s’approche pour s’asseoir sur le lit près de lui. Son instinct lui dicta un mouvement de recule qu’il exécuta en se décalant vers la droite, au plus proche de sa tête de lit, gardant serrer contre lui la boîte à musique. "Pour faire simple, je veux que tu joues les enquêteurs et les espions pour moi, pour démasquer des Sorcières. Je viendrais te rendre visite... disons... une fois tous les quinze jours. Et à ce moment-là, je veux que tu me donnes le nom des personnes que tu soupçonnes être des sorcières si tu en as. Tu as compris ?" Le plus jeune opina positivement de la tête, machinalement, comme si c’était la dernière chose à faire pour que sa vie ne s’arrête pas immédiatement …

« Mais je … » Koichi déglutit difficilement alors que les yeux perçant de son interlocuteur scrutait les siens, déclenchant un nouveau frisson le long de son corps. « Je ne connaît pas beaucoup de monde … Personne ne me parle ici et je n’ai pas le droit de sortir … » Lui avoua Koichi qui avait toujours su se montrer honnête même dans les pires situations … C’est en voyant l’air sombre de l’inconnu et surtout en revoyant la scène de cet assassinat dans son esprit, que son cœur bondit dans sa poitrine, lui criant de ne plus rien dire … Pour lui qui parlait beaucoup cela n’allait pas être une affaire facile … « Si je sais quelque chose, je vous le direz … » Acquiesça finalement le patient en baissant les yeux.

Il savait parfaitement qu’il ne verrait ou n’entendrait rien … Les seuls choses qu’il était capable de percevoir en dehors de ses cauchemars et sa paranoïa étaient les cris de détresses des autres malades, la maltraitance faites sur eux et les conversations inutiles des infirmières pendant leur pause … Pour preuve le jeune homme n’avait même pas été capable de savoir que son aide-soignante était une sorcière … Elle qui était si douce, si gentille et qui l’accompagnait presque tout le temps, il n’avait même pas fait le rapprochement avec l’une de ses créatures … Si seulement l’angoisse pouvait s’arrêtait là … Mais ça ne semblait pas vraiment au goût de son vis-à-vis qui eut un nouveau sourire malsain sur les lèvres avant de se rapprocher dangereusement de lui. Le blond se laissa tomber sur les coudes suite à ce mouvement inattendu de la part du sorcier tout en fixant ses prunelles, envahit par le stress. Alors c’est comme ça qu’il allait mourir ? Le blond pinça ses lèvres alors que son corps entier se remit à trembler. Que faire à part espérer ? Koichi s’apprêtait à demander sa pitié mais fut interrompus par la voix grave de son interlocuteur.

"Crois-tu que je suis réel ? Ou penses-tu que je ne suis qu'un cauchemar ? Un fantôme ? Un démon... Peut-être ?" Il pouvait être n’importe quoi … Le blond ne savait que trop quoi répondre et ces questions le poussait toujours un peu plus dans l’incompréhension et la paranoïa. Il n’était pas encore fou, même avec le temps qu’il avait passé dans un asile, mais ce genre d’évènements pour le faire le devenir … Il était sûr que tout ce qu’il avait vu ou vécus cette nuit auraient des répercussions sur sa schizophrénie et les crises allaient revenir plus fortes encore … "Cette boite à musique... d'où est-ce que tu la tiens ? J'aime beaucoup ce morceau, tu sais. Il y a une légende qui raconte que cette partition permet de démasquer et repousser les démons, parce qu'ils ont horreur de cette musique. Beethoven aurait été un chasseur de démons, tu sais ? Tout comme Jean Sébastien Bach, d'ailleurs. Alors... tu vois. C'est bien la preuve que je n'en suis pas un et que tu n'as rien à craindre de moi. Hein, Koichi ? Nous allons devenir bons amis toi et moi, et tu vas m'aider, n'est-ce pas ?" Koichi opina docilement de la tête comme hypnotiser par la présence imposante de son interlocuteur. Il lui était impossible de dire non et encore moins dans ce genre de situation …

Son angoisse s’apaise un peu en le voyant reculer, reprenant quelques peu contenance avant de reposer son regard sur sa petite boîte à musique. S’il n’avait pas été aussi effrayer il aurait pu en parler des heures, mais cet homme lui faisait peur … Il ne pouvait pas effacer de sa mémoire l’image qu’il avait vu quelques minutes auparavant, impossible de penser à autre chose que la manière avec laquelle il avait fait apparaître cette boule de feu de nulle part et achever cette pauvre femme qui n’avait sans doute rien fait de mal … Les larmes du blond remontèrent avant qu’il ne se resserre contre sa boîte en quête de réconfort. "Mais dis-moi, que fais-tu dans cet endroit horrible ? Tu es malade ? Tu n'as pas de famille ? Raconte-moi un peu qui tu es, d'où tu viens et quels sont tes rêves, Koichi. J'ai envie d'apprendre à te connaître." Ses paroles insensibles auraient pu l’achever, en plus du traumatisme qu’il gardera certainement de cette nuit, il aurait pu se laisser sombrer dans le chagrin, mais il avait tellement l’habitude d’entendre ce genre de choses …

« Je suis schizophrène … Cela fait 14 ans que je suis interné … » Lui apprit alors le patient alors que des larmes silencieuses coulaient le long de ses joues. « Ma famille me manque mais ils ne viennent plus me voir … » Quant à ses rêves, est-ce que ce genre d’endroit laissait vraiment place aux vœux les plus chers ? Etait-il possible encore de flâner et s’imaginer un monde meilleur avec ce qu’il voit tous les jours autour de lui ? « Je veux partir d’ici … » Avoua Koichi qui laissa ses sanglots exprimer son mal tout en posant la tête contre sa boîte à musique, se recroquevillant sur lui-même pour laisser sortir le chagrin qui lui lacérait le cœur. « Tous les jours je continue d’espérer qu’on me fera sortir de cet enfer … Je veux plus vivre cette misère au quotidien, est-ce que je mérite de subir ça depuis 14 ans ? » Demanda le blond dont les épaules furent secouées par ses larmes.

Il pleurait rarement, généralement il s’efforçait de sourire, distribuer de la joie autour de lui et montrer aux autres que la vie peut être une belle aventure si on fait l’effort d’affronter les obstacles qu’elle met sur notre route … Mais Koichi était bien trop perturbé, trop affecter par le décès d’une personne cher, traumatiser par l’angoisse que cet homme avait fait planer dans sa chambre déjà glacial et sombre. L’une de ses mains tremblante remonta une fois de plus la clé de sa boîte pour essayer d’apaiser son mal, effacer ses larmes comme si l’objet constituait une présence chaleureuse et rassurante. Levant ses yeux larmoyants en direction de l’homme en noir, il observa ses traits, se posait la question de savoir pourquoi il y avait des gens qui voulait faire du mal volontairement, cela était-ce dû à une souffrance passé comme c’est le cas de beaucoup ? Une maladie ou simplement de l’agressivité qu’on leur aurait fait subir ? Koichi avait un cœur bien trop pur pour laisser les gens dans leur torpeur et refusait de les ignorer. Il tendait toujours la main même si on lui avait jeté la pierre juste avant, le pardon fait partie de lui, mais aller au-delà de la mort d’une personne aussi gentille … Il avait du mal à prendre sur lui …

« Pourquoi ? » Demanda le blond qui parvint à peine à articuler ces mots, assaillit par ses sanglots. « Qu’est-ce que le monde vous a fait pour que vous en arriviez là ? » Demanda le blond à pics par curiosité de savoir ce qui compose l’esprit et l’âme noire de ce personnage … « La haine n’est pas la solution … Là en revanche je suis sûr que je peux vous aider, je sais reconnaître les blessures du cœur, j’ai vu la misère assez longtemps pour savoir ce que c’est. J’ai vu la souffrance en face et je n’ai connus que ça. Il est possible de remédier à ça, laissez-moi vous aider … » Conclut le jeune homme qui renifla légèrement alors que son attention se posa sur cette boîte à musique. « On a tous quelque chose ou quelqu’un à qui on tient plus que tout, qu’est-ce que vous avez perdu qui peut vous faire aussi mal ? » Son regard interrogatif se reposa sur l’homme en noir. Pour aider le chaos à se répandre c’était chose impossible pour Koichi qui avait bien trop de bonheur à offrir plutôt que les ténèbres, mais aider les gens à ouvrir leur esprit et leur redonner le sourire était ce pourquoi il vivait, il savait que son existence ne lui appartenait pas alors il avait un rôle à jouer sur cette terre. Pas la destruction mais bien montrer qu’il est possible de vivre en harmonie. On n’a qu’une vie, autant la rendre meilleur pour tout le monde …

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Mar 2 Oct - 15:27
Our Nightmare dominates...

« Mais je…  Je ne connaît pas beaucoup de monde … Personne ne me parle ici et je n’ai pas le droit de sortir… »

Est-ce que ce garçon est en train de lui dire qu'il ne lui servira strictement à rien ? Silas hausse un sourcil. Ce n'est pas très prudent ça. Et bien, tant pis, il va mourir ce soir. Soupirant un peu, le sorcier cherche déjà le meilleur moyen de procéder. Quelque chose de rapide et sans douleur serait parfait, il ne prend aucun plaisir à tuer des humains sans défense, les torturer ne lui apporte aucune satisfaction. En fait, il trouve que c'est surtout du gros gâchis. C'est si utile un humain, si facilement manipulable, tellement amusant. Bon, viser le cœur d'un bon coup de lame devrait être suffisant et plutôt radical. L'égorger serait trop salissant et l'agonie trop lente, il mérite quand même pas ça. Oui, un coup de poignard dans le palpitant, une étreinte et quelques mots doux à l'oreille pour le rassurer et l'accompagner dans la mort et tout serait pour le mieux, pas vrai ? Ce serait faire acte de pitié. Mais tout à coup... le patient accepte et lui assure que s'il apprend quelque chose, il le lui dira. Hum. Il y a plutôt intérêt, oui, parce que soyons honnête, ce garçon ne lui est aucunement essentiel, il peut largement se passer de son aide, alors autant qu'il soit prêt à faire des efforts.

C'est tout de même fou l'effet qu'il a sur ce jeune homme. Il le regarde comme s'il était le Mal incarné en personne. C'est assez flatteur, et même s'il lui assure ne pas être un démon et tente de le rassurer, au fond, il aime bien l'idée qu'il continue de le prendre pour un être horrible, cruel, malsain et sans pitié. C'est très amusant de voir cet air horrifié et terrifié sur son visage innocent. En attendant, sa petite boite à musique semble être une sorte d'apaisement pour le garçon qui ne se prive pas pour relancer la musique, comme s'il craignait qu'elle ne s'arrête, comme si le fait qu'elle ne retentisse plus annoncerait la fin de tout. Comme si à la dernière note, tout pouvait s'écrouler, ou que Silas allait lui sauter à la gorge. Amusant comme idée. Mais il est plutôt temps d'en apprendre un peu plus au sujet de cet humain, c'est toujours important de savoir qui sont les personnes que l'on cherche à manipuler et dont on veut se servir, pas vrai ? Ça permet de déceler les petites faiblesses sur lesquelles appuyer ou les clés à utiliser. Et vu l'air dramatique du jeune homme, son histoire risque d'être bien triste. Et ça ne loupe pas.

Quatorze longues années, enfermé pour schizophrénie, abandonné par ses propres parents qui ne prennent plus la peine de venir le voir et obsédé par l'envie évidente de sortir d'ici pour voir le monde et vivre une vie normale. Silas écoute sans l'interrompre, le regardant se mettre à pleurer sans qu'à aucun moment, la moindre preuve d'empathie ou de compassion ne passe sur son visage qui reste de marbre. En fait, il semble complètement hermétique à la détresse de ce garçon, comme s'il s'en fichait. Et... c'est le cas. Enfin, disons que cette histoire qui semble touchant et terrible au premier abord de lui fait ni chaud, ni froid. Comme si ça pouvait le concerner en même temps. Ce n'est pas comme s'il pouvait l'aider et de toute manière, il avait bien mieux à faire. Silas aurait-il un cœur de pierre ? Et bien oui, il a travaillé longuement sur lui-même pour que ce soit le cas et le seul être au monde à pouvoir briser cette barrière est un démon qui n'est plus, celui qu'il a perdu : Ichiro. Rien ni personne d'autre n'est capable de réellement l'émouvoir et c'est parfait ainsi. Koichi termine ses pleurnicheries en se demandant s'il méritait sincèrement toutes ces années enfermées. Silas aurait pu lui glisser quelques mots vaguement réconfortants ou au moins avoir la décence de se taire et se contenter de hausser les épaules, mais il fait bien pire que ça. Il fait une petite moue qui se veut triste, mais qui est pourtant déformée par un sourire alors qu'il lui souffle sur un ton doux :

- Oh, mais Koichi... bien sûr que tu le mérites, sinon tu ne serais pas là. Les fous dérangés comme toi, qui sont des dangers pour eux et pour la société, on les enferme. Leur place est ici, là où ils n'ennuieront personne.

Mais quel genre de monstre balance ce genre de chose à une âme aussi tourmentée sans une once de remords ? Et bien, le genre de monstre comme Silas apparemment. C'est lui qu'on devrait enfermer, tiens, mais ce n'est pas le cas. Lui, il est libre comme l'air et s'amuse à massacrer des sorcières en toute impunité.
Le jeune homme pleure de plus belle et le sorcier soupire, s'emparant de son poignard avec lequel il joue négligemment, sans se soucier de terrifier un peu plus le pauvre patient. Il ne va pas s'en servir, non... sauf s'il l'ennuie un peu trop. C'est alors que, sans que les sanglots ne se calment vraiment, le blondinet lève les yeux sur la silhouette sombre affalée en travers du lit et qui n'a pas l'air décidée à partir tout de suite malgré la lassitude évidente qu'il illustre.

« Pourquoi ? Qu’est-ce que le monde vous a fait pour que vous en arriviez là ? La haine n’est pas la solution… Là, en revanche, je suis sûr que je peux vous aider, je sais reconnaître les blessures du cœur, j’ai vu la misère assez longtemps pour savoir ce que c’est. J’ai vu la souffrance en face et je n’ai connus que ça. Il est possible de remédier à ça, laissez-moi vous aider… On a tous quelque chose ou quelqu’un à qui on tient plus que tout, qu’est-ce que vous avez perdu qui peut vous faire aussi mal ? »

Aurait-il dû s'adoucir, être touché et ému de tel paroles et se mettre à raconter toutes ses souffrances vécues avec la larme à l’œil ? Aurait-il dû se confondre en excuses et supplier cet adorable bouille blonde de l'aider à vaincre son âme noire et son désir de vengeance ? Aurait-il dû essayer de lui expliquer ses motivations afin qu'il comprenne et le soutienne ? Oui, c'est sans doute un peu de tout ça qui était sensé se passer ou ce à quoi s'attend Koichi pour se rassurer. Mais bien évidemment, il n'obtient rien de tout ça. En fait, Silas éclate de rire. C'est d'abord un ricanement discret et puis celui-ci prend de l'ampleur avant d'envahir la pièce. Très vite, le sorcier est obligé de plaquer une main sur sa bouche pour étouffer son hilarité et ne pas attirer l'attention au cas où quelqu'un serait dans le coin. Merde alors, il en pleurerait presque ! De rire, évidemment. Il finit néanmoins pas se calmer et essuie une petit larme qui perlait au coin de son œil.

- Oh bon sang, voilà longtemps que je n'avais pas ri autant ! On se croirait dans un mauvais film ou le petit héros tente d'attendrir le cœur du grand méchant en le renvoyant à ses propres tourments du passé, c'est... ah c'est un peu répugnant quand ça dégouline de mièvrerie comme ça. Et en même temps c'est désopilant !

Bien sûr qu'il a souffert, bien sûr que ça le pousse à faire toutes ces horreurs. Mais si Silas reste mort de chagrin d'avoir perdu son Ichiro, cela fait longtemps qu'il a cessé de pleurer sur son sort et de se considérer comme une victime. Maintenant, seul compte l'envie de rétablir les choses et de tenir sa promesse. Alors ce genre de petit discours touchant n'a aucun effet sur lui. Il ne supporte pas d'être la cible d'une espèce de pitié ridicule... un peu comme un certain démon de son cœur, d'ailleurs. Il doit tenir ça de lui. Mais enfin, ça lui donne une vilaine envie de jouer tout à coup. C'est avec un sourire carnassier que tout à coup, il se rapproche de Koichi, son visage prenant alors un faux air déprimé et triste tandis qu'il plonge son regard dans celui de l'humain.

- Mais tu as raison, Koichi, tu as vu clair dans mon cœur brisé et mon âme tourmentée. La vie n'a pas été tendre avec moi, j'ai tant souffert... c'est la première fois que quelqu'un s'en souci, tu sais, ça me touche vraiment. Prends moi contre toi, j'ai besoin d'affection, j'en ai tant manqué... toi tu me comprends n'est-ce pas ?

Il n'attend pas d'avoir une autorisation et se fiche que le garçon soit complètement terrifié ou qu'il croit à sa petite comédie. Ça crève les yeux qu'il se fiche de lui, il ne cherche même pas à le cacher, mais c'est tellement amusant ! Alors Silas s'accroche subitement au cou de l'humain, se pressant tout contre lui. Il fait même exprès de se frotter un peu contre lui et les parties disons... sensibles de l'anatomie humaine, feignant de chercher une position confortable contre l'humain. Et puis son souffle remontre le long du cou du jeune patient, venant se perdre contre une oreille tandis qu'il lui susurre en le serrant entre ses bras puissants :

- Tu n'es pas un héros, Koichi. Et moi, je suis loin d'être le grand méchant de l'histoire, tu sais. Mais comme tu te montres coopératif, je vais te livrer un petit secret. Ce n'est pas la douleur et la souffrance qui me poussent à tuer... c'est l'amour. Parce que le Bien aussi peut pousser à faire le Mal. Aimer peut faire faire des choses tellement folles... si tu savais. Il fait bien plus de ravage que la Haine en vérité... en fait amour et haine sont souvent très liés.

Ce n'est pas entièrement vrai, il n'y a pas que l'amour, il a sincèrement souffert d'avoir été maltraité pendant toute son enfance et trahi par les siens. Il y a un vrai désir de vengeance aussi là-dessous, mais son vrai moteur, c'est sa promesse faîte à Ichiro. Bougeant encore un peu, Silas pousse un soupir étrangement indécent au creux de l'oreille de l'humain, le serrant toujours très fort contre lui. Il peut presque entendre le cœur complètement affolé du jeune homme, sur le point d'éclater. Si ça se trouve il va faire un véritable malaise le pauvre. Peut-être qu'il est terrifié à l'idée qu'il lui brise les os entre ses bras, peur qu'il lui enfonce la lame de son poignard sans prévenir, peur qu'il abuse de lui aussi... pourquoi pas ? Ce n'est pas si stupide que de le craindre, Silas pourrait être une de ces horribles pervers prenant plaisir à violer de pauvres victimes tremblantes et terrifiées... mais non. Le sorcier est certes très gourmand quand il s'agit de luxure, il a besoin d'assouvir une espèce de pulsion sexuelle régulièrement et ses pratiques sont parfois louches et choquantes, mais absolument pas du genre à faire ça. Il est quand même capable de contenir ses hormones et ne couche pas avec n'importe qui comme ça ! Si le jeune homme en éprouve l'envie, à la limite... bon. Pourquoi pas. Un petit coup vite fait dans cette ambiance d'asile un peu glauque, ça peut-être marrant, mais il y a quand même peu de chance que ça arrive et Silas ne peut pas s'éterniser non plus. Pour le moment, il s'amuse, repoussant la boite à musique qui commence clairement à le gêner un peu, même si la musique reste agréable à écouter.

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Mer 3 Oct - 23:53

Our Nightmare dominatesYOKOYAMA Silas & NISHIMURA Koichi

Koichi n’avait rien à cacher mais il avait le cœur lourd à chaque fois qu’il racontait son histoire qui était encore malheureusement d’actualité … Le garçon n’avait pas réellement eus de chance dans la vie, les cauchemars et les atrocités qu’il voyait était simplement dû à plusieurs démons qui avait décidé de faire de lui leur terrain de jeu … Une âme bien si pure qu’elle pourrait être encore plus amusante à malmené, bien plus facile à manipuler … Le pire c’est que Koichi pardonne toujours, il pourrait se faire écraser par quelqu’un que la seconde d’après si cette personne est dans le besoin, il lui tendras la main. Car son cœur est trop grand pour laisser une âme en peine, car sa bonté dépasse l’entendement et qu’il ne pourrait pas regarder quelqu’un souffrir sans rien faire … Peut-être qu’il est trop naïf pour croire aux deuxièmes chances, de se dire que chacun à une part sombre en lui qui peut se transformer en quelque chose de merveilleux … Mais Koichi ne peut pas croire qu’il y a des gens que l’on ne peut pas sauver, il n’ouvre pas les yeux sur le véritable mal qui sévi se disant que tout le monde possède aussi une part de lumière en lui …

Suite à son récit, les larmes avaient roulées le long de ses joues, ne pouvant contenir ce chagrin de ne pas pouvoir sortir et avoir une vie sociale comme n’importe quelle personne. Devoir observer cela de loin depuis la fenêtre de sa chambre sans jamais pouvoir en profiter … Quatorze longues années coincé dans un hôpital cela faisait long … Trop long pour qu’il puisse une nouvelle fois retenir ses larmes et sourire … Son vis-à-vis écouta attentivement son histoire avant qu’un air faussement attristé ne passe sur son visage. Le blond à pics releva des yeux brillants vers lui, essayant de décrypter ses expressions. "Oh, mais Koichi... bien sûr que tu le mérites, sinon tu ne serais pas là. Les fous dérangés comme toi, qui sont des dangers pour eux et pour la société, on les enferme. Leur place est ici, là où ils n'ennuieront personne." Le patient serra un peu plus sa boîte à musique, sanglotant une nouvelle fois alors qu’il pinçait ses lèvres pour ne pas laisser son chagrin prendre le dessus.

« Je le sais … C’est peut-être mieux pour tout le monde que je sois ici au final, au moins je ne fais de mal à personne … » Dit-il la voix déformé par les pleurs et les larmes qui roulaient jusqu’au coin de ses lèvres lui faisant ressentir ce goût salée qu’il connaissait par cœur. « Je ne veux pas mettre en danger les gens, je ne leur veux aucun mal … Tu as peut-être raison, il vaut mieux que je reste ici … »

A cette phrase le jeune homme enfouit son visage dans ses bras pour pouvoir laisser couler ses larmes afin d’amoindrir le tiraillement de son cœur à l’idée de rester enfermé jusqu’à la fin de ses jours … Mais s’il mettait réellement un danger les personnes et que sa libération était un risque alors il devrait sacrifier son existence et ses rêves pour que cela n’arrive pas … Ses épaules furent secoués de nouveau alors que son cœur s’alourdissait de plus en plus en se disant qu’il ne pourrait jamais partir … Tant que son démon intérieur était toujours là il ne pourrait qu’admirer la ville et les gens depuis sa fenêtre … Le blond osa un regard en direction de l’homme installé près de lui et eus un mouvement de recul à la vue du poignard qu’il tenait dans la main … Il en avait vu des psychopathes tout au long de sa vie, mais la plupart étaient enfermés, ils ne flânaient pas en toute impunité en massacrant des gens ainsi … Si tel était le cas, Koichi était en danger … Son cœur se mit alors à s’emballer alors qu’il essaya au maximum de comprendre l’individu en face de lui, il voulait savoir pourquoi il se comportait ainsi et s’il y avait une raison néfaste derrière ça, le blond était prêt à lui offrir son aide, prêt à consoler ce cœur en peine qui c’était tourné vers les ténèbres …

Mais la réaction qu’eut le plus grand à ce moment fut tout l’inverse de ce qu’attendait le patient … L’homme se mit à rire à gorge déployé, comme s’il venait de dire la chose la plus drôle qu’il ait pu entendre aujourd’hui … Le patient eut un regard interrogatif mais resta silencieux avant de renifler un peu, essayant de ravaler les larmes qui brûlaient ses yeux. "Oh bon sang, voilà longtemps que je n'avais pas ri autant ! On se croirait dans un mauvais film ou le petit héros tente d'attendrir le cœur du grand méchant en le renvoyant à ses propres tourments du passé, c'est... ah c'est un peu répugnant quand ça dégouline de mièvrerie comme ça. Et en même temps c'est désopilant !"

« Je ne comprends pas vraiment ce qui a de drôle … Je suis sincère … » Pourtant il ne lui a pas vraiment semblé avoir dit une bêtise … C’était sa façon de le dire sans doute …

Chaque être vivant, aussi malveillant qui soit à une part de bonté en lui, même si cela paraissait peu évident, Koichi en était persuadé … Chacun avait du bon à partager et si les gens aussi mal intentionnés que Silas faisaient ce genre de chose, c’est bien parce qu’il y avait une motivation qui les poussait à agir ainsi. Un évènement tragique qui assombrissait leur cœur … Mais tout le monde peut changer, et c’est la foi en l’humanité et les vivants qui encourageait Koichi à penser ainsi. Et Silas avait beau jouer la comédie en faisant cet air faussement attristé, lorsqu’il s’approcha du patient en se moquant ouvertement de lui, mais le blond croyait en les secondes chances … "Mais tu as raison, Koichi, tu as vu clair dans mon cœur brisé et mon âme tourmentée. La vie n'a pas été tendre avec moi, j'ai tant souffert... c'est la première fois que quelqu'un s'en soucie, tu sais, ça me touche vraiment. Prends moi contre toi, j'ai besoin d'affection, j'en ai tant manqué... toi tu me comprends n'est-ce pas ?" Conscient des risques qu’il prenait car l’individu était tout de même armée, le jeune patient s’approcha de son interlocuteur à son tour et le prit dans ses bras dans une douce étreinte visant à prouver qu’il était d’accord de lui refaire confiance, d’accord de lui offrir l’attention qu’il avait besoin juste pour voir la joie sur son visage et montrer que malgré tout ce qu’il peut dire ou faire de mal vis-à-vis de sa personne, il lui donnait une nouvelle chance …

Peut-être que la pureté de l’âme du patient ne pouvait pas non plus être sauvé, tout autant que la sombre part de Silas qui obscurcissait son cœur … Ce dernier avait une aversion pour le mal, une telle personne ne pourras jamais changé, quant au patient il était tellement candide qu’il pourrait se faire avoir à chaque fois … Ainsi va la vie et c’est comme ça que cela devait se terminer … Le brun fondit sur sa victime en l’étreignant de façon plus brutale agitant le plus jeune qui tenta maintenant de se détacher de sa prise … Plus il cherchait à s’éloignait, plus il sentait les bras puissants du sorcier se resserrer autour de son corps frêle. La bataille était gagné d’avance pour le plus âgé qui pourrait ainsi jouer à sa guise avec la petite victime qui avait été une fois de plus trop généreuse pour pouvoir s’échapper … L’entrain que mettait Koichi dans ses mouvements les fit basculer tous les deux sur le lit. Lorsque son dos fut en contact avec le matelas, le plus jeune sentait qu’il aurait beaucoup moins de chance de pouvoir s’en éloigner ainsi … Le corps du présentateur frottant contre le sien le déstabilisa encore plus, commençant à sentir ses membres tremblés et son cœur sur le point d’exploser tellement il était agité … Un frisson parcourus néanmoins son corps à ce souffle dans son cou qui hérissa ses poils lui donna la chair de poule …

"Tu n'es pas un héros, Koichi. Et moi, je suis loin d'être le grand méchant de l'histoire, tu sais. Mais comme tu te montres coopératif, je vais te livrer un petit secret. Ce n'est pas la douleur et la souffrance qui me poussent à tuer... c'est l'amour. Parce que le Bien aussi peut pousser à faire le Mal. Aimer peut faire faire des choses tellement folles... si tu savais. Il fait bien plus de ravage que la Haine en vérité... en fait amour et haine sont souvent très liés." Le patient refusait de croire en cela, l’amour ne pouvait pas pousser à de telles extrêmes, ou alors c’est tout simplement que cette union n’était pas saine … Le patient ne pouvait pas juger mais comme tout problème à sa solution, un comportement pareil pouvait s’expliquer par tellement de choses … Mais maintenant qu’il s’était fait avoir une nouvelle fois, piétiner parce qu’il avait une fois de plus ouvert son cœur à un dangereux criminel, il ne voulait pas retenter l’expérience tout de suite … Pour le coup le plus jeune ne savait plus trop quoi répondre, ni où se placer … L’amour pouvait être la source du mal incarné ? C’était vraiment possible où l’homme lui mentait ?

« Je suis loin d’être un héros et toi un grand méchant … Chacun est acteur de sa propre vie et à quelque chose à offrir … Toi aussi tu as quelque chose de bon à offrir j’en suis persuadé … » Tenta une nouvelle fois le blond malgré qu’il soit terrorisé, il n’avait que cela pour se défendre maintenant mais si la situation continuait d’être critique à ce point-là, y aurait-il des risque qu’il ne se montre ? Que cette chose croupissant au plus profond de son esprit ne finisse par prendre le contrôle pour se défendre ? Koichi refusa cette option en secouant un peu la tête alors qu’il essayait de repousser un peu son assaillant par les épaules. « S’il te plaît, prend en considération mes paroles, je suis certains qu’au fond de toi tu as quelque chose de bien meilleur à donner … » Répliqua le blond la voix tremblante. « Ne me tue pas je t’en supplie … » Dit-il en ne pouvant pas contenir ses larmes une fois de plus.

Mais au lieu de ça le plus âgé en décida autrement puisqu’il poursuivit ses mouvements contre le corps de Koichi qui réagit de manière naturel quand certaines parties sont stimuler … La peur entraîna l’adrénaline qui stimula le reste de son corps facilitant l’excitation. Trop aveugler par l’angoisse de vivre là ses derniers instants, il ne sentit pas son corps se réchauffer et une plainte autre que de souffrance ou d’angoisse échappa de ses lèvres alors que ses mains resserraient le manteau de son vis-à-vis au niveau des épaules. Le jeune homme commençait à suffoquer et de nouveaux frissons parcoururent son corps lorsque le soupir du sorcier fut émis aussi proche de son oreille. Ce n’est qu’après quelques minutes passées à se débattre que le blond à pics commençait à comprendre ce qu’il se passait. Remuant légèrement la tête pour ne pas laisser cette situation continuer, il essaya de faire stopper les mouvements de Silas qui provoquait l’excitation de son corps qu’il n’avait pas choisis. La peur dominait pourtant mais une partie de son esprit tordu sans doute devait se jouer de lui, l’enfonçant dans ce mal encore un peu plus.

« Je t’en supplie, essaye de m’écouter … » L’en implora le plus jeune. « Ce n’est pas la solution de faire du mal, pose ton poignard, par pitié … » C’était déjà la première chose à lui demander avant tout, même si ces mouvements indécents commençait à faire surchauffer son corps, hoquetant légèrement aux sensations nouvelles qu’il ressentait. « Arrête de bouger comme ça … » Inutile certainement de raisonné un être aussi corrompus par les ténèbres que ne l’ait déjà le sorcier …

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Jeu 4 Oct - 16:13
Our Nightmare dominates...

Silas a toujours eu beaucoup de mal avec cette notion de tout blanc ou tout noir. Ce n'est évidemment pas le cas. Il n'y a pas d'un côté le Bien et de l'autre côté le Mal. L'être humain possède toujours les deux facettes. En chacun d'eux réside une part de lumière et une part d'ombre, et ce qui fait le différence, c'est la part que l'on choisit de montrer dans nos actes, c'est ça qui nous définit et qui dévoile ce que l'on est vraiment. Evidemment, ce sont les expériences de la vie qui influencent ce choix. Peut-être que si ses parents avaient été beaucoup plus aimants, moins ambitieux, plus attentifs... peut-être qu'aujourd'hui Silas vivrait une vie tout à fait banale, refusant sa nature de sorcier pour vivre comme n'importe quel humain. Ou bien il serait réellement devenu une sorcière accomplie, tuant des démons lorsque ce serait nécessaire pour sa survie. En fait, il n'y a pas eu que l’attitude horrible de ses parents qui l'ont poussé à trahir les siens et à choisir le camp des démons. Il y a cette fascination incroyable pour ces créatures démoniaques, un peu sortie de nulle part. C'est vrai après tout, depuis sa naissance, on n'a cessé de lui répéter que les démons étaient des ennemis à abattre ou au pire à fuir. Alors pourquoi ce coup de foudre ? Allez savoir. Il ne se l'explique pas. Ce qu'il retient réellement de sa vie, qui l'a mené jusqu'ici et guide son destin depuis presque toujours lui semble t-il, c'est sa rencontre avec Ichiro. C'est cette nuit où il posé ses yeux sur lui, le moment où son cœur s'est arrêté de battre, l'instant où il s'est approché, lui a sourit, lui a parlé.... l'a touché. Il ne savait même pas qu'il était un démon. Il aurait pu être n'importe quoi. Enfin non... il avait bien cette aura extrêmement puissante qui émanait de lui qui avait du l'attirer comme la lumière attire les insectes la nuit.

Enfin, tout ça pour dire que oui, c'est bien son amour pour le démon qui l'a mené à entamer une chasse au sorcière et à vouloir les massacrer jusqu'aux dernières. Le simple fait qu'un cercle tout entier ait tenté de le tuer lui, aurait été un lourd traumatisme à porter, mais il ne serait peut-être pas allé jusqu'à vouloir les exterminer. Alors que ses sentiments pour son démon, la volonté de tenir sa promesse simplement par amour pour lui, c'est ça qui le motive réellement. Ce ne sont pas ses douleurs passées comme semble le penser ce pauvre petit humain terrifié contre lui. Quel naïf tout de même... la comédie était criante, c'était évident que Silas exagérait et faisait seulement semblant d'être un individu blessé et attristé, tourmenté par son passé douloureux. Mais le gamin l'a quand même accueilli dans ses bras dans un premier temps, dans le but de le consoler sans doute et de lui apporter le soutien dont il prétend avoir cruellement manqué. Belle erreur et il finit par s'en rendre compte quand le sorcier resserre son emprise sur lui, le poignard toujours en main, remuant son corps contre le sien dans un but qui n'est clairement pas innocent. Il a simplement eu envie de s'amuser et de voir si cette pauvre âme était capable de réagir à ce genre de chose et évidemment, c'est le cas. Il suffit d'écouter sa respiration, ses soupirs, de voir le rouge qui envahit un peu ses joues...

« S’il te plaît, prend en considération mes paroles, je suis certains qu’au fond de toi tu as quelque chose de bien meilleur à donner… Ne me tue pas je t’en supplie… »

Quelque chose de meilleur à donner ? Silas fronce les sourcils, trouvant ces mots complètement stupides. De meilleur dans le sens... faire le bien, genre offrir des dons à des œuvres caritatives ? Aider les petites vieilles à traverser ? Tenter de se battre pour une paix durable entre sorcières et démons ? La bonne blague. Mais tout ça... enfin ça n'a aucune valeur comparé à ce qui motive ses actes.

- Quelle chose à donner peut-être meilleure que la loyauté et l'amour que je porte à la personne que j'aime, dis-moi ? Non, ne dis rien, je connais la réponse : absolument rien.

Il sourit. Non... rien n'est plus important, plus beau et plus précieux que ça et personne ne le fera changer d'avis à ce sujet. Il sent que le jeune patient commence à vraiment gigoter, mais plus il remue, plus Silas renforce sa prise sur lui, amusé. Oui, il lui semble bien que le corps de l'humain réagit très positivement malgré lui à ce contact et au frottement de son corps contre le sien. C'est très drôle de voir que l'envie charnelle peut se mêler à la peur de cette manière. Silas se pose un petite question tout à coup. Quatorze ans enfermé ici... il n'a pas dû avoir beaucoup d'expérience ce petit. A t-il seulement pleinement conscience de sa sexualité ? Oui c'est possible. L'inverse peut aussi être vrai, remarque.

« Je t’en supplie, essaye de m’écouter… Ce n’est pas la solution de faire du mal, pose ton poignard, par pitié… Arrête de bouger comme ça… »

Voilà que les choses se précisent. Koichi tente toujours de le raisonner pour qu'il penche du côté du bien, ce qui est une cause perdue d'avance, mais il a aussi toujours peur de se faire tuer brutalement, mais ce que retient surtout le sorcier, c'est qu'il est très mal à l'aise de voir son corps s'éveiller au contact du sien. Oh, mais c'est beaucoup trop amusant comme jeu, ça, aussi ! Silas adore qu'on le désire, qu'on le trouve beau... et cela même sans user de ses charmes de lamia. C'est vrai après tout, pour embobiner des amants, il pourrait tout simplement se servir de ses pouvoirs... mais il ne l'a jamais vraiment fait. Il a déjà un éclat et un charme naturel très attractif après tout. Du coup... il a bien envie de l'embêter encore un peu ce petit. Le sourire aux lèvres, sans le lâcher, Silas lève son arme et fait subitement glisser celle-ci, froide et encore tâchée d'un peu de sang de sa victime sur la gorge du jeune homme. Oh, il ne le blesse pas le moins du monde, il veut juste voir la peur panique dans ses yeux.

- Tu veux que je le pose ? Il te fait peur ? Alors je vais le ranger.

Et oui, il s’exécute. Il éloigne le poignard définitivement et le range à sa place, à sa ceinture sous son manteau dont il se débarrasse d'ailleurs. C'est qu'il fait un peu plus chaud dans cette pièce à présent. Puis il se presse de nouveau tout contre le corps du jeune homme allongé contre le matelas et recommence à se frotter à lui, leur membre respectif se flattant au travers des vêtements tandis que le sorcier faire courir de nouveau son souffle dans le cou de l'humain, sans que ses lèvres ne le touchent encore.

- Je ne sais pas faire que le mal... je peux faire aussi beaucoup de bien. Tu aimerais que je te fasse du bien, Koichi ? Ton corps a l'air plutôt réceptif. Oh... regarde-moi ça... je crois que tu ne vas pas tarder à être à l'étroit dans ce pyjama, je peux le sentir...

Il va s'en assurer plus facilement en soulevant un peu son corps, laissant cette fois-ci sa main couler le long du corps du garçon, glissant sous le tissu fin et léger pour effleurer la peau nue de ses côtes, de son ventre, descendant sur son aine. Mais c'est par-dessus le vêtement qu'il vient finalement flatter le sexe du jeune patient, jouant avec de ses doigts habiles, flattant ses bourses également. Il va un peu plus loin, glissant son autre main sous les fesses du jeune homme, tentant de se glisser entre elles afin de le laisser deviner ce qu'il pourrait en faire, enfonçant un peu un doigt mais toujours au travers des tissus. Il sourit d'avantage et va subitement lécher l'oreille de Koichi en ajoutant d'une voix obscène :

- Alors... tu veux sincèrement que je m'arrête ? Si c'est ce que tu veux réellement, alors dis-le moi et je te promet d'arrêter. Ou alors demande-moi de continuer... et je te montrerais quel bien je peux faire à un joli petit corps tout chaud comme le tient...

Il sourit, très amusé par ce petit jeu. On ne dirait pas comme ça, il semble difficile de croire qu'il acceptera réellement de tout arrêter et pourtant, s'il y a une chose que l'on peut reconnaître à Silas, c'est qu'il tient toujours ses promesses. Il respecte par-dessus tout la valeur d'un serment et n'y dérogera pour rien au monde, à moins qu'Ichiro ne le lui demande. Mais... son beau démon est mort. Alors il tiendra parole. Koichi a le choix, la balle est dans son camp et sa vie ne semble plus réellement menacée. A priori.

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Dim 7 Oct - 14:56

Our Nightmare dominatesYOKOYAMA Silas & NISHIMURA Koichi

Le voilà à présent prisonnier des bras puissants du plus âgé, il ne pouvait s’en vouloir qu’à lui-même après tout, à sa naïveté, la bêtise de lui avoir fait confiance et de lui donner une seconde chance. Personne n’est entièrement mauvais, tout comme les petites perles dans certains coquillages il faut savoir la décelée pour laisser place à la bonté de quelqu’un. C’est quelque chose de très complexe surtout quand on choisis la part d’ombre qui règne en soi, mais pour Koichi il y avait une possibilité pour que cela lui ouvre les yeux, lui montre qu’il n’était pas obligé de ne faire que le mal … Cependant le piège se referme sur le patient maintenant paniqué qui se débat avec frénésie pour échapper à l’emprise du sorcier. "Quelle chose à donner peut-être meilleure que la loyauté et l'amour que je porte à la personne que j'aime, dis-moi ? Non, ne dis rien, je connais la réponse : absolument rien." Inutile sans doute d’essayer de le faire résonner autrement, il était corrompus jusqu’à son âme par un être tout aussi sombre que lui sans nul doute … Le blond avait abandonné l’idée depuis l’instant même où il l’avait pris dans ses bras. Son objectif maintenant était de fuir, le plus loin possible de cet individu qui ne lui apporterait que plus de peine, la mort dans le pire des cas …

A présent qu’il était persuadé qu’essayer de le raisonné n’aurait aucun impact sur lui ou sur le fait qu’il le laisse sans lui faire de mal était peine perdu … Il ne lui restait plus qu’à attendre un miracle, que pouvait-il faire de plus à part supplier son bourreau de ne pas l’entacher, de ne pas l’écorcher vif avec ce couteau qu’il tenait toujours fermement dans ses mains, frottant entre leur deux corps dans cette lutte acharné pour le patient, amusante pour le sorcier … De la proie et du prédateur, le patient se situait bien au-delà d’une petite proie, incapable de faire du mal même pour sauver sa propre vie, peut-être riposter autant qu’il est possible pour pouvoir se faufiler et s’échapper des griffes du prédateur. Pourtant Koichi y mettait toute sa conviction dans ce duel dont le sorcier avait l’avantage, mais son corps avait du mal à suivre ses pensées … Sa raison voulait qu’il s’en sorte, qu’il tente d’éviter tout ça en suppliant ou en se débattant alors que son corps s’enivrait de ces mouvements éveillant chez lui une excitation nouvelle à laquelle il ne pouvait résister … On dis que plus les années passent sans avoir goûté aux plaisirs charnelles, plus le corps en demande au fil du temps … Bien entendu qu’il a eus des pulsions primaires dans le passé, bien entendu qu’il n’est pas totalement ignorant à la chose pour avoir pu surprendre certaines patientes avec des infirmiers … Ses yeux ne sont pas vierge de tout acte sexuel mais son corps l’est et si le beau présentateur continue sur cette voie-là, inutile pour lui d’espérer de contrôler son corps trop distrait par celui de son interlocuteur …

La peur le rappel à l’ordre, elle tend son corps quand cette lame encore ensanglanté de sa précédente victime se fait douce et glaciale en glissant de cette manière contre sa gorge déjà couverte de perles de sueur tant l’angoisse le tiraille. Il secoue désespérément la tête pour l’implorer en silence de ne pas faire une telle chose. Il était partagé entre ce sentiment d’effroi qui faisait trembler son corps et battre son cœur tout autant que cette sensation plaisante de la découverte d’un corps contre le sien faisant éclore son désir sexuel qui était resté en sommeil jusqu’à présent … "Tu veux que je le pose ? Il te fait peur ? Alors je vais le ranger." En guise de réponse à chacune de ses questions, le jeune patient opinait positivement de la tête. Il ne voulait plus voir cette lame encore rouge du sang de son infirmière de laquelle il déplore encore le décès dans sa frayeur intense. Ses iris paniqués se plantent alors dans celles de son bourreau, suppliant peut-être pour qu’il aille au bout de son geste quand il commença à la ranger à sa ceinture … Cela laisse quelques secondes au patient pour récupérer son oxygène qui venait cruellement à manquer … L’individu ne tarde pas à se mettre plus à l’aise en retirant ce manteau de cuir pour laisser entrevoir les courbes finement sculptés de son corps.

Le patient se coupe dans son observation, ne sachant plus quoi regarder que la scène qui est en train de se jouer devant lui. Tentant dans un unique espoir de se glisser hors du lit avant que la pression contre son corps ne recommence à l’entraîner dans une valse euphorisante le rendant esclave de ses pulsions. Il tente pourtant d’appuyer sur les épaules du plus grand pour lui manifester son envie qu’il cesse ce petit manège qui était en train de rendre dingue son corps. Une faible plainte mêlant surprise et plaisir à la sensation jouissive de leurs deux membres se frottant l’un contre l’autre émana du fond de sa gorge alors que la chaleur le faisait peu à peu suffoquer. "Je ne sais pas faire que le mal... je peux faire aussi beaucoup de bien. Tu aimerais que je te fasse du bien, Koichi ? Ton corps a l'air plutôt réceptif. Oh... regarde-moi ça... je crois que tu ne vas pas tarder à être à l'étroit dans ce pyjama, je peux le sentir..." Ses prunelles terrorisées se plantent alors dans celle narquoise du brun qui prend un malin plaisir à jouer sur la sensibilité de son corps et des sensations nouvelles qui l’envahissent à présent. Le blond émet un signe négatif de la tête alors que son bassin se tend vers celui de Silas démarquant la frontière de la contradiction entre ses pulsions et sa raison …

« Ce n’est pas bien de faire ça … Il ne faut pas, c’est mal … » Tenta le patient plus pour lui-même que pour son interlocuteur qui ne l’écouteras certainement pas préférant certainement analysé les réactions de son organisme plutôt que ses paroles …

Les mains du plus âgé se font plus sensuelles, plus intrusives aussi lorsqu’elles se mettent à effleurer sa chair révélant des frissons intenses. Son corps semble plus que réceptif à ces attentions alors que les tremblements de ses membres deviennent désirs ardents et que sa peau se dérobe sous les somptueuses et délicates caresses que lui offre le sorcier. Un son plaisant échappe à ses lèvres lorsque le frôlement de ses doigts atteint son ventre qui se subtilise sous ce délicieux traitement. Son cœur accélère la cadence alors qu’il se rapproche dangereusement de ce point sensible de son corps ayant oublié les circonstances de cet acte qui lui faisait perdre la tête, comme absorbé dans une autre réalité. C’est en atteignant son sexe déjà bien rigide, que le corps du plus jeune se tends, arquant son dos avec envie sous les sensations inédites qu’il ressent pour la première fois et qui se joue de sa raison qui pourtant essaye de tenir bon … Les flatteries sur son entrejambe le font s’accrocher aux épaules robustes de son partenaire, son corps quémandant plus de nouveautés encore et voulant ressentir pleinement tous les plaisirs charnelles qu’il découvre aujourd’hui. Plusieurs gémissements incontrôlés émanent de ses lèvres, rendant l’acte bien plus intense. Ses yeux sont clos alors que sa tête penche vers l’arrière en quête d’oxygène et de contrôle pour ne pas succomber à ce traitement plaisant de la part de son partenaire.

« Pitié … Il faut arrêter … » L’implora le blond entre deux plaintes de plaisir, comme si sa respiration agitée l’empêchait de répondre, comme si son corps lui demandait le silence pour continuer d’en apprendre plus sur le bien-être qu’il pouvait recevoir …

Un sursaut, suivit d’un autre éclat de surprise sous le choc de l’exaltation qui envahit maintenant son corps quand un doigt inquisiteur se faufile entre ses fesses. Sa prise se resserre sur les épaules du brun et son corps s’arque un peu plus défiant la souplesse de son organisme. Au fond il avait besoin de soulager ces désirs primaires qui n’ont pas été bien difficile à éveiller, son corps l’avait abandonné mais il restait sans doute encore sa raison … "Alors... tu veux sincèrement que je m'arrête ? Si c'est ce que tu veux réellement, alors dis-le moi et je te promet d'arrêter. Ou alors demande-moi de continuer... et je te montrerais quel bien je peux faire à un joli petit corps tout chaud comme le tient..." Raison qui venait d’en prendre un sale coup avec des mots aussi provoquant que les siens qui ne laisse pas vraiment place au doute pour une libido qui vient de faire éruption à l’image des volcans en sommeil depuis des siècles … Il ne faudrait certainement pas bien longtemps pour que son esprit flanche à son tour, le physique avantageux du présentateur avait déjà raison de son corps, sans parler de son traitement expert sur un organisme n’ayant connus qu’électrocution et souffrance, les sensations en était décuplé à l’image d’une première fois laissant s’éveiller les pulsions sexuels du plus jeune.

« Je veux que … » Le blond se coupa net dans sa phrase en mordant sa lèvre sous l’envie et la retenu à la fois, son corps tremblant maintenant d’impatience et donnant quelques ondulations de bassins désespérer alors que son front vint se coller contre l’épaule de son vis-à-vis. « Ça me fait du bien mais c’est mal de continuer … Je ne peux pas, c’est trop pour moi … » Lui qui avait déjà imaginer sa première fois dans d’autres circonstances, il ne s’était pas imaginer que son organisme en demanderait autant à la moindre caresse, lui en ferait ressentir autant au premier contact … Le jeune patient resta silencieux, mais ses hanches qui vinrent de nouveau remuer contre celle du sorcier, faisant rencontrer leur sexe une seconde fois dans une valse enivrante répondait à sa place. Son corps brûlant vint partager la frénésie de ses frémissements avec celui de Silas. « J’ai du mal à respirer, c’est trop intense, je n’arrive pas à suivre ni à tenir le choc … » Lui avoua-t-il dans un soupir de désirs enflammé alors qu’il essayait de redevenir maître de sa raison pour se calmer et pouvoir faire des phrases plus clairs, ce qui n’était pas une habitude chez lui d’ordinaire, mais ainsi tenter par la luxure de cet homme, cela serait très certainement un échec …

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Lun 15 Oct - 11:00
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Le sorcier ne se rend même plus compte du sadisme dont il fait preuve. En vérité, il ne fait que s'amuser un peu, encore exalté sans doute du meurtre qu'il vient de commettre. Rien ne le met plus en joie que de tâcher ses mains du sang de ses congénères et de les voir terminer en un tas de cendres. Un jour, peut-être, il finira ainsi... C'est même une certitude. Il pourrait atteindre l'immortalité en devenant une Banshee, mais à quoi bon ? À quoi bon une vie sans fin si Ichiro n'est plus à ses côtés ? Non... une fois toutes les sorcières mortes, il rejoindra le monde des morts à son tour. N'est-ce pas ce qu'il a promis ! "Tue-les toutes". Après tout, malgré tous ses efforts, il est et restera à jamais une saloperie de sorcière lui aussi... autant qu'il disparaisse une fois son œuvre terminée. Ça ne lui fait même pas peur, il partira le cœur léger avec la satisfaction du devoir accompli et la fierté d'une promesse pleinement tenue. Mais d'ici là, il a encore beaucoup de travail. Chaque sorcière morte, cependant, est un pas de plus vers la consécration et c'est cela qui le met en joie et le pousse à vouloir s'amuser avec ce pauvre humain qui n'a rien demandé.

Silas est un sorcier profondément mauvais, il faut bien l'avouer. Pourtant, il ne s'en prend presque jamais aux humains et les malmener ne lui apporte aucune réelle satisfaction. Pour lui, ils ne sont que des instruments utiles, des distractions éphémères, qui offrent parfois des spectacles amusants. Il n'a jamais cherché à se rapprocher de l'un d'eux et d'avoir des amis, ça ne l'a jamais vraiment effleuré et il n'en souffre absolument pas. La seule absence dont il souffre réellement est celle de son beau démon. Aucune stupide amitié ne parviendra à combler ce vide, il le sait, alors pourquoi s'en encombrer ? Il préfère largement faire cavalier seul et ne pas se mêler à ces gens. Enfin... si l'idée de se faire plaisir avec ce jeune homme lui semble amusante, il n'ira pas jusqu'à lui forcer la main. Il n'a qu'à lui dire franchement qu'il ne veut pas de ça et Silas le laissera tranquille. Le viol, c'est clairement pas son truc. Il pratique très régulièrement le sexe, il n'est pas frustré au point d'en arriver à forcer quelqu'un et puis, c'est tout de même beaucoup plus excitant quand le plaisir est partagé, pas vrai ? En tout cas, le jeune Koichi est très réceptif et malgré quelques indices laissant supposer qu'il a encore peur et reste hésitant, son corps vient sans cesse vers lui, exprimant pleinement son excitation. Oui, son corps n'attend que ça, de vivre cette aventure charnelle, ça crève les yeux. Et puis Silas peut le sentir sous ses doigts alors que le sexe de l'humain s'épanouit clairement.

« Je veux que… Ça me fait du bien, mais c’est mal de continuer… Je ne peux pas, c’est trop pour moi… J’ai du mal à respirer, c’est trop intense, je n’arrive pas à suivre ni à tenir le choc… »

Son corps est brûlant, frémissant, impatient. Il semble réellement évident que l'envie est là et n'importe quel pervers empressé s'en contenterait et commencerait d'ors et déjà à le baiser sans plus de précautions. Silas n'est heureusement pas de ceux-là. Comme quoi, il n'est pas tout à fait noir. Disons qu'il lui reste des... principes. Alors, même si le jeune Koichi est fin prêt à se faire passer dessus, le sorcier prend la peine de lui laisser une autre chance d'y échapper. Au moins, on ne pourra pas dire que le beau présentateur ne lui aura laissé aucune chance d'en réchapper. Conciliant, donc, le sorcier cesse de caresser le jeune homme et pose une main apaisante sur sa joue, allant ensuite caresser ses cheveux.

- Chuuut... respire, Koichi. Ce n'est pas le moment de faire un malaise, hein ? Essaye de te détacher quelques secondes de ce que ressent ton corps et concentre-toi sur ma voix, tu veux ? Inspire et expire à fond. Voilà. Pour l'instant, je ne te touche plus, tu vois. Si je pars maintenant, tu te retrouveras enfin seul, dans l'obscurité et tu feras sans aucun doute beaucoup de cauchemars. Hum ? Mais c'est une possibilité, il suffit de me dire de partir. Mais je peux aussi rester et simplement discuter quelques heures avec toi le temps que tu t'endormes et veiller un peu sur ton sommeil. Ça ne me dérange pas, je ne te veux aucun mal puisque tu vas m'aider. Et puis... je peux aussi te faire beaucoup de bien, ça repoussera la plupart de tes cauchemars et t'aidera à dormir comme un bébé, je peux te l'assurer.

Il ne fait qu'effleurer l'intérieur de ses cuisses à travers le tissu, juste une seconde avant d'arrêter, histoire de ne pas trop l'influencer non plus. Il le couve d'un sourire qui se veut rassurant, tout en continuant de passer ses doigts dans ses cheveux ou sur sa joue. On dirait un fauve jouant avec un pauvre poussin terrifié et pourtant, il ne compte lui faire aucun mal, c'est vrai. Il manque juste un peu de tact et malgré ses efforts pour se montrer doux et rassurant, après ce qu'il vient de faire et ce charisme étrange qu'il dégage, on arrive difficilement à lui faire confiance. Il se demande ce que décidera le jeune homme. En tous les cas, Silas respectera sa décision. Mais il faut bien avouer que le corps du garçon a déjà pris sa décision. Oui, mais voilà, le sorcier n'est pas sans savoir que l'esprit et le corps peuvent très facilement se contredire. Il n'est pas du genre à profiter de l'état d'excitation avancée du garçon pour se persuader que celui-ci meurt d'envie de se faire sauter sauvagement. Peut-être qu'il n'en a aucune envie et que de vivre ça le traumatiserait pour toute la vie. Or, Silas a besoin d'un gentil garçon obéissant et prêt à lui rendre service, pas une pauvre loque qui tentera de se couper les veines à la première occasion. Et s'il peut devenir un objet de fantasme, alors c'est tout bénef !

- D'ailleurs à ce propos, dis-moi... Est-ce que tu es vierge ? As-tu déjà baisé un homme ou est-ce qu'un homme t'as déjà pris ? Ou tu as peut-être connu une jeune fille ? Les trois peut-être ? Je préfère le savoir avant de faire quoi que ce soit. Tu vois, je ne suis pas un monstre.

Pas du tout, non. Enfin, un peu quand même, il faut l'admettre. Cela ne l'empêche pas de pouvoir exciter un petit corps tout chaud comme celui du jeune patient et il aime beaucoup le voit réagir aussi bien. Ça lui plaît l'idée que l'humain ait envie de profiter de son expérience et peut-être même de découvrir le corps puissant de ce beau sorcier tout contre lui. Silas se retient de le caresser pour faire encore grimper la température, mais ce n'est pas chose aisée, car l'envie est forte. Heureusement qu'il sait plutôt bien se contrôler de ce côté-là. Il attend donc avec impatience la réponse de Koichi, sans bouger, sans rien faire, lui laissant le temps et la possibilité de prendre une décision avec la tête à peu près froide. Avouez que c'est généreux, non ?

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Mer 17 Oct - 20:42

Our Nightmare dominatesYOKOYAMA Silas & NISHIMURA Koichi

Plus il s’agite, plus il suffoque, le manque d’air flagrant ne lui permettras pas de continuer ainsi pendant encore une heure et le jeune homme en est parfaitement conscient. Il tente pourtant de relever la tête, de déployer sa gorge pour retrouver cet oxygène qui lui manque. Le patient est partager entre son corps et sa raison, le côté un peu équilibré de sa personne qui lui hurle de résister, de contester alors que son corps se lance directement vers le désir charnelle qu’il n’a jamais eus l’occasion de goûter jusqu’à maintenant. Mais ce n’est ni le lieu, ni le moment et ni la personne avec qui réaliser cela, il devait à tout prix couper cette excitation et que son corps ne reprenne pas le pas sur ce qu’il ressent car sinon il allait le regretter, il en est certains … Un visage se présente alors à son esprit, ce même visage qui illumine ses sombres journées, qui remplit de joie son cœur quand la tristesse s’empare de lui, le sujet de son espoir et d’un avenir meilleur … Il avait beau ne pas mettre de nom sur ce sentiment, mais il éprouvait bel et bien de l’amour à l’égard de cet inspecteur qui avait atteint son cœur par sa seule sensibilité et la présence qu’il avait eus pour lui pendant ses heures les plus terrifiantes … C’est ce qui déclencha Koichi qui remua négativement la tête, persuadé de son choix, il fallait arrêter. Ses larmes remontaient alors qu’il revoyait son visage lui souriant et lui tendant la main pour le sortir des ténèbres. Ce serait Hiro qui prendrait ce genre d’initiative à son égard, lui et lui seul à qui il demanderait de le faire essayer cette nouvelle aventure, franchir le pas à ses côtés et partager un amour réciproque plutôt que de gâcher une première fois juste pour expérimenter …

Une main se posa alors sur sa joue glissant jusqu’à ses cheveux ayant sans doute pour but de le rassurer. "Chuuut... respire, Koichi. Ce n'est pas le moment de faire un malaise, hein ? Essaye de te détacher quelques secondes de ce que ressent ton corps et concentre-toi sur ma voix, tu veux ? Inspire et expire à fond. Voilà. Pour l'instant, je ne te touche plus, tu vois." Le patient approuva d’un signe positif et désespéré de la tête tout en essayant de reprendre sa respiration qui était à présent des plus bruyante, à se demander s’il n’allait pas finir par s’étouffer ou tomber dans le coma … "Si je pars maintenant, tu te retrouveras enfin seul, dans l'obscurité et tu feras sans aucun doute beaucoup de cauchemars. Hum ? Mais c'est une possibilité, il suffit de me dire de partir. Mais je peux aussi rester et simplement discuter quelques heures avec toi le temps que tu t'endormes et veiller un peu sur ton sommeil. Ça ne me dérange pas, je ne te veux aucun mal puisque tu vas m'aider. Et puis... je peux aussi te faire beaucoup de bien, ça repoussera la plupart de tes cauchemars et t'aidera à dormir comme un bébé, je peux te l'assurer." Alors qu’une main insidieuse se glisse le long de sa cuisse, comme l’ombre d’un effleurement, le patient sursaute en éloignant lentement sa jambe.

« Non … Je ne peux pas … Désolé, je ne peux pas faire ça, j’ai trop de respect envers quelqu’un … » Lentement le blond incline la tête comme si c’était lui qui devait se faire pardonner d’une faute, comme si c’était lui qui était en tort, en espérant le sorcier veuille bien lui pardonner ce refus. Mais à peine il eut émis son jugement qu’il remarqua que le frôlement avait cessé et que tout était retombé la seconde suivante. Plus aucun contact physique déplacé ou le moindre frottement.

Seul quelques attentions, une caresse sur sa joue ou dans ses cheveux qui avait le don de le calmer à chaque fois. Des gestes qui le rassuraient, c’était stupide mais c’est ce qui l’aidait. Sa respiration se stabilisa d’ailleurs l’instant d’après et le blond sembla avoir un peu retrouvé ses esprits. Les paroles de Silas n’étaient cependant pas là pour le rassurer, la nuit est une étape difficile pour Koichi, se retrouver seul dans la pénombre, livrer à sa folie et à ses démons qui se déchaînent dans ses cauchemars … A cette pensée le plus jeune attrape solidement par réflexe et par crainte le bras de Silas comme à une bouée de sauvetage.

« Reste parler avec moi le temps que je m’endorme … » Lui demanda Koichi en plongeant ses yeux étincelants dans ceux du présentateur. « Ne me laisse pas seul après ce que j’ai vu … S’il te plaît … » D’un côté il lui avait proposé, mais c’était peut-être un peu trop demander ? Il s’en voulait un peu de dépendre de lui pour le moment, mais il serait insurmontable pour lui de passer une nuit de cauchemars ou une nuit blanche, voué à ses pires peurs qui se joueraient sans doute de ses craintes … Durant un instant, le plus jeune sonda les traits du sorcier malgré l’obscurité, cherchant un peu de réconfort malgré le mal dont il a été capable. Koichi était ainsi, il dépendait des autres, ne pouvait surmonter seul ses angoisses et même s’il s’agit d’un meurtrier, le patient était prêt à accepter sa proposition concernant de rester pour parler le temps que le sommeil ne vienne à lui. « Juste discuter … Essayer de m’enlever ces images de la tête … »

Le patient se fit presque suppliant du regard espérant que cela suffise pour le convaincre. Comment pouvait-il fermer l’œil sans avoir peur après avoir vu ce sang ? Comment est-ce qu’il pouvait espérer ne pas pleurer en se rappelant du corps inerte de son infirmière allongé dans une mare de sang ? Cela allait très certainement avoir des répercussions dans le futur, dès le lendemain certainement il aurait à déplorer de nouvelle crise et endurer la cellule d’isolement ou encore les séances d’électrochocs … Le garçon baisse un peu les yeux, les pensées orienté vers son avenir et les souffrances à endurer avant qu’il ait le droit à un peu de liberté. Il daigna lâcher le bras du sorcier puis s’assit en tailleur. Une position qui l’aida à maintenir les parcelles d’excitations qui restaient encore accrocher à son corps le temps qu’il se stabilise un peu avant de redescendre. "D'ailleurs à ce propos, dis-moi..." Koichi releva immédiatement le visage à l’entente de la voix de son aîné, posant ses mains à plats devant lui sur le matelas. "Est-ce que tu es vierge ? As-tu déjà baisé un homme ou est-ce qu'un homme t’a déjà pris ? Ou tu as peut-être connu une jeune fille ? Les trois peut-être ? Je préfère le savoir avant de faire quoi que ce soit. Tu vois, je ne suis pas un monstre." Des questions qu’on ne lui avait jamais posées auparavant, un sujet auquel il n’avait même jamais songé auparavant. C’est pour cette raison qu’un silence gênant s’installa alors que le blond tordait un peu ses lèvres dans un rictus pensif, comme s’il avait peur de dire la moindre bêtise.

« Rien de tout ça … J’en ai juste entendu parler au détour des couloirs, c’est tout. » Avoua le patient qui n’avait pas non plus essayé de se défouler tout seul quand son corps lui en réclamait le besoin, faisant simplement taire les pulsions de son corps en se focalisant sur le son de sa boîte à musique ou en pensant à autre chose. Il faut dire que passer ses journées enfermé ici lui laissait l’imagination fertile pour un tas de sujet, mais pas celui-ci qui n’avait jamais pris place dans sa vie. « Je n’ai pas vraiment put avoir de contact quotidien avec qui que ce soit, si ce n’est le personnel de l’hôpital entre deux séances de psychothérapies … » Lui avoua le blond. Il avait bien essayé de se lier aux autres patients, mais certains d’entre eux n’arrivaient pas à communiquer, quant aux autres, à chaque fois qu’il c’était attaché à quelqu’un il avait dû s’en séparer peu de temps après, par sa condition ou dans des circonstances néfastes … « Je connais rien de tout ça personnellement, je n’ai aucune expérience ni aucun vécus sur ce sujet … » Il baisse un peu la tête comme s’il avait quelque chose à se reprocher ou que ça constituait une faute grave. « Mon corps à pas l’habitude, pardon pour ma réaction, des fois j’ai du mal à le contrôler. Je traverse souvent des phases difficiles comme là, mais généralement ça s’arrête au bout d’un temps … »

Koichi savait tout de même que c’était humain d’avoir des pulsions, il n’était pas ignorant au point de ne pas connaître les grandes lignes du sujet, mais pour ne s’être basé que sur des dires, des rumeurs au détour des couloirs ou des histoires secrètes racontés entre les membres du personnel soignant, il n’avait aucun exemple sur lequel s’appuyer. Il n’avait jamais vraiment songé à se sustenté seul non plus songeant plutôt à laisser la vague se calmer et à se canaliser plutôt que d’habituer son corps à une chose dont il n’aurait sans doute jamais droit tant qu’il serait enfermé ici, ça en revanche il en avait la certitude …

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Ven 19 Oct - 22:10
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Il ne semble pas très doué pour contrôler ses émotions et ces sensations ce garçon, mais après tout ce n'est pas si étonnant, il est patient dans un asile, non ? Donc c'est forcément que quelque chose cloche et qu'il ne se comporte pas comme tout le monde. C'est nul de se comporter comme tout le monde, Silas est le premier à le dire et très honnêtement, il ne voit pas bien pourquoi on enferme ce Koichi ici. À moins qu'il soit victime de crises violentes durant lesquelles il se montre réellement dangereux pour lui et les autres... ce qui est possible. C'est un peu ce qu'il a laissé entendre tout à l'heure quand il lui a dit qu'on ne laissait pas sortir des gens comme lui et le jeune homme ne l'avait pas contredit. La vérité sur son état psychologique, il ne la connaît pas, mais il l'apprendra bien assez vite, que ce soit en discutant ou bien en allant directement fourrer son nez dans son dossier médical. Avec un peu d'organisation et de magie, il devrait pouvoir y arriver. C'est toujours intéressant de savoir ce genre de chose, d'autant plus que Silas est curieux à ce propos et à propos de tout ce qui sort un peu de l'ordinaire justement. Enfin, peu importe, malgré ce manque de contrôle, Koichi refuse de se laisser emporter par l'envie de son corps et décide plutôt de suivre sa raison... et son cœur visiblement.

« Non… Je ne peux pas… Désolé, je ne peux pas faire ça, j’ai trop de respect envers quelqu’un… »

Ça alors ! Ce jeune patient serait-il en couple ? Ou amoureux de quelqu'un ? Comme c'est amusant ! Et vraiment très intéressant en plus d'être étonnant. C'est vrai qu'on n'imagine pas tellement un jeune homme enfermé dans un asile pouvoir former un couple..., mais tomber amoureux ça oui, c'est possible après tout. Comme c'est mignon... être fidèle lui tient visiblement très à cœur. Et non, contrairement à ce qu'on pourrait penser, Silas n'est pas contre le principe. Il juge que chacun peut bien concevoir le couple comme il veut et ne critique ni la fidélité, ni le libertinage. Tant que le respect et l'accord règnent, c'est le principal, non ? Enfin, au moins, le sorcier sait désormais qu'il n'ira pas plus loin. Dommage. Mais il respecte cette décision pourtant, il ne trouve absolument pas amusant l'idée de forcer. Un jeu, ça se joue à deux et tant qu'à faire équitablement. Enfin ce jeu-là en tout cas. Même le pire des monstres peut avoir des principes !

« Reste parler avec moi le temps que je m’endorme… Ne me laisse pas seul après ce que j’ai vu… S’il te plaît… Juste discuter… Essayer de m’enlever ces images de la tête… »

Alors voilà la suite du programme ? Lui tenir compagnie pour le rassurer jusqu'à ce qu'il s'endorme ? Très bien. De toute façon, il a fait ce qu'il avait à faire et la nuit venait à peine de commencer. De plus, personne ne repasserait dans cette chambre avant le petit matin, pas de risque de se faire surprendre. Autant rester un peu, non ? C'est assez ironique tout de même. Koichi venait de demander au responsable même de l'horreur à laquelle il venait d'assister de rester près de lui pour le rassurer. Marrant, hein ? Cela prouve au moins que Koichi est soit un peu fou, soit complètement désespéré. Peu importe ! Ça ne dérange absolument pas Silas de le faire, sinon il ne l'aurait pas proposé. Il n'a rien de très spécial de prévu demain matin et Monsieur Miaou saura se débrouiller seul. Et puis avec ce petit regard suppliant braqué dans le sien, comment refuser et résister ?

Silas se montre quand même curieux sur un autre sujet, même si celui-ci est étroitement lié au sexe également, il faut bien l'avouer... est-ce que ce jeune homme a déjà eu une quelconque expérience ? Le sorcier a bien son petit avis sur la question, mais il ne parierait pas là-dessus... les individus sont parfois tellement complexes ! Koichi semble avoir du mal à lui répondre sur le moment, ce qui amuse un peu le présentateur qui se montre pourtant patient, fixant le jeune homme en pleine réflexion.

« Rien de tout ça… J’en ai juste entendu parler au détour des couloirs, c’est tout. Je n’ai pas vraiment pu avoir de contact quotidien avec qui que ce soit, si ce n’est le personnel de l’hôpital entre deux séances de psychothérapies… Je connais rien de tout ça personnellement, je n’ai aucune expérience ni aucun vécus sur ce sujet… Mon corps à pas l’habitude, pardon pour ma réaction, des fois, j’ai du mal à le contrôler. Je traverse souvent des phases difficiles comme là, mais généralement ça s’arrête au bout d’un temps… »

Carrément vierge, hein ? Il s'en était douté un peu. C'était soit ça, soit il avait vraiment trop peu d'expérience. Son idée première était donc la bonne. Quelle tristesse tout de même... et en même temps c'était mignon, il se réservait pour l'élu de son cœur. Silas lui-même avait vécu sa première fois avec le démon dont il est toujours amoureux presque quinze ans après et il en garde une fierté et un souvenir exceptionnel. Il comprend donc et surtout, il respecte. Souriant, il se détache donc pour de bon du jeune homme et s'allonge sur le flanc à côté de lui, appuyant son coude contre le matelas pour pouvoir appuyer sa tête dans le creux de sa main et regarder Koichi.

- A ton âge, ça ne doit pas toujours être facile d'ignorer les besoins de ton corps, c'est sûr. Il fallait me le dire tout de suite que tu avais un amoureux ! Comment s'appelle t-il ? Qu'est-ce qu'il fait dans la vie ? C'est un autre patient ? Parle-moi un peu de lui ! Ou d'elle... je me plante peu-être en m'imaginant qu'il s'agit d'un homme.

Cela fera sans doute plaisir à Koichi de parler un peu de celui ou celle qu'il aime, tout le monde aime ça, non ? En tout cas, Silas aime par-dessus tout faire l'éloge d'Ichiro. Il pourrait parler de lui pendant des heures et des heures sans se lasser ! Et forcément, il s'imagine que ça passionne tout le monde, puisque son démon est l'être le plus magnifique et le plus admirable de l'univers ! Personne ne pourra jamais lui faire dire ou penser le contraire de toute façon.

- Mais tu as raison de réserver ta première fois pour la personne que tu aimes, c'est important. Très important. Allez, je t'écoutes, je veux tout savoir sur votre rencontre et tout le reste ! J'adore les histoires d'amour...

Oui, enfin presque. La plupart du temps, très honnêtement, il se fiche complètement des histoires des autres, seule sa propre histoire compte au final, il est un petit peu égoïste. Mais il lui arrive d'aimer écouter les autres, et là encore, c'est un peu égocentrique, parce qu'il aime comparer les choses et qu'il sait que dans tous les cas, son couple est de loin le plus formidable.

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Mar 23 Oct - 11:45

Our Nightmare dominatesYOKOYAMA Silas & NISHIMURA Koichi

Sa raison avait du mal à s’imposer vis-à-vis de sa folie bien souvent, mais il faut croire que le cœur surpasse toutes les limites et est capable de faire des miracles … Il n’as de cesse de penser à cette personne et d’autant plus dans ce genre de moment … Lui qui pensait ne pas arriver à résister, que les faiblesses de son corps l’emporte une nouvelle fois face à ses propres désirs, un rebondissement inattendu avait eus lieu, celui de ses sentiments desquelles il ne doutait plus désormais. Mais de là affronter seul ses peurs, regarder sa folie dans les yeux et faire face à ses phobies étaient encore des choses impossible pour lui … Il ne peut résister au fait de réclamer la présence du sorcier qui est à l’origine du massacre qu’il a vu, celui qui va sans doute être le facteur de ses cauchemars futurs et son mal … Il ne doute pas que les médicaments ne lui soient pas d’une grande aide après tout ça, Silas sera le déclencheur de bien de ses malheurs, et même en ne le sachant que partiellement, le patient ne peut pourtant pas s’empêcher de lui demander de rester à ses côtés … Il en se sentait pas de taille à affronter ce qui allait suivre, le jeune homme croyait aux esprits errants, il croyait au paranormal après tout ce qu’il a vu et la seul personne présente en ce moment pour le rassuré n’était autre que le sorcier …

Parler l’aidait à oublier ces images qui s’imposaient encore à son esprit, cela lui permettait de se concentrer sur autre chose et de ne pas laisser ses démons le hanter … Il avait comme une boule dans le ventre rien qu’à songer être seul ici dans le noir … L’hôpital n’était pas ce qui a de plus accueillant, surtout avec les spécimens qu’on y trouve, mais le plus effrayant reste le fait d’être confronté à sa propre maladie … Le patient répond donc aux questionnements de son hôte, quand Koichi est lancé sur n’importe quel sujet il pourrait parler des heures, étant très bavard c’est ce qui lui permet de ne pas penser à tout le reste. Il se pourrait même qu’il en passe des nuits blanches et des journées entières si quelqu’un acceptait de lui tenir la conversation aussi longtemps. Alors que Silas se détache pour s’allonger à côté de lui, ses yeux se fixent sur son visage lorsqu’il reprend la parole. "A ton âge, ça ne doit pas toujours être facile d'ignorer les besoins de ton corps, c'est sûr. Il fallait me le dire tout de suite que tu avais un amoureux ! Comment s'appelle t-il ? Qu'est-ce qu'il fait dans la vie ? C'est un autre patient ? Parle-moi un peu de lui ! Ou d'elle... je me plante peu-être en m'imaginant qu'il s'agit d'un homme." Un sourire apparaît alors sur ses lèvres pour la première fois de la soirée tandis qu’il repense à lui …

« Il s’appelle Hiro et il est soldat dans l’armée militaire impériale ! » Lui répondit le patient avec plus d’enthousiasme. « Je suis certains de l’aimer, par contre lui … Je ne sais pas s’il partage ce sentiment de son côté … » Le blond baisse un peu les yeux sur sa boîte à musique qu’il a repris dans ses bras il y a peu « Qui pourrait aimer un malade comme moi ? » Koichi ressert un peu le petit objet dans ses bras alors qu’il songe à cette question qui lui tourne dans la tête depuis qu’il l’a rencontré. « Mais je ne peux pas lui reprocher, même moi j’ai déjà la réponse à cette question. » Dit-il en feignant un sourire en direction du sorcier. La douleur était lisible mais cet effort pour concentrer un peu de joie était tout de même présent. « Ce n’est pas pour ça que je cesserais de l’aimer, même s’il est avec une autre personne ou qu’il ne m’aime simplement pas, mon cœur continueras de l’admirer de loin et en silence … »

Koichi laisse son regard se perdre dans le vague, fixant ses draps sans vraiment les voir et en songeant que peut-être une telle histoire ne verra jamais le jour … La seule chose sur laquelle il s’appuyait était cette promesse qu’ils allaient se revoir, qu’Hiro reviendrait à l’hôpital, mais sans doute ne remettra-t-il jamais les pieds dans un endroit pareil … Le patient tente tout de même d’apaiser les traits de son visage malgré le mal qui poignarde son cœur à l’idée de ne jamais le revoir. Il semble sortir un peu de sa transe alors que le brun reprend la parole. "Mais tu as raison de réserver ta première fois pour la personne que tu aimes, c'est important. Très important. Allez, je t'écoutes, je veux tout savoir sur votre rencontre et tout le reste ! J'adore les histoires d'amour..." Très étrange pour un homme qui a été capable d’une telle cruauté … Mais le patient ne se posait pas vraiment ce genre de question, il était très ouvert d’esprit et se concentrait plus sur la personne plus que sur la logique. Il était un petit peu taré dans le fond, alors il ne pouvait que se concentrer sur les goûts d’une personne malgré ses intentions ou tous autres facteurs.

« C’était il y a quelques semaines déjà, lors d’une attaque terroriste ! » Commença le patient avant de s’arrêter dans son récit pour secouer un peu la tête. « Non c’est pas ça qu’il a dit … » Se corrigea le jeune patient. « Je crois qu’il y avait un attentat … Enfin une attaque qui a forcé l’armée à se déplacer jusqu’à l’hôpital pour sécuriser le périmètre. » Termina le blond qui pourrait tergiverser des heures sur un sujet pourtant aussi simple que celui-là … « Je suis tout de suite aller vers lui pour lui poser des questions parce que c’était la panique, tout le monde courrait et les infirmières aussi ! D’habitude il n’y a que les malades qui courent partout ! Au départ je me suis dit que les infirmières avaient pétés les plombs autant que nous ! » Le jeune homme vit alors au regard de son hôte qu’il s’éloignait un peu du sujet principale … Comme d’habitude en fait. « Je suis resté avec lui, je me suis sentit tout de suite en sécurité à ses côtés, alors je l’ai supplié de me garder auprès de lui … J’ai eus de la chance qu’il accepte et qu’il ne me renvoie pas dans une cellule. J’ai appris à le connaître, il a un grand cœur tu sais, il souhaite sauver la population, protéger les gens qu’il en connaît pas et il a toujours un petit sourire pour ceux qui sont dans la détresse … » Le patient sourit un peu à cette pensé en resserrant sa boîte dans ses bras. « Mais une personne aussi génial doit déjà avoir quelqu’un, pas vrai ? »

En fait le patient n’attendait pas vraiment de réponse à cela, il en était déjà persuadé. Son cœur se fissurait souvent à cette simple pensée … Il avait déjà songé que le blond-brun voulait juste faire preuve de gentillesse avec lui, qu’il avait eus pitié et que pour lui faire plaisir il avait accepté tout cela mais qu’en réalité, il avait une vie bien plus importante à ses yeux à côté. Une famille déjà peut être ou une copine certainement … Il s’imaginait tout un tas de choses qui n’allait pas vraiment dans la direction la plus rassurante pour lui. Mais avoir été ainsi enfermé et couper du monde depuis son enfance, n’avoir rien connus d’autre que les couloirs morbides d’un asile qui laisse planer la mort et la douleur ne lui permettait pas d’avoir une vision bien optimiste de sa condition. Finalement le blond posa de nouveau ses prunelles sur le sorcier, toujours assis en tailleur, Koichi se tourna un peu pour faire maintenant face au brun allongé paresseusement sur le flanc.

« Et toi ? Tu as parlé d’amour tout à l’heure pour tes motivations … Tu as quelqu’un ? » A défaut de ne pas avoir le droit d’aimer et de vivre un amour épanouit de son côté, autant écouter celle des autres … Cela pouvait l’aider à ne pas se focaliser sur ses peines de cœur qui n’aurait certainement jamais de commencement …

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Mer 7 Nov - 10:48
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Ah... les histoires d'amour ! Il y en a toujours pour tous les goûts ! Des plus romantiques aux plus ridicules, en passant par celles qui sont tristes... Oui, Silas aime bien s'y attarder de temps en temps et il lui est même arrivé de verser sa petite larme devant des films vraiment touchants et dramatiques. Parfois, ça lui faisait encore plus repenser à Ichiro. Oh, aucune de ces histoires ne ressemblait à la leur en vérité, elles paraissaient toutes extrêmement fades et ennuyeuses à coté de ce qu'il avait vécu auprès de son démon... et finalement ce dernier ne lui avait jamais dit "je t'aime". Mais ce n'est rien, il a su se contenter de ce qu'il lui offrait et puis le démon lui démontrait ses sentiments d'autres façons, il suffisait de savoir lire entre les lignes. Aujourd'hui, peu importe que cela fasse dix ans qu'il lui a été arraché, il n'a jamais voulu trouver quelqu'un d'autre. Jamais. Il sait qu'il lui restera fidèle jusqu'au bout, jusqu'à son dernier souffle et c'est sans doute par peur de retomber amoureux qu'il chassait si rapidement ses amants et se montrait aussi froid avec eux une fois la nuit consommée. D'un autre côté, il lui semblait impossible d'être amoureux de quelqu'un d'autre. Lorsque l'on a goûté à la perfection... le reste parait bien trop décevant.

Maintenant calmé, Koichi reprend un peu de couleur et lui parle alors de son fameux amoureux. Un militaire ? Voilà qui est vraiment très très intéressant... ce genre de type doit avoir pas mal d'informations au sujet des sorcières... si Koichi entretient une quelconque relation avec un individu pareil, voilà qui change tout ! Cependant, Silas y viendra plus tard, il préfère encore laisser le jeune homme continuer et terminer son récit. Le sorcier écoute attentivement, avec un petit sourire, haussant un sourcil lorsqu'il commence à se perdre dans des détails un peu insignifiants. Il faut croire que pour le moment, c'est un peu une relation à sens unique, les sentiments n'ont pas été avoués. Ah, mais c'est encore plus excitant comme ça ! Ce pauvre petit malade de l'asile, amoureux d'un soldat, certains de l'aimer à jamais quand bien même son cœur serait déjà pris ou ne partagerait pas les mêmes sentiments... c'est tragique. Remarque, Silas le comprend. Si Ichiro l'avait ignoré ou repoussé cette nuit-là... il aurait été incapable de l'oublier et de cesser de l'aimer. Il aurait sans doute tout fait pour obtenir son attention, même si cela risquait de le faire tuer. L'amour fait faire des choses folles... il le sait mieux que quiconque.

La rencontre du malade et du militaire est assez originale, il faut bien le dire. Mais visiblement, il n'y a rien eu de trop concret encore. Peut-être que ça changera. En attendant, il y a des chances pour qu'ils se revoient et échange quelques discussions. Peut-être que Silas pourrait se servir de ça... oui, il ne perd évidemment pas de vue son objectif.

- Oh, tu sais Koichi, il ne faut pas baisser les bras comme ça. Peu importe que cet homme soit libre ou non, peu importe qu'il ressente quelque chose ou pas... si tu le veux, il faut te battre pour l'avoir ! Un amour pareil, ça se mérite aussi. Ça se construit ! Ça se provoque ! Tu comprends ? Mais tu sais quoi... c'est très intéressant que tu me parles de lui. Quand il viendra te voir, interroge-le sur ce qu'il sait des sorcières, ses projets, ses suspects... ce genre de chose. On ne sait jamais ! Mais discrètement hein ? Comme ça tu pourras tout me raconter quand je viendrais te voir !

Il y a de fortes chance pour que le soldat ne parle pas de ce genre de chose, mais après tout, s'il y a un tout petit peu de sentiments quelque part et avec un jeune garçon aussi innocent que Koichi, il y aura peut-être de bonnes surprises ! Il se méfiera moins. Espérons que ça serve à quelque chose quand même et que Koichi n'aura pas l'idée stupide de le dénoncer. Mais... il est trop peureux pour oser faire une chose pareille, pas vrai ?

« Et toi ? Tu as parlé d’amour tout à l’heure pour tes motivations… Tu as quelqu’un ? »*

Ah, c'est à son tour de parler de lui, c'est ça ? Silas soutient le regard de l'humain quelques secondes sans répondre, gardant le sourire. Cette question le pousse à repenser à beaucoup de choses, mais il le présentateur a l'étonnante faculté de bien savoir masquer ses émotions. Alors c'est sur un ton presque trop naturel pour être honnête qu'il répond :

- J'avais quelqu'un, oui. Mais il est mort il y a dix ans. Tué par des sorcières à la demande de ma propre famille. Tu vois... ils n'aimaient pas tellement qu'on se fréquente. Je lui ai fait une promesse avant qu'on ne soit séparés. Celle de nous venger... et de massacrer toutes les sorcières de la planète. Tu comprends cette promesse, c'est tout ce qu'il me reste de lui, et puis mes parents ont voulu me faire tuer moi aussi, ils m'ont jamais aimé ni compris, alors... tuer des sorcières me fait du bien. Beaucoup de bien. Et je n'arrêterais que quand je serais mort... c'est pour ça que j'ai besoin de ton aide.

Il sourit. Il a raconté ça comme s'il parlait bêtement de la météo. Pourtant au fond de lui... il a mal. Il n'aime pas du tout se rappeler tout ça, pourtant ça lui arrive tous les jours. Ichiro lui manque cruellement. S'il n'y avait pas cette promesse, il se serait foutu en l'air il y a longtemps... ou pas. Après tout, son démon avait tout fait pour qu'il reste en vie... cela aurait été une insulte de tout gâcher... pourtant c'est douloureux. Douloureux de vivre sans lui et de voir les années défiler, de dévorer un nombre incalculable d'amant en pensant pitoyablement que ça va l'aider en quoi que ce soit. Sur le moment, avec certains, il arrive à éprouver pendant l'espace de quelques instants, ce qui semble se rapprocher de la satisfaction, d'un vide comblé, mais c'est juste une impression qui disparaît comme un éclair. Le vide ne sera jamais comblé, c'est un trou béant dans son cœur et dans ses tripes. C'est comme ça. Parfois, il se surprend même à en vouloir à l'homme qu'il aime. Pourquoi lui infliger une vie sans lui ? Pourquoi l'avoir sauvé et se sacrifier pour un être aussi ridicule et imparfait que lui ? Une petite sorcière de misère. Il s'est montré tellement égoïste ! Et en même temps... peut-on réellement reprocher au démon de l’Orgueil d'être égoïste ?

- Koichi, je sais que tu as peut-être du mal à comprendre et que tu me prends toujours pour un monstre après ce que je viens de faire, mais je suis sûr que toi aussi, tu ferais n'importe quoi pour cet homme que tu aimes. Tu peux me détester, je m'en fiche. Mais je veux que tu m'aides, tu comprends ? Tu vas faire de ton mieux, n'est-ce pas ?

Il sourit de plus belle en passant une main sur la joue du jeune homme. Puis il se redresse et se lève, s'étirant longuement près du lit. C'est qu'il se fait tard et mieux vaut qu'il ne traîne pas non plus indéfiniment ici. Il lui vient tout de même une idée amusante. C'est plus fort que lui. Il se tourne vers l'humain et lui lance un sourire charmeur.

- Mais au fait... si tu n'as aucune expérience en matière de sexe... comment tu comptes lui faire plaisir à ton amoureux si jamais vous... enfin tu vois ! Ce serait bête de ne pas savoir quoi faire... j'imagine que tu veux le contenter au mieux... alors j'ai une idée !

Il se rassoit et se penche sur Koichi pour lui proposer le plus sérieusement du monde :

- Qu'est-ce que tu dirais si j’amenais quelques-unes de mes vidéos porno à ma prochaine visite ? J'ai une collection assez impressionnante, qui comprend également quelques sextape de moi-même. Tu sais quoi ? Ne dis rien ! Je vais faire ça ! Ça me fait plaisir de t'aider, moi aussi !

On ne peut pas dire que Sila soit du genre à considérer le sexe comme étant quelque chose de tabou ou de gênant, bien au contraire. Il est persuadé de faire une bonne action ! S'en est une, non ? Au moins avec ça, Koichi saura comment donner du plaisir à son futur et premier partenaire. Il faut bien commencer quelque part, non ?

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Mar 20 Nov - 15:24

Our Nightmare dominatesYOKOYAMA Silas & NISHIMURA Koichi

Après le drame de cette nuit, les voilà tous les deux en train de parler d’amour et de sentiments. Quelque chose d’assez contradictoire qui ne suit pas le fil de départ, mais Koichi n’a jamais vraiment su faire un lien logique de quoi que ce soit dans son esprit. Le jeune patient est de ceux qui vivent l’instant présent sans se préoccuper du passé. Bien que ce dernier hante tous les jours la vie du jeune homme, il ne songe qu’à son avenir qu’il ne voit pas autrement que derrière les barreaux des cellules d’isolation ou des quatre murs blancs de sa chambre d’hôpital. Sa maladie grandit de jour en jour, les évènements troublants qui se déroulent dans son quotidien l’accentue, la fait croitre encore et toujours jusqu’à ce point de non-retour que le patient a déjà franchit depuis bien longtemps. Pourtant lui parler de choses qui ne verront peut-être jamais le jour, d’une relation concevable entre lui et son beau militaire lui faisait du bien. Même si c’est une chose qui ne se réalisera jamais, en rêver et simplement se l’imaginer lui apportait un certain réconfort qu’il ne pouvait pas ignorer. Si ça se trouve il a oublié son existence depuis, le soldat avait l’air bien prit par son travail et il avait certainement autre chose à penser qu’un pauvre patient rencontré à l’asile. A en douter que leur rencontre a dû le marqué, bien au contraire même, Koichi devait être un civil comme un autre à protéger parmi tant d’autre pour le beau militaire …

"Oh, tu sais Koichi, il ne faut pas baisser les bras comme ça. Peu importe que cet homme soit libre ou non, peu importe qu'il ressente quelque chose ou pas... si tu le veux, il faut te battre pour l'avoir ! Un amour pareil, ça se mérite aussi. Ça se construit ! Ça se provoque ! Tu comprends ?" Cela pourrait avoir un sens de se battre quand on en a l’opportunité, malheureusement il était prisonnier de cet endroit sans pouvoir en sortir quand il le désirait. Provoquer le destin serait sans doute impossible. Il dépendait de ses visites, il n’y avait que le militaire qui avait le pouvoir de faire bouger les choses en venant le voir lui-même, autrement il n’aurait jamais l’occasion de le revoir de nouveau … "Mais tu sais quoi... c'est très intéressant que tu me parles de lui. Quand il viendra te voir, interroge-le sur ce qu'il sait des sorcières, ses projets, ses suspects... ce genre de chose. On ne sait jamais ! Mais discrètement hein ? Comme ça tu pourras tout me raconter quand je viendrais te voir !" Koichi lève un regard un peu méfiant dans la direction du sorcier. Et se servir de lui ? Comment pourrait-il faire une chose pareille ? Puis la discrétion de fais pas réellement partie de ses qualités … Oh il pourrait l’être sans mal, mais sa maladresse infinie ne lui permettrait pas de demander quelque chose en sous texte ou discrètement. Il gafferait comme d’habitude.

« Je ne suis pas doué pour ça non plus … »  C’est dans ces moments qu’on se demande pourquoi le blond est doué. Son grand cœur doit surpasser tout le reste. Ses capacités, ses talents ne sont qu’un détail à côté de sa générosité qui empiète sur l’entièreté de ses défauts. « Mais si je peux t’aider je lui dirais qu’un ami m’a demandé de lui poser la question sur des informations concernant les sorcières ! »  Dit-il avec un sourire joyeux. « Si jamais je le revois … »  

Le mot "ami" ne serait pas vraiment ce qui correspond le plus à cet individu qui a tout de même tuer de sang-froid son infirmière devant ses yeux … Disons qu’il s’agit d’un teneur d’otage certainement ou une personne qui ne lui laisse pas large choix de ses actes. Mais pour le patient, il n’a pas vraiment d’ennemi, il ne souhaite pas s’en faire et seuls les amis priment dans sa vie. La conversation se tourne maintenant vers le personnage assis sur son lit. Apprendre à mieux le connaître pour comprendre son raisonnement, cerner ses envies et ses objectifs sans doute, car il n’existe pas une cause qui soit juste dans n’importe quel thèse. "J'avais quelqu'un, oui. Mais il est mort il y a dix ans. Tué par des sorcières à la demande de ma propre famille. Tu vois... ils n'aimaient pas tellement qu'on se fréquente. Je lui ai fait une promesse avant qu'on ne soit séparés. Celle de nous venger... et de massacrer toutes les sorcières de la planète. Tu comprends cette promesse, c'est tout ce qu'il me reste de lui, et puis mes parents ont voulu me faire tuer moi aussi, ils m'ont jamais aimé ni compris, alors... tuer des sorcières me fait du bien. Beaucoup de bien. Et je n'arrêterais que quand je serais mort... c'est pour ça que j'ai besoin de ton aide." Une histoire bien triste qui ne manqua pas de se refléter sur le visage de porcelaine de Koichi. Un empathique comme lui ne pouvait pas s’empêcher de partager la souffrance qu’il devait ressentir quotidiennement, même s’il n’avait pas vécus la mort d’un être aimé aussi fort, il pouvait pressentir ces saignements à travers le sorcier. Sa main se posa alors sur son épaule, dans un geste réconfortant sans doute tout en cherchant à capter son regard dans le sien.

« Je t’ai dit que je serais heureux de pouvoir t’aider, de trouver une quelconque manière d’honoré sa mémoire ou de te rendre la joie que tu as perdu … » Son désir de porter secours à sa manière à chaque être qui en éprouvait le besoin était plus fort que lui. « Je ferais ce que je peux pour apaiser la haine qui te ronge et même me creuser la tête pour trouver une solution … » Ramener les morts à la vie était impossible, il le savait, mais il n’y a pas une vie qui se passe sans qu’on aime plusieurs personne. Il n’y a pas qu’un seul amour, Koichi se base sur cette croyance en n’ayant pourtant jamais put en vivre l’expérience. « Mais pas en tuant … Pas en faisant le mal à des personnes qui ne le méritent pas … » Avoua alors le patient qui laissait s’exprimer son cœur plutôt que parler de manière réfléchi.

Son tempérament ne lui permettait pas d’ignorer la souffrance du sorcier, même s’il paraissait en parler comme d’un sujet comme un autre, il avait mal. Sans pouvoir ressentir la plénitude de sa souffrance, il était capable de discerner ce genre de chose. "Koichi, je sais que tu as peut-être du mal à comprendre et que tu me prends toujours pour un monstre après ce que je viens de faire, mais je suis sûr que toi aussi, tu ferais n'importe quoi pour cet homme que tu aimes. Tu peux me détester, je m'en fiche. Mais je veux que tu m'aides, tu comprends ? Tu vas faire de ton mieux, n'est-ce pas ?" Cette caresse sur sa joue l’apaisa un instant, lui faisant un peu baisser les yeux. Il avait honte de ne rien pouvoir faire dans sa situation, aider un meurtrier aurait pu en écœuré plus d’un, mais Koichi avait vraiment de la compassion pour cette créature qui avait simplement perdu sa raison à cause du chagrin … C’est ce que le patient persistait à penser. Pourtant il trouva un peu de courage dans son cœur pour planter ses prunelles dans celle du sorcier.

« Je te promet de faire tout mon possible pour t’aider … Mais pas de cette façon … Pardonne-moi mais jamais je ne pourrais faire de mal à qui que ce soit, même pour la personne que j’aime plus que tout au monde. » Faire passer son amour, ses envies ou ses rêves avant les autres était inconcevable pour lui. Un monde parfait n’existe pas et n’aura jamais sa place dans un décor de guerre tel que celui que les hommes construisent, mais s’il y a une personne qui doit souffrir en premier avant tout le monde, il préfère que ce soit lui plus qu’un autre. « Alors oui je t’aiderais, quitte à me plonger encore plus dans les ténèbres infernale et une mort certaine. Parce que je préfèrerais mourir plutôt que d’avoir à gâcher d’autre vie. Mais je ferais tout ce qui est possible pour te venir en aide. »

Venait-il de sceller une promesse dangereuse ? Certainement … Sa vie était déjà bien assez gâcher de toute manière. Lui avait des attaches, des personnes à aimer, mais cela restait un sens unique, qui déplorerait la mort d’un pauvre fou qui n’a ni proches ni amis ? La plupart ne se rappel même pas qu’il existe, d’autre souhaiterait oublier qu’il est encore là, alors il ne manquera à personne. Ses parents sont trop désespérés d’avoir un fils atteint d’un trouble mentale, cachant à tous qu’ils ont un enfant et ne revenant pas le voir, les personnes qu’il a rencontrés ont dû l’oublier, d’autres sont mortes et en ce qui concerne son beau militaire … Se rappelait-il au moins de lui ? Si sa mort peu aidé des gens, il serait prêt à faire ce sacrifice. L’individu se redresse alors du lit pour s’étirer sous le regard attentif du patient qui restait là, assis en tailleur sur son lit. Le sourire du sorcier déclencha pourtant un frisson dans son corps d’effroi et de fascination. "Mais au fait... si tu n'as aucune expérience en matière de sexe... comment tu comptes lui faire plaisir à ton amoureux si jamais vous... enfin tu vois ! Ce serait bête de ne pas savoir quoi faire... j'imagine que tu veux le contenter au mieux... alors j'ai une idée !" Koichi pencha un peu la tête désorienté. Il n’avait pas réellement songé à ça, bien trop plonger dans ses sentiments pour le soldat plutôt que de penser à une quelconque relation sexuelle …

Ce n’est pas quelque chose qui lui traversait l’esprit en premier en pensant à lui. Il voulait toujours être à ses côtés, pouvoir l’aider et le faire sourire, mais le contenté sexuellement … Non en fait c’est la première fois que des images furtives passaient dans sa tête, le mettant immédiatement mal à l’aise … Ce serait un manque de respect pour Hiro de le voir ainsi, il n’avait peut-être pas envie qu’on se l’imagine ainsi … Alors Koichi chassa ses pensées de son esprit en secouant la tête, se concentrant sur l’image que lui renvoyait la réalité présente, à savoir le lamia debout en face de lui qui s’approchait maintenant de lui. C’est quand ce dernier se pencha sur lui que le blond à pics se recula un peu trouvant leur proximité indécemment réduite … "Qu'est-ce que tu dirais si j’amenais quelques-unes de mes vidéos porno à ma prochaine visite ? J'ai une collection assez impressionnante, qui comprend également quelques sextape de moi-même. Tu sais quoi ? Ne dis rien ! Je vais faire ça ! Ça me fait plaisir de t'aider, moi aussi !" Ses yeux s’écarquillèrent alors que le sorcier prenait ce genre de décision sans attendre la moindre de ses réponses. Rien que l’idée que ce genre de vidéo existent lui faisait monter le rouge aux joues et le mettait extrêmement mal à l’aise, alors avoir l’audace de les regarder ?

« Non, ne te donne pas cette peine, je t’assure je n’en ait pas besoin … » Répliqua Koichi qui ne savait plus vraiment où se mettre face à l’éventualité que le sorcier ose réellement lui coller ce genre de film sous le nez. « Sincèrement, c’est très gentil comme attention, mais c’est inutile, je ne pense pas vraiment vouloir regarder ce genre de chose qui est censé rester de l’ordre du privé … » C’est vrai, n’était-ce pas censé être un acte d’amour secret ? « Ne t’en fais pas pour moi, ce ne sera pas un drame si je m’en passe … » Lui avoua le patient qui voulait changer de sujet le plus rapidement possible. Etre à la hauteur pour celui qu’il aime lui avait taraudé l’esprit, mais pas de cette façon, l’idée de le contenter sexuellement ne l’avait jamais effleuré avant que le présentateur en face la référence. Il allait donc se contenter de son inexpérience … « Mais merci quand même … » Hésita le blond sans savoir s’il était possible de remercier pour une chose pareille. Son regard se pose alors sur sa petite boîte à musique avant de dévier sur l’horloge digitale de sa chambre. « Tu peux rester encore un peu ? Le temps que je m’endorme … ? S’il te plaît ? » Osa demander le patient en se décalant pour faire une place à la créature afin qu’il s’installe confortablement plutôt que rester debout. Imaginer un seul instant que ce serait possible que le témoin s’endorme dans les bras du meurtrier de son infirmière … Il n’y a que dans la réalité démesurée de Koichi que cela pouvait voir le jour ...

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